CHAPITRE V
LK bYNAMISMfi PHYSlCO'CAlMIQtlfe.
h prends pour point de départ le corps sinlp^ l'élément irréductible de là chimie. On en connaît aujoui^ d'hui soixante-dix environ, mais seize seulefnmt «t r^ trouvent dans l'organisme le plwl comple^ti^ Celui de rhommCi Ce n'est point d'aill^ui^ comihe l^orps simpto qu'ils s'y manifestent^ ils y entrent dans des groupes qu'il faut d'abord faire connaître»
Parmi les composés, en nombre inûni, quecréel'at fînité, la chimie fait une distinction : elle nomme les uns organiques, les autres inorganiques ; les premiers servent plus particulièrement à entrer dans Ja trame des êtres vivants ou organisés, les autres, sans en être tout absolument exclus, n'y paraissent que secondairement.
Le composé organique ne vit point ; mais sans lui nulle vie n'est possible. Y a-t-il pourtant quelque chose
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qui, au point de vue de rafflnité chîmîque, dislingue essentiellement une molécule organique d'une molécule inorganique î rien, absolument rien. Uune et Tautre sont le produit des mêmes forces, affinité, chaleur, électricité, etc.
Le protéisme des corps, dont s'occupe spécialement la chimie organique, est assurément très-remarquablc, mais Tartrutilise comme la nature. Voici du carbone^ de rhydrogène, de Toxygène; la synthèse, par des méthodes variées, peut combiner ces corps et obtenir une multitude indéfinie de composés organiques, par exemple les carbures d'hydrogène, les alcools et leurs dérivés. Elle ne reproduit pas seulement de toutes pièces les corps que l'analyse découvre dans la nature vivante: elle crée un monde arliflciel; la chimie trouve quinze à vingt corps gras dans la nature, elle peut, s'il lui platl, en faire des millions. Elle n'a pas encore réussi à créer dans ses cornues les bases organiques et les matières albuminoîdes ; mais rien n'arrête ses ambitieuses espérances (1).
« Nos méthodes sont susceptibles de développements énormes ; mais nous avons dû les appliquer seulement dans les cas les plus simples, c'est-à-dire en procédant des éléments et en transformant les premiers composés qui résultent de leur combinaison. Ici d'ailleurs les
(1) On a pu reproduire artificiellement Turée, certains alcalis naturels tels que la glycoUamlne, la leucine, etc. ; jusqu'à présent on n*a pas encore fait de toutes pièces la quinine, la morpbine, h strychnine, la vératrine, etc.
âO L£S PROBLEMES DE LA VlË.
cas les plus simples sont les plus décisifs : les formations que nous avons exposées sont, en quelque sorte, la base de l'édifice synthétique, puisqu'ils procèdent des éléments minéraux. Ce sont les premières assises sur lesquelles viendront successivement se placer les assises supérieures, jusqu'à la construction complète de l'édifice, c'est-à-dire jusqu'à la reconstruction de tous les composés naturels^ qui nous apparaissent comme développés sous l'influence de la vie, et jusqu'à la connaissance précise de toutes les lois qui président à la formation des composés organiques (1) ».
Berthelot considère les êtres vivants comme formés par l'assemblage de substances définies, comparables par leurs propriétés fondamentales aux substances minérales, formées des mêmes éléments, obéissant aux mômes affinités, aux mêmes lois chimiques^ physiques et mécaniques. On ne peut admettre, avec Bufibn, qu'il existe dans le corps des êtres vivants un élément organique particulier qui ne se retrouve pas dans les minéraux. (( Quelle que soit l'origine chimique, dit Berthelot (2), d'un corps qui se rencontre dans la nature, nous pouvons affirmer que sa formation doit dépendre des mêmes réactions fondamentales que nous employons pour le produire dans les laboratoires. » Il n'y a pas deux chimies, une du minéral et l'autre de l'animal. Des artifices très-divers peuvent, soil dans le la-
(1) Leçons sur les t/iélhodes génércUes de synthèse, par Berthelot, page 488.
(2) Idem, p. 40.
LE DYjSAMISME PHYSICO-CHIMIQUE. ai
boratoîre, soit dans Têtre vivant, être employés pour la formation d'un composé déterminé ; mais ces artifices mettent toujours en jeu les mômes affinités. La vie ne suspend, ne viole pas les lois chimiques : elle est sans cesse soutenue et activée par leur action.
Claude Bernard n*a pas sur ce point d'autres opinions que Berthelot. « Dès qu'on entre, dit-il, dans rétude des mécanismes propres aux phénomènes de la vie, on s'aperçoit bientôt que la spontanéité apparente dont jouissent les corps vivants n'est que la conséquence toute naturelle de certaines circonstances bien déterminées, et il nous sera facile de prouver qu'au fond les manifestations des corps vivants, aussi bien que celles des corps bruts, sont rattachées à des conditions d*ordre purement physico-chimiques » . Le célèbre physiologiste ne croit pas qu'il soit nécessaire de feire intervenir une force spéciale qui vienne en aide dans l'organisme vivant aux forces physico-chimiques. La cause première de la vie, créatrice et directrice à la fois, restera toujours hors de la portée de l'esprit humain ; la science positive trouve la machine vivante créée et n'y cherche que les causes prochaines, qui déterminent les phénomènes ; pour elle, l'organisme n'est qu'une machine qui fonctionne en vertu même de ses éléments constituants, et sous l'influence des conditions physico-chimiques qui agissent sur eux. Un déterminisme perpétuel fait sortir les mouvements des mouvements, les fonctions des fonctions, les rapports des rapports, la vie de la vie. Le corps vivant jouit sans doute des propriétés les plus merveilleuses,
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ses mécamsmes sont d'une délicatesse inimitable ; mais toutes ses facultés trouvent leur moyen d'action et leur aliment dans les conditions physico-chimiques du milieu qui les enveloppe et du milieu interne où s*agitent les organes.
Examinons pourtant de plus près comment est composée cette machine jiiystérieusc, où tant de forces emprisonnées se font sans cesse équilibre. Des corps simples on passe à ces composés organiques, qu'on nomme les principes immédiats. Cette première étape ne nous fait pas encore entrer dans le domaine de la vie proprement dite. Les principes immédiats ne sont que les matériaux bruts de Torganisation, Leurs mo* lécules déjà complexes s'associent entre elles pour former ce que la physiologie moderne nomme les élé^ 7mtU$ anaiomiqueg. Les principes immédiats sont les couleurs broyées avec lesquelles la nature Gomposera son tableau. La synthèse chimique revendique dans son domaine tous les principes immédiats ; elle n'a point prétendu encore pouvoir construire les petits édifices où les principes immédiats s'agencent en proportions variables pour devenir en quelque sorte les ditférentielles de la substance vivante. L'affinité chi* mique ne perd pas son empire dans ces frêles construc» tions j elle sert à les élever, à les étayer, à les renverser ; mais en est-elle Je seul architecte î et n'a-t-elle besoin, dans ces nouveaux ouvrages, d'autres secours que des forces ordinaires?
U est difficile de résoudre cette question, puisqu'on n'a jamais reproduit un élément anatomique. La con-
naiawnce môme de Qm élément» est çnqora daop Vm^ fonce, On ne le§ a, pendant longtemps, pa» distingué» des^ii^su^, et cependant iU ^ont an» tissusi ee que les corps siimples sont au?^ composée ohimiquas ; les éléments n'apparaissent jamais qu'entremêlés les uns aux antres,
C'était déjà beaucoup que de reconnaître Texis* tance des tissus, leurs caractères anatomiques et physiologiques, indépendants du siége et de la forme des organes, l^'histologie fait plus? elle déchire en quelque sorte l'étoffe de la vie, et cherche une trame, une structure, des ûls de nature et do couleur diversest Si malhabile qu'elle soit encore, elle sait que tous les tissus sont composés par un certain nombre d'éléments, qui jouissent de propriétés physiques et ohimiques définies, et caraotérisés par une structure spéciale, Chacun a son individualité et son rôle daus le travail vital. Ces petite organismes élémentaires ont une vie propre, une façon d'autonomie ; on peut les étudier h l'état de santé et de maladie ; si l'animal souffre, c'est parce que parmi ces milliards de petits
êtres ou individus qui sont la substance de son corps,
uue certaine famille est malade et ne peut plus accomplir sa fonction,
I^a médecine ne peut avoir de fondement solide que la connaisiance approfondie de toutes les propriétés des tisi^us et de leurs parties constituantes. Chaque élément a son aliment propre, son mode de dévelop^ pement; il y a pour chacun des poisons spéciaux, J^'oxyde de carbone empoisonne les globules rouges du
sang; il les tue en les minéralisant, parce qu'il en chasse Foxygène et forme avec le reste un composé stable (hématoglobuline); le curare empoisonne, c'està-dire prive de leurs propriétés vitales les nerfs moteurs; il tranche pour ainsi dire le trait d'union entre ceux-ci et les nerfs de la sensibilité. Peut-être détruit-il dans le sang les particules qui nourrissent le nerf moteur : c'est ce qu'on ignore. La strychnine abolit la vie dans les nerfs de la sensibilité.
Les éléments anatomiques sont les corps simples de la vie : ils peuvent être fluides ou solides, amorphes ou figurés; ce sont les dernières parties auxquelles on t)uisse, par simple dissociation, sans destruction physique ou chimique, ramener les tissus. Bichat le premier les reconnut bien nettement, sans toutefois les distinguer suffisamment des tissus, qui ne sont que des mélanges. Aujourd'hui encore, la description individuelle et méthodique des éléments* n'est pas faite; elle reste confondue avec celle des tissus, qui résulte de leur association: ce qui entraîne de nombreuses erreurs en physiologie comme en pathologie.
Tout élément a un lieu, un mode, une époque d'apparition qui lui sont propres. C'est à tort qu'on les a tous quelquefois embrassés sous le nom de cellules^ la structure cellulaire n'est qu'une des formes propres aux éléments; il y en a d'autres, telles que la structure fibreuse, tabulaire, etc. On ne voit d'abord que des cellules dans l'embryon, mais postérieurement des fibres, des tubes, etc., s'y développent, qui ne sont point de
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simples cellules métamorphosées. Les éléments apparaissent dans un certain ordre, les uns après les autres, avec toutes leurs propriétés, leurs vertus propres, élasticité, contractilité, innervation. La naissance d'un être n'est que la génération successive d'éléments anatomiques qui s'associent pour former des organes, génération toute spontanée qui a lieu d'abord au sein des germes, et qui continue au sein de l'élre pendant toute, la durée de sa vie.
Il n'y a point, suivant Robin, d'élément primaire type, d'où sortent tous les éléments définitifs par simple voie de métamorphose. Les éléments sont de véritables espèces vitales qui sortent distinctes et complètes du mélange des principes immédiats. Pendant l'état fœtal, les cellules embryonnaires fournissent les matériaux à la genèse des éléments; plus tard, ces matériaux sont charriés dans le torrent de la circulation. La genèse vitale continue sans cesse, dans la santé, dans la maladie, sur les plaies, sur les membranes séreuses, dans les tumeurs; les maladies ne sont que des écarts de l'activité incessante qui remue ces petites vies qui composent notre vie.
Le développement des éléments anaiomiques au sein d'un être vivant fait penser aux cristallisations qui s'opèrent dans un filon ou à la surface d'une lave. Les eaux ouïes vapeurs qui circulent dans le filon déposent des espèces minérales pures et bien caractérisées dans un ordre qui n'a rien d'incertain ni d'arbitraire ; ces zones, ces bandes successives que le mineur connaît si bien, représentent grossièrement les tissus de l'être
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vivant, Chaque filon a eu »a genèse, qui a duré des mil* liers de siècles ; les moindres fluctuations dans la vitesse, la chaleur, la coniposition chimique des couranta qui Tont traversé ont eu un reflet dans les ondulations et les caprices de la cristallisation. L'apparition spon<« tanéc, successive et quelquefois rhytbmique d'espèces minérales qui n'ont pas une molécule chimique commune, n'est-elle pas une sorte de isélection auaai étonnante que celle qui, dans l'être vivant, fait surgir les éléments anatomiques les plus variés au sein des matériaux nourriciers? Les minéralogistes ignorent dans quel ordre et de quelle manière doivent s'opérer les cristallisations successives dans un mélange de substances en fusion ; ou du moins ils n'ont sur ce sujet que des données vagues, fondées unique^ ment sur l'expérience acquise dans l'industrie, La vi« tesse du refroidissement, les proportions des partie» mélangées, les masses, les pressions, tous ces éléments ont une influence encore ignorée dans Iç phénomène.
6i l'on ne sait pas des choses aussi simples, si la chimie ne peut se placer dans des circonstances &vo» râbles à la formation d'une foule d'espèces minérales, si elle est impuissante à reproduire une seule des rochea que nous offre la nature, ou le granité, ou le mélaphyro, ou la diorite, estait étonnant qu'elle ne sache point créer avec des matières organiques des milieux favorables au développement de ces êtres complexes que nous nommons éléments anatomiques? Elle ne sait pas (aire le diamant^ tel qu'elle le trouve dans la nature^ et le
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dmro^ntR'est gu'una formç i'm corps simple, flu P^r^
l)Qnç ; çoiument saupaiMUe p^prqduire une çeUule, avec quelques principes inimédiats, Gorp§ gras, ftmir dQD, etc? EUp ignore les lois qni président à |a géo-= métrie flxç et statique des çristauif ; comment devine.» rait-elle celles qui président h la géométrie njouvante d% la vie ? Il ne suffit pas qui vous lui livrie^s des mo»
lécules eoHïposées, des principes organisables, cUc ne pourra pas en tirer un simple élément anatomique, ni à fortiori m tissu ou un être vivant. ïl lui faudrait des complicités qui lui manquent, celle du temps d'abord,
la plus subtile et la plus rétive; des balances bien autrement délicates que celles de nos laboratoires; il lui faudrait connaître la géométrie invisible des molécules vivantes et les groupements prodigieux de leurs atomes» l^es formules numériques (1) qui
représentent la composition des principes immédiats
n'apprennent plus rien déjà sur ce que Ton pourrait nommer leur architecture : comment se figurer celle des éléments anatomiques, où entrent les principes immédiats en proportions si diverses? Si vous me dites
combien il y avait de blocs de marbre dans le Partbénon, est-ce que je connais le Partbénon? Qu'importe le poids de la Vénus de Milo ?
l,a genèse des éléments est le jgrand mystère de l'ana-
(1) La formula de l'albumine est, suivant Mulder, 40(C4^S<K(ôi3) •^'P. U y aurait ainsi Jusqu^à dûO atomes dans une moldeule d'al* hamin»* Qu'on \ii^» d'après eela de la eomplieaiion d'un élément
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servent h reoonstmire sans cesse les mdmes organes, les mAmes formes, les mômes types. Dire que chaque élément anatomique naît avec sa figure propre, ce n'est pas encore expliquer la figure de ranimai. Nous sen^ tons bien d'instinct qu'il y a entre ces choses une con^ nei^ion nécessaire et profonde, mais nous ne pouvons la préciser, ni en entreprendre l'analyse. Les enfants ont un jeu dit de patience, où ils recomposent un dessin avec des fragments découpés en tous sens. Mais qui recomposera un être vivanti si bumble qu'il soit, avec ses éléments anatomiques, k supposer même qu'il n'en manque pas un seul? Kntre un nombre infini de com» binaisons laquelle oboisir ? et dans m nombre infini, uue seule est la vraie, celle de la nature. J'ai charehé en vain, je l'avoue, quelque lumière pour me guider sur le cbemin ob#cur qui va de Tbumble élément anatomique k Tétre achevé, h Une M^ les éléments cmnus, dit Charles Robin (i), il n'y a plus rien h étudier pour connaître l'anatomie, si ce n'est des arrange^ ments nouveau;i, savoir ; ceux des éléments en tissus, des tissus en systèmes, des systèmes en organes, des organismes en appareils, et de eemp'Ci en éaononiie animale »»f Dans ces arrmgmmU^ je soupçonne une loi cachée ; mais h quels caractèras décisifs et précis puis^ je reconnaître dans cette hiérarchie ce qu'on pourrait nommer les genres et les espèces de la haute organisation? dans J'édiflpe de la vie, comment les comparti» ments divers concourent«ils au style et à l'architecture,
(1) Programme du cours tfhùioiogie^ par Ch. |)objp.
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à Tutilité générale? La notion même de Y organe est entourée d'équivoque et d'obscurité, St » Torgane écbappe à une définition rigoureuse, il ne peut 6tre au-» trenjent de Vappareily qui s'entend d'un conaposé d'organes, L'œil, le cerveau sont-ils organes, ou appareils? Du chétif élément à l'être individuel et complet, il y a des gradations dont le sens^ les nuances, les solidarités nous échappent. Quelles sont les parties qu'on doive considérer comme les touts, les touts qui jouent le rôle de parties? Chaque être est un monde où les systèmes enveloppent les systèmes.
L'histologie n'est donc pas le dernier mot de la physiologie: elle en est plutôt, si je puis parler ainsi, l'abécédaire ; sans son secours, on ne peut rien comprendre au corps vivant ; mais son cercle n'embrasse qu'une partie des mystères de la vie. Ne lui demandez pas ce que c'est que l'espèce ; ne lui demandez pas môme ce que c'est que l'individu ; la géométrie de la vie lui échappe : elle ne sait rien des lois qui modèlent et perpétuent les formes ; elle n'a point le secret des métamorphoses qui forment le cycle de l'existence éphémère d'un être ou de l'existence séculaire d'une espèce; elle est, en face de la nature, comme serait un enfant devant un livre où il pourrait épeler des mots mais dont il ne comprendrait pas le sens.
La science se contente aujourd'hui de rechercher au fond d'une action physiologique un phénomène physique ou chimique bien défini. Gela fait, son but immédiat est atteint. Tant qu'elle n'a pas mis le doigt sur ce phénomène physico-chimique qu'elle cherche,
elle se console en disant que Faction qu'elle analyse est une action vitale. Pour les uns, ce mot couvre simplement Tignorance ; pour les autres, il enveloppe un ordre de phénomènes et de forces qui diffère de tout ce qu'on observe dans le monde inorganique.