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Par où passent les aliments... par Où nOUS respirons

La question valait la peine d’être posée, et la réponse, qui atteste des connaissances anatomiques assez exactes, est juste. Le morceau trop gros, passant dans le pharynx, presse le larynx, qui est fort voisin, et y arrête la respiration, qui ne peut plus avoir lieu. Voir M. Béclard, Traité élémentaire de physiologie humaine, pp. 56, 755 et

gage dans l’un, la respiration se trouve comprimée dans l’autre, à ce point que l'air ne peut plus sortir.

Pourquoi les personnes qui ont une ligne sécante dans toute l'étendue de la main, ont-elles plus de chance de vivre longtemps ?

N'est-ce pas parce que les êtres qui n'ont pas d’articulations vivent peu et sont faibles ? La preuve, c’est que les êtres jeunes sont faibles, et que les animaux aquatiques ont la vie courte. Mais il est évident que les êtres pourvus d’articulations sont tout le contraire ; et ce sont ceux-là surtout qui vivent longtemps, dont la nature serait d’être sans articulations, et qui sont cependant articulés. Or, l’intérieur de la main manque essentiellement d’articulations.

Pourquoi, quand on fait une longue aspiration en

1017. — Dans l’un... dans articulations de leur espèce;

l’autre. J'ai ajouté ces mots.

$ 10. Une ligne sécante. C'est l'expression même du texle.

Voir plus haut, section X, $ 49, la même question, exposée plus clairement. — Plus de chance de vivre longtemps. C’est une pure superstition. — Qui n'ont pas d’articulations. Il est difficile de comprendre cette théorie. — Les étres jeunes... les animaux aquatiques. Cette assimilation estétrange.Lesenfants, et, d'une manière générale, les jeunes animaux, ont toutes les

mais ils ne peuvent pas encore s’en servir. Quant aux poissons, il est vrai qu'ils ont moins d’articulations que bien d'autres êtres; mais ils n'en sont pas tout à fait dénués. — Ont la vie courte. Il y a des poissons, par exemple la carpe, qui passent au contraire pour avoir la vie très longue. — L'intérieur de la main... Cette conclusion, qui tient bien à la question ici posée, ne paraît pas cependant suffsamment justifiée.

$ 11. Une longue aspiration.

faisant rentrer son haleine à l’intérieur, le ventre s'affaisse-t-il, tandis qu'au contraire il se gonfle quand on expire? Il semble que c’est tout le contraire qui devrait arriver.

N'est-ce pas parce que, quand on aspire, le ventre est comprimé et abaissé par les côtes, et qu’ensuite il semble se gonfler, comme on le voit dans les soufflets ?

Comment respirons-nous ?

N'est-ce pas parce que, de même que le liquide s’évapore sous forme d'air, de même l’air se dissipe en feu ? Quand donc la chaleur naturelle a convertien feu la majeure partie du souffle, elle nous cause de la souffrance; et il se produit du gonflement dans les vaisseaux. Aussi expulsons-nous alors le feu en même

Le fait est exact et facile à véri- et d'une haute importance pour

fier. Avec une forte aspiration, le ventre s’aplatit ; il se gonfle au contraire avec une forte expiration. — N'est-ce pas. L'explication ne laisse pas que d'être vraie, et la comparaison avec le jeu des soufflets de forge est très naturelle. Cette mention des soufflets montre que l'invention en remonte très haut.

$ 12. Comment respirons-nous.

La question est fort importante, mais l'Antiquité, surtout au temps d'Aristote, n'avait pas les connaissances nécessaires pour la bien résoudre. Le Traité de la Respiration, par Aristote, n’en est pas moins remarquable

les débuts de la science. Voir les Opuscules, pp. 349 et suiv.

de ma traduction, et spécialement les chapitres 20 et suiv.

Même avant Aristote, les philosophes s'étaient fort occupés de ce curieux phénomène de la respiration ; et la plus grande partie de son ouvrage est consacrée à une réfutation des théories d'Anaxagore, de Démocrite, d'Empédocle, etc. — Liquide.

air. feu. Ce sont les trois formes sous lesquelles se présente, dans ces premières recherches, le phénomène très compliqué de la respiration. Par le feu, il ne faut entendre que

SECTION XXXIV, DE LA BOUCHE, 8 12 407 temps que notre haleine. Lorsque l’air et le feu viennent à sortir, les vaisseaux s’affaissent et se refroidissent ; et des souffrances se manifestent. Nous retirons donc de nouveau notre souffle ; puis une fois que nous avons ouvert les vaisseaux de l’haleine, et que nous les avons soulagés, le feu revient. Dans notre souffrance nouvelle, nous expulsons encore une fois notre souffle. Nous continuons à faire ainsi continuellement jusqu'à la fin, de même que nous remuons les paupières pour refroidir la région du corps qui environne l'œil, et pour la dessécher. C’est encore de même que nous marchons, en appliquant notre volonté au mouvement de notre marche, de manière que notre pensée nous gouverne. C'est là précisément ce que nous faisons aussi pour la respiration. Après nous être arrangés de façon à attirer l'air, nous le rejetons; et nous l’attirons de nouveau.

la chaleur naturelle. — Des d’instinct, ainsi que l’onrespire,

souffrances se manifestent. L’expression est bien vague. — Les vaisseaux de l’haleine. C'est la traduction fidèle du texte. — Nous remuons les paupières, ou « nous clignons les yeux » ; le mot grec peut avoir les deux sens. — Jusqu'à la fin. Sousentendu « de notre vie ». — Notre volonté. Le texte dit précisément « Notre pensée ». La comparaison de la marche et de la respiration n'est pas très juste, en ce que l'un de ces mouvements est purement volontaire et que l’autre ne l’est pas. Il est vrai que d'ordinaire on marche

et sans penser davantage. Aussi, l'édition Firmin Didot proposet-elle ici une variante qui consiste dans le retranchement seule lettre, mais qui changerait le sens, de l'affirmation à la négation : « nous marchons sans y penser ». Cette variante est fort acceptable. — Nous étre arrangés. L'expression grecque est à peu près aussi familière. Sur le mécanisme de la respiration, tel qu'on l'explique aujourd'hui, voir le Traite élémentaire de Physiologie humaine de M. Béclard, 6° édit., pp. 327 et suiv.

d'une

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