M. (le Banville cite les de
ux vers suivants de V. Hugo :
C'est naturellement que les monts sont fidèles Et purs, ayant la forme âpre des citadelles.
Dans ces vers il se contente d'admirer comment « le grand mot ter, .l,Ie cUadeUes est appuyé sur le mot cou, l et solide â^re; , mTif ajns, qu on le lu. a objecté avec raison, le mot cUadcllL',,1 ter t
M I^ILIT ' ■: '""■""'"' '' ""^ mortadelles serait plu, (ernb.e, s ,1 ne désignait une espèce de charcuterie. >, li. Weber Les Illusions musicales.) ' cuci,i,es
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L'AVEMR ET LES LOIS DU VERS
Voilà tout le secret des littératures. » Le romantisme touche ici de bien près au « naturalisme » d'aujourd'hui. G. Flaubert, qui se rattache si étroitement aux romantiques, n'avait pas un moindre culte du mot pour le mot même. Quoiqu'il n'eut jamais fait de vers, il émettait cette théorie singulière, en contradiction avec les paroles prccédumment citées par nous, qu' a un beau vers qui ne sii^nifie rien est supérieur à un vers moins beau qui si-nifie quehjue chose. » Si on prend au sérieux ces princij)es de poétique, il ne reste plus qu'à disposer en vers à rimes riches les belles sonorités empruntées à la langue turque du Bourgeois gentilJiomme :
Marabnha sa/iem, yoc salamahqui, Carbidatli onchalla, croc, catamalequi.
On ne reprochera pas du moins à ces vers de signifier quehjue chose.
De tels principes étant admis par les chefs du mouvement romanti(|ue, il était facile de déterminer d'avance où ce mouvement devait aboutir. Derrière les grands talents et les penseurs allaient venir ceux qui ne penseraient plus et qui, chose extraordinaire, s'en feraient gloire. A toutes les époques de la littérature, à la fin de la poésie grecque et latine ou de notre propre poésie classique, un fait analogue s'était produit : la recherche du mot avait remplacé celle de l'idée; mais ni les Callimaque, ni les Stace, ni les Dehlle n'avaient raisonné aussi bien les principes de leur art. Pour trouver l'exact pendant du u Parnasse contemporain, p il faut le chercher au temps où