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LA PROFONDEUR DES MERS ET SA MESURE S

ciale : ce sont, la plupart du temps, des tubes d'acier qui, sous Taction d'un lourd poids de fonte qui les entoure, pénètrent dans le sol sous-marin. Celui-ci laisse alors, dans leur intérieur, un « boudin » qui s'y maintient par adhérence et qui constituent l'échantillon du fond que l'on récolte à la remontéot échantillon qui est le téntoinj la garantie d'authenticité du sondage effectué. Par un déclic spécial, le poids pQut rester sur le fond et le tube est remonté seul.

Les sondeurs indirects sont basés sur des principes différents : les plus répandus sont les sondeurs à près* sion^ sous la forme que leur a donnée Lord Kelvin (Sir W. Thomsoa).

On sait que la pression au fond d'un vase ne dépend que de ja hauteur de liquide qui se trouve au-dessus du point pressé. On sait, d'autre part, qu'une même masse de gaz, soumise à des pressions croissantes, occupe des volumes décroissants qui sont en raison inverse des pressions, à condition que la température reste la même.

Pour permettre aux navires de sonder en marche^ sans s'arrêter, Lord Kelvin a eu Fidée de recourir à ce phénomène. Le sondeur est un tube, fermé par un bout, ouvert par le bas, dans lequel l'eau pénètre d'autant plus qu'elle exerce sur le gaz, qui y est enfermé, une pression plus grande, c'est-à-dire que la profondeur est plus forte. '

Pour connaître le volume auquel a été réduit le gaz sous rinfluence de la pression, Lord Kelvin enduit l'intérieur des tubes de verre d'une pâte de chromate d'argent rougeÀtre. Ce chromate devient blanc sur toute la longueur où il a été mouillé par l'eau de mer ; on a donc, qkand on remente le tube, l'indication du niveau maximum auquel Teau est montée, d'où l'on déduit par simple lecture, la profondeur atteinte, indépendamment

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de la loDgaeur de fil qu'il a fallu dérouler pour descendre TappareiL

Cet appareil est excellent pour les profondeurs qui ne dépassent pas 200 mètres : plus loin, il a ua défaut capital, c'est la diminutton de sa sensibilité à mesure que la profondeur augmente, les volumes du gaz derenant de plus en plus petits.

J'ai remédié à ce défaut à l'aide du sondeur piézométrique, dans lequel on mesure la pression par la dimi> nution de volume d'une masse d'eau pure enfermée dans un tube. Le tube est doré à l'intérieur, et l'or, enlevé par le mercure qui y transmet la pression, permet de connaître le volume minimum occupé par i'eau. Ciomme la compresâbilité de celie-ci est proportâoniielle à la pression dans des limites assez étendues, on a im sondeur à sensibilité à peu près constante.

On a également réalisé des sondeurs manométriques à tube élastique, comme les manomètres des machines à vapeur. On a cherché, comme nous l'avons dit an chantre III, à déterminer la profondeur de la mer par la vitessi^ àvL son, en pointant, sur des chronographes, l'intervalle de temps qui s'écoule entre l'émission d'un son sous Teau et le retour de ce son après réflexion sur le fond. Avec les microphones perfectionnée que l'on possède aujourd'hui, cette méthode, proposée pour la première fois par Arago au commenoement du xix*^ siècle et mise en pratique au cours de la guerre de 1914, parait appelée à de nombreuses appticatioiis.

Nous ne ferons que mentionner les « rhéoba^homètres », dans lesquels on mesurait la profondeur par le temps écoulé entre le lancement d*une bombe à la mer et le bruit de l'explosion qu'elle produit en heurtant le fond : la loi de chute libre d'un corps dans V^mxi est trop mal connue pour que Ja méthode soit précise.

Mais nous ne pouvons passer soos silence Pîiiginieuse méthode que fournit la profondeur moyenne d*im grand Océan par la connaissance de la vitesse de propagation

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