LA TEMPERATURE DE LA UER
tares différentes mais constantes, subissent mal les variations de température auxquelles ils succombent rapidement. On le Yoit bien au voisinage du banc de Terre- Neuve, où existent deux courants juxtaposés : le Çulf^Stream qui remon^ vers le Nord en entraînant sa faune particulière, et le courant froid du Labrador, qui lescend vers le Sud en entraînant, lui aussi, les espèces lui lui sont propres.
Au contact de ces deux courants qui constituent des milieux à températures très différentes, il se fait « une hécatombe d'êtres de toute sorte, ceux du courant froid, tués par les eaux chaudes méridionales, ceux du courant chaud, tués par les eaux Aroides du courut polaûre. Il ea résulte une abondance de proies facUes dont se fepaissent les poissons, tels que. les morues,, essentielle* ment eurythermes, que des changements de température n'incommodent pas < »•
Ainsi, dans les mers, des différences de teoApérature de quelques degrés peuvent constituer, pour les poissons, une barrière infranchissable. Et Ton comprend l'importance du thermomètre dans Texercke rationnel <le rindosirie des pèches. Les péebeurs écossais et Scandinaves pèchent ainsi. Quand donc nos pécheurs bretons se décideront*ils à les imiter ?
Joubin. La Vie dont leê Océanê. \ vol. Paiis> Flammarion. Bibliothèque de Philosophie scientifique.