‹ Les problèmes de la natureChapitre 6 sur 15 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

naturdi jd cherche un sons, une raison. Devant la pensée scientifique, il Tant que le monde s'idéalise et prenne pour ainsi dire une âme.

Quand il a parcouru tous les cycles, tous les dé** tours d'une science particulière, l'esprit en sort enri* chi de quelques lois, qu'il doit apporter en tribut à la science des sciences, à la philosophie. Toute idée générale, toute formule compréhensive et féconde^ appartient de droit à cette dernière. Elle devrait être pareille à ces navires qui vont sur tous les rivages se charger des trésors les plus variés : au lieu de cela, nous l'avons vue voguer solitairement sur une mer sans bords ; en même temps, les sciences avares» retirées dans leur retraite circonscrite, semblaient vouloir garder pour elles tout le fruit de leurs découvertes. Pour ma part, j'ai été sans cesse de l'une à l'autre; une curiosité peut-être trop inquiète m'a conduit des mathématiques aux sciences physiques, des sciences physiques aux sciences naturelles; mais dans leur familiarité, je n*ai jamais senti diminuer ma respectueuse admiration pour la philosophie. Les formules du calcul différentiel ou de la mécanique, comme les merveilles du monde organisé, m'ont toujours ramené à elle. J'ai éprouvé un plaisir singulier à m'aventurer sur ces terrains vagues et sans limites précises qui séparent le domaine des sciences de celui de la métaphysique^ J'ai suivi tant de fleuves différents et les ai tous vus se perdre dans le même océan.

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