‹ Les Problèmes d'Aristote;Chapitre 29 sur 78 · Pourquoi les outres · texte numérisé non relu

Pourquoi les outres

surnagent-elles. Nous avons admis ce membre de phrase, d'après plusieurs éditions, sans savoir précisément d'où cette addition a éte tirée; mais elle paraît indispensable, pour que la suite se comprenne bien.

Septali ne semble pas l'avoir connue. Tend toujours à monter. L'observationestexacte.

— Tend à descendre. Il faut comprendre, à ce qu'il semble, que l'outre plonge dans l'eau; si elle est gonflée d'air, elle

d’air devient-elle plus pesante ? Et alors, comment se fait-il qu'étant plus lourde, elle surnage ; et que devenue plus légère, elle tombe en bas ?

Pourquoi l'air ne se porte-t-1l pas en haut? Car si les vents se produisent quand le mouvement de l'air est développé par la chaleur, et si le feu se porte en haut naturellement, le vent devrait également se porter en haul. Si le moteur tend à monter, il faut que le mobile soit de nature à pouvoir monter aussi ; mais on voit néanmoins que, dans ce cas, la direction de l'air est oblique.

Pourquoi fait-1l plus froid à l'approche de l'aurore

qu'à l'approche du soir ἢ

tend à monter ; si elle est vide, le poids de l'enveloppe la fait descendre dans l’eau. — Devient-elle plus pesante. La question prouve une observation attentive ; mais les Anciens n'avaient pas 165. instruments propres à constater la pesanteur de l'air ; ils soupconnaient que l'air était pesant, malgré sa légèreté ; mais ils ne pouvaient vérifier le fait. — Derenue plus légère. Par suite de la sortie de l'air. — Ælle lombe en bas.

C'est-à-dire au fond de l’eau.

ὃ 14. Ne se porte-l-il pas en haut. Comme le feu, qui se porte toujours en ce sens ; l’air s'y porte quelquefois, ainsi qu'il

est dit dans le $ précédent. Mais il y a aussi des mouvements obliques dans les vents. — Le moteur. C’est la chaleur. — Le mobile. C’est l'air, mû par la chaleur. Septali trouve que ce 8 est incomplet; et il croit pouvoir le compléter en y ajoutant la fin du ὃ 50 de la section XXVI, à commencer de ces mots : «Car l'air ne se met pas de lui-même en mouvement » etc. Ce changement n'est autorisé par aucun manuscrit, et il ne semble pas indispensable.

δ 15. Plus froid à l'approche de l'aurore. Voir la même question plus haut, $ 5, et section VIII, ὃ 17. Les solutions sont

N'est-ce pas parce que l'aurore est plus près du milieu de la nuit, tandis que le soir est plus près du midi ? Or, c'est l'heure de midi qui est la plus chaude, parce qu'elle est la plus rapprochée du soleil ; le milieu des nuits est plus froid, parce qu’alors la position du soleil est toute contraire.

Pourquoi, dans les grandes chaleurs, les nuits sontelles plus étouffantes que les jours ?

N'est-ce pas parce qu’'alors il n’y a pas de vent ? Car, à cette époque, les vents étésiens et les brises soufflent moins pendant la nuit.

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