V. Cousin, p. 264. — Les potions
Sous-entendu « purgatives ».— Du souffle. Ou, « de l'air ». — Si on la retient un instant. Ou, « si l’on retient un instant sa respiration ».— L'air, qui se dilate. Cet air qui se dilate n'est pas autre que le souffle ou la respiration. — Quant au vinaigre.. D'après le passage du
l'eau, avec laquelle on se gargarisait. — Par sa chaleur... I n'y a pas à insister sur cette explication, qui est assez étrange.— Il y a éructation. Ou, «hoquet».
— Cet air se soulève... Tout cela est purement arbitraire ; mais au point où en était la physiologie naissante, il n y a pas trop à s'étonner de ces discussions touthypothétiques.— Un spasme convulsif. J'ai ajouté l'épithète.
— Qui se mêle au souffle et le condense. I] n'y a qu'un seul
reste de l’air, étantemprisonné, se soulève; etle mouvement qu'il recoit est le hoquet.
Pourquoi jette-t-on quelquefois de l’eau froide au visage d’une personne dont le sang vient à couler par le nez ?
N'est-ce pas parce que la chaleur est refoulée en dedans ? Comme le sang n’est qu’à la surface, on l’arrête plus aisément.
de
Pourquoi dit-on que l’éternuement est un Dieu, tandis qu'on ne dit rien de pareil de la toux, πὶ du rhume de cerveau ?
N'est-ce pas parce que l’éternuement se produit de la tête, qui, étant le siège de la raison, est ce qu'il y ἃ de plus divin en nous? Ou bien, n’est-ce pas parce que les autres affections viennent de maladie, et que
celle-là n’en vient pas ?
mot dans le texte. Voir plus loin, $ 13, la même question.
86. De l’eau froide... On ne peut pas douter que ce ne fûtun usage en Grèce ; mais le remède ne paraît pas très sûr pour arrêter les saignements de nez.
— On l’arrête plus aisément. Le sens du mot grec est assez douteux. Septali l'interprète comme nous le faisons aussi : et il blâme la vieille traduction latine, et celle de Gaza, qui donnent un sens tout à fait insuffisant.
8 7. L’éternuement est un Dieu.
Nous avons conservé quelque chose de ce dicton populaire, en disant à ceux qui éternuent :
Dieu vous bénisse ! Le texte dit positivement : «un Dieu ». On doit comprendre que cette expression excessive signifie seulement que l’éternuement est une sorte d'augure envoyé par les Dieux. — Étant le siège de la raison. On voit que cette opinion tout instinctive est bien ancienne. — Viennent de maladie. Ceci n'est pas très exact pour la toux ou le rhume de
de
Pourquoi, en nous frottant l'œil, faisons-nous cesser les éternuements ?
N'est-ce pas parce qu'alors l'humidité peut transpirer ἢ L’œil pleure après qu'on l’a frotté ; et l’éter-. nuement ne vient que de l'abondance du liquide. Ou bien, n’est-ce pas parce qu’une chaleur moindre disparait sous une chaleur plus forte, et que l'œil acquiert par le frottement plus de chaleur qu'il n'y en a dans le nez? C'est là ce qui fait qu’en se frottant le nez lui-même, on met fin à l’éternuement.
Pourquoi l'expulsion des autres vents, comme le pet et le rot, n’ont-ils rien de sacré, tandis que l’éternuement passe-t-il pour l'être ἢ
N'est-ce pas parce que, des trois régions, la tête, le
cerveau. Mais peut être par bable. — En se frottant le nez
Maladies faut-il entendre simplement: « indispositions ».
L’éternuement est tout à fait passager ; les deux autres affections sont durables plus ou moins.