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LÀ PROFONDEUR DES MERS ET SA MESUBE

ligne déroulée, pendant qn'an ofScier, le^canot étant stoppé, délermiae par le relèoement de tVcns points de la côte, la position exacte du point de 80»dage de maaière à pouvoir le préciser sur la carte. C'est par eette 0Ek<t]K>de que sont faits les sondages qui figurent finir les b^es cartes hydrogri^biques de la marine française, qui font TadmiratioB du monde entier. Ajoutons que sous la base du plomb de sonde^ est .. i^ ^' S une cavité remplie de suify à laquelle adhèrent, par suite de la chute, des échantillons du fond^ dont on possède ainsi des spécimens à la remontée.

Les sondages profonds se font à l'aide de muchtMes à sùnder, qui permettent de descendre à la mer des a poids de sonde » de forme particulière.

Toutes les machines à sonder reposeBt sur le même principe : le poids^ sondeur passe sur une poulie supportée par un ressort. Ce ressort, qui fléchit sous Teffort du poids qu'il a à supporter, rappeliêy au contraire, te fil dès que le poids a touché le fond et qu'il s'en trouve ainsi souli^. Le ftl;, enroulé sibut un tambour oauDÎ d'un frein, passe sur une poulie dont la circonférence est exactement d'un mètre ou d'une fraction exacte du mètre et sur la jante de laquelle il fait un kour complet : il suffit alors de compter le nombre des tours de cette poulie pour avoir le nombre de mètres àe fil déroulés. La poulie est munie, à cet effet, d'un sompteur de tours, à cadrans, monté sur son axe.

Pour les moyennes profondeurs, on emploie le «onieur à ialancitr que j'ai fait construire à l'Institut océanographique (fig. 35). Il se compose de deux flasques F

Fig. 35. — Sondeur à balancier.

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en fonte entre lesquelles est un axe sur lequel est monté un tambour T portant 2.000 mètres de fU de un millimètre de diamètre. A la partie supérieure de ces flasques oscille un balancier B à l'extrémité duquel est la poulie métrique P, dont le nombre de tours est enregistré par un compteuf G, à l'aide d'une transmission d'engrenages coniques et d'un axe A. L'autre extrémité du balancier est rappelée yers le bas par un ressort à boudin R, que l'on peiff tendre à volonté à l'aide de la vis V. Quand on accroche le poids de sonde H, celui-ci fait fléchir le ressort : le balancier s'abaisse, le compteur est embrayé et on peut laisser le fil ff se dérouler à la mer. Quand le poids touche le fond, le fil est soulagé : le ressort rappelle le balancier dont l'extrémité P se relève; en même temps, un dispositif automatique débraie le compteur, pendant qu'un frein, égaiement automatique, bloque le tambour T et empêche le déroulement ultérieur du fil.

Pour les grandes profondeurs, on emploie la machine du Prince de Monaco, construite à Paris par l'ingénieur Le Blanc. Ce qui distingue cette machine de toutes les autres, c'est l'idée très heureuse qu'à eue le Prince de là combiner de telle sorte que l'eSbrt exercé par le fil et le poids de sonde ne porte pas sur le tambour où le câble est enroulé, mais sur un treuil intermédiaire, sur lequel le fil fait deux ou trois tours avant d'aller passer sur la gorge de la poulie métrique. Ce treuil, commaiiidé par une machine à vapeur ou par un moteur électrique, supporte tout TefTort, et le tambour ne sert plus qu'à emmagasiner la provision de fil. Des ressorts à boudin, dont la tension est réglable, assurent le « rappel » quand le poids touche le fond; en outre, uq autre sys tème élastique, V accumulateur , supporte une poulie sur laquelle pasçe le fil avant d'aller 4 la mer, et son élasticité sert à parer les secousses dangereuses que les mouvements du navire pourraient imprimer au fil.

Les poids de sonde sont, aussi, de construction spé-

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