‹ Les Problèmes d'Aristote;Chapitre 58 sur 78 · SECTION XXXVII FAITS RELATIFS AU CORPS ENTIER · texte numérisé non relu

SECTION XXXVII FAITS RELATIFS AU CORPS ENTIER

Le poids du corps n'est changé que par la sueur ; conservation de l'équilibre ; action des massages sur les parties charnues du corps; dessiccation successive ; conditions de la santé; nécessité du mouvement des humeurs; effets de la chaleur et du froid dans des conditions pareilles; les frictions raffermissent la chair ; exercices en place. et courses.

Comment se fait-il que le corps s’écoulant sans

deux passages a été évidemment L'expression du texte n’a pas

copié sur l'autre. Voir aussi le un sens très précis. — Qu'on y Traité des Parties des animaux, éprouve. J'ai ajouté ces mots. — livre II, ch. 7, 88 7 et suiv. Non digérée, par la coction.

ὃ 3. Des boutons. C'est le L'explication n'est pas absoluterme général qui répond le ment fausse.

mieux au mot grec. — Maigre. $ 1. Le corps s’écoulant sans

cesse, et rejetant toujours des excrétions par cet écoulement, on ne se sente pas plus léger, si l’on ne sue pas ?

N'est-ce pas parce que, dans ce cas, la séparation des matières est trop faible? Car lorsqu'il y a changement du liquide en air, il y a augmentation de plus petit en plus grand. Alors, ce qui est séparé est devenu plus grand, et il en résulte que la séparation demande plus de temps à se faire.

Mais pourquoi ce phénomène se passe-t-1l ainsi ?

N'est-ce pas parce qu'alors la sortie des matières ἃ lieu par des vaisseaux plus petits ? Car le visqueux et le gluant est expulsé avec l’humide, parce qu’il s’y mêle ; mais 1] ne peut pas sortir avec l'air. Or, c’est là

cesse. Septali croit qu'il s'agit ici de la transpiration insensible. C'est peu probable, parce qu'il ne semble pas que l'Antiquité connût ce phénomène. Il s'agit plutôt des évacuations ordinaires de toutes sortes. Ce 8 et le suivant se trouvent déjà section II, ὃ 22 ; seulement, dans ce passage les deux $ sont réunis en un seul; mais j'ai dû garder la division, qui est celle de tous les manuscrits et de toutes les éditions. — Dans ce cas. δ᾽ αἱ ajouté ces mots, qui se rapportent à l'état ordinaire du corps. — Ce qui est séparé. Le texte n'est pas plus précis. — La séparation demande plus de

T. II

temps, qu'il n'en faut à la sueur pour soulager l'organisation entière. Il est certain qu'à la suite d'une sueur abondante, on se sent beaucoup plus leger.

8 2. Mais pourquoi... Cette forme seule suffit pour démontrer que ce second $ n’est que la suite du premier, comme on le voit plus haut section II, ἃ 22.

— Ce phénomène, le soulagement qu amène la sueur. — Le gluant et le visqueux. C'est la traduction fidèle des mots grecs; l'auteur entend sans doute par là tous les liquides plus ou moins épais que contient le corps. — Avec l'air, auquel 1] ne se mêle pas, parce qu'il est

surtout ce qui fait souffrir. Voila comment les vomitifs mêmes soulagent le corps plus que les sueurs, parce qu'ils entrainent des humeurs, qui sont plus épaisses et plus matérielles. N'est-ce pas aussi parce que le lieu où se forment le visqueux et le gluant, est loin de la chair, et qu'il est très difficile à déplacer, tandis que ce lieu est proche du ventre? En effet, c’est dans le ventre, ou près du ventre, que le vomitif agit; c’est pour cela qu’on a de la peine à le faire évacuer autrement.

Pourquoi les frictions font-elles gonfler la chair ?

N'est-ce pas parce que la chaleur est, de tous les éléments qui sont dans le corps, celui qui le fait grossir le plus ? Grâce à la chaleur, les volumes de toutes les substances du corps s’accroissent, quand la chaleur elle-même est mise en un mouvement continuel, et qu’elle se porte en haut; elle agit sur toutes les humeurs qui sont en nous pour les aérifier, et c’est précisément là ce que produit la friction. Au contraire,

trop lourd. — Les vomitifs….

L'action des vomitifs est en effet beaucoup plus puissante que celle des transpirations. — Qui sont plus épaisses. On pourrait rapporter également ceci aux vomitifs, aussi bien qu'aux humeurs qu’ils entraînent. — Le lieu où se forment le visqueux et le gluant. Il est difficile de préciser ce que l’auteur entend par là. — Loin de la chair. Ceci si-

gnifie sans doute la surface du corps. — Du ventre. Ou, «de l'estomac ».

8 3. Les frictions. Ou, «les

massages. » — Gonfler la chair.

Ou « épaissir la chair » — Continuel. J'ai ajouté ce mot dont le sens est implicitement compris dans l'expression grecque.

L'idée de continuité est comprise aussi dans celle de.friction. — Pour les aérifier. C'est-à-

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