SECTION XXXV, DU TOUCHER
N'est-ce pas parce que ce sont les lieux des veines, qui, en se refroidissant, ou en éprouvant telle autre influence contraire, se liquéfient, et qu'il y a transformation de l’humide en air, de même qu’en se pressant les veines du cou on se fait dormir. Le plaisir, en effet, est une sorte d'échauffement ; et de là vient que, lorsque l’air s’est par trop accumulé, nous le rejetons en masse au dehors. De même pour l’éternuement ; car si nous touchons et excitons l'organe avec une plume, nous l’échauffons; nous résolvons ainsi l’humidité en air; et quand l'air devient trop abondant, nous l’expulsons.
Pourquoi nous arrive-t-il souvent de frissonner après le repas ?
N'est-ce pas parce que les aliments, au premier moment qu'ils s’introduisent, sont froids, et qu'ils dominent la chaleur naturelle, plus qu'ils ne sont dominés par elle ?
section XXXIII, ὃ8 1 et suiv.
plusieurs questions sur l'éternuement. — Se liquéfient. L’explication est bien insuffisante.
— Transformation de l'humide en air. C'est une simple hypothèse. — En se pressant les veines du cou... Rien n’est moins certain que ce fait. — Le plaisir. Cette nouvelle idée ne tient pas assez à celles qui précèdent. — Nous le rejetons en masse. Ceci est exact. — Nous l’échauffons. Ce n’est pas préci-
sément une chaleur que l'on excite ainsi, mais c'est plutôt une démangeaison.