‹ Les Problèmes d'Aristote;Chapitre 60 sur 78 · ES · texte numérisé non relu

ES

Pourquoi les frictions sèches rendent-elles la chair plus ferme ?

N'est-ce pas parce que, la chaleur survenant par suite de la friction, l'humidité se dissipe ? Ajoutez en outre que la chair frictionnée s’épaissit. Car toutes les substances qui éprouvent plus de frottements, s’épaississent et deviennent fermes. Il y a une foule de matières où l’on peut voir ce phénomène se produire. Ainsi, la pâte, le ciment, et les matières analogues, si on les étale en y aspergeant de l’eau, restent humides et gluantes. Mais si on les manipule encore davantage, elles s’épaississent et se raffermissent, en devenant collantes.

Pourquoi les massages font-ils épaissir la chair plus que les courses ?

N'est-ce pas parce que les courses refroidissent la chair, et ne la disposent pas bien à recevoir les ali-

8 5. Les frictions sèches. Voir plus haut, $ 3. — Plus ferme.

Ou, « plus épaisse ». — L’humidité se dissipe. 1] n'est pas probable que ce soit là l'effet de la friction ; mais en appelant le sang à la peau, elle donne en effet plus de fermeté aux chairs.

— Plus de frottements. Ce ne sont plus en effet de frictions qu'il s’agit dans les exemples suivants. — La pâte, à pétrir le pain. — Le ciment. Ou peut-être

mieux : « le mortier ». Le texte dit précisément : « la boue. » — Sion les manipule. C'estce qu'on voit aisément dans les travaux des macons et des manœuvres qui les servent. — Collantes.

C'est le mot même du texte; mais nous dirions plutôt : « En prenant. »

8 6. Les massages. Ou, « les frictions ». — Épaissir la chair.

Peut-être, au lieu d'Épaissir, faudrait-il traduire : «gonfler ».

ments, et qu'alors telles parties du corps se tassent en s'abaissant, et que telles autres, rendues tout à fait légères par l'accroissement de la quantité de chaleur naturelle, changent et se dissipent en air ? Loin delà, le frottement de la main rend la chair plus poreuse, et la dispose mieux à recevoir les aliments. Un tel contact venu de l'extérieur, s’opposant par le foulage à la sortie des matières, comprime la chair et fait qu’elle éprouve une répercussion.

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