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Enfin, dans les couches plus superficielles qui forment, par leur ensemble, la couche cornée de l’épiderme, « les cellules sont plates, réduites, chacune, à l’état d’une lame desséchée: en effet, ces cellules ne sont plus formées par du protoplasma granuleux, mais par une substance élaborée par le protoplasma, la kéraline ou substance cornée, accumulée surtout dans les couches périphériques de la cellule (1) ». Très probablement cette kératine n’est due qu’à la transformation ultérieure de l’éléidine élaborée auparavant par les mêmes cellules, c'est-à-dire que l’éléidine représenterait un stade de la formation de la kératine. |

Nous voyons donc, ici encore, que /& différenciation histologique des cellules cornees consiste dans la faculté acquise par leur bioplasma de sécréler de l’eléidine, de la kéraline ou d'autres substances analogues.

Histogénèse des tissus conjonctifs. — L'examen de l’origine des différents tissus conjonctifs nous porte à des conclusions semblables à celles que nous venons d'établir pour les autres différenciations.

On sait en effet que le {issu conjonctif muqueux dérive des cellules du mésenchyme ou tissu conjonctif embryonnaire, lesquelles deviennent fixes, s’anastomosent par leurs prolongements, et élaborent, exsudent et accumulent dans les espaces ou mailles interposées entre eiles et circonscrites par ces prolongements, une substance particulière, transparente, hyaline, semi-liquide, formée presque en totalité de xrucine.

Pour ce qui regarde l’origine des fibrilles du {issu conjonclif fibrillaire, on sait que les anciennes interprétations de ScHwaAxx et de HENLE, d’après lesquelles ces fibrilles dériveraient de la transformation totale ou partielle de la substance bioplasmatique même des cellules, sont désormais aban-

données.

D'autre part, quoique les opinions de VrRCHOw, d’après les-

(1) Duvaz M. — Loo. cit., p. 226,

quelles les fibrilles du tissu conjonctif seraient sans rapport génétique avec ses cellules, n’aient pas encore été démontrées tout à fait erronées, on ne peut nier toutefois que les résultats des recherches les plus récentes ne plaident pas en faveur de cette interprétation. Ils sont, au contraire, suffisants pour nous démontrer que les fibrilles du conjonctif sont un produit de l'élaboration du bioplasma de ses cellules.

La question controversée, à savoir, si ces fibrilles dérivent de la seule partie exoplasmique de ces cellules, ou bien si l’endoplasma intervient, lui aussi, dans cette élaboration, n’a pas d'importance pour notre sujet. Ce qu'il importe surtout d'établir, c'est que les fibrilles du conjonctif ne sont pas le résultat d'une transformation totale ou partielle de la partie vivante des cellules conjonctives, de leur bioplasma, mais qu'elles en sont un produit de sécrétion direct ou indirect.

L'étude de l’origine des fibres élastiques nous permet d’arriver à des conclusions analogues.

«Il est à peine besoin de rappeler que HENLE avait émis l'hypothèse que chaque fibrille élastique résulterait de l’allongement du noyau d'une cellule après que le corps cellulaire de celle-ci se serait en totalité transformé en fibrilles conjonctives, d’où le nom de fibres du noyau, fibres nucléaires, donné aux fibres élastiques. Mais aucune observation ne confirma cette manière de voir et toutes les recherches aboutirent à faire considérer, au contraire, la fibre élastique comme produite par la transformation de la totalité d'une cellule. Les cellules du tissu conjonctif s’anastomosent en réseau par leurs prolongements. Ce sont ces prolongements qui d’abord se transformeraient en substance élastique, puis le corps cellulaire lui-même, et le noyau s’atrophierait et disparaîtrait: le réseau cellulaire deviendrait ainsi réseau élastique ».

« Cependant, dès 1847, MUELLER avait constaté que, dans les cartilages réticulés, les fibres élastiques apparaissent dans la substance fondamentale ou intercellulaire, primitivement hyaline, et ne présentent aucun lien génétique direct avec les

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