TS PRES MP
He Lo
mous avons étudié le rôle au chapitre V de la 1° partie de ce travail.
De même, la graisse des cellules adipeuses n’a pas de fonctions actives dans l'organisme: cependant elle a une grande importance, pouvant, par son accumulation et par sa constitution chimique, constituer un réservoir de matériel qui, plus tard, donnera lieu à des substances particulières nutritives.
Dans l’hémoglobine des érythrocytes, nous avons l’exemple d’une substance jouant un rôle plus actif, grâce à sa constitution chimique. En formant des combinaisons spéciales avec l'oxygène ou avec l’anhydride carbonique, elle sert à l'échange de ces deux gaz dans les tissus.
Enfin, dans la substance musculaire sécrétée par les myoblastes, nous trouvons un exemple d’une matière très active, qui, par des transformations chimiques spéciales, accompagnées de changements morphologiques, se contracte et provoque des mouvements.
La conception de la différenciation doit donc être indépendante des propriétés des substances sécrétées, de même qu'elle ne doit pas être subordonnée à la présence plus ou moins facilement constatable de celles-ci.
En effet, nous savons que certaines substances liquides sécrétées par l2 bioplasma peuvent diffuser à travers la membrane de la cellule. S'il en est ainsi, elles diffuseront à l’extérieur de celle-ci aussitôt qu'elles seront produites. Elles ne s’accumuleront donc pas dans la cellule, et peut être échapperont-elles complètement à nos recherches. En concluronsnous que cette cellule ne possède pas de différenciation histologique? Nous commettrions une grave erreur: car cette substance, quoiqu’elle diffuse, n’en est pas moins une véritable sécrétion du bioplasma, tout comme les autres qui, à cause de leur nature chimique, s'accumulent dans la cellule ou bien sont de quelque manière apercevables par nos moyens d’observation.
Lorsqu'on dit, par exemple, que l'oeuf est une cellule in-
PRRPAN PORT PTIT à
différente, c’est-à-dire sans différenciation histologique, on fait usage d’une expression très inexacte. De même que les cellules adipeuses, comme nous l’avons vu, ont une différenciation histologique parce que leur bioplasma a la faculté de sécréter de la graisse, de même aussi, nous devons conclure que l'oeuf a sa propre différenciation histologique caractérisée par les substances deutoplasmiques, qui sont, elles aussi, des produits de sécrétion du bioplasma ovulaire. |
Toute cellule, par le fait même qu'elle a une constitution chimique définie, qu’elle est vivante et par conséquent qu’elle sécrète, possède une différenciation histologique: ce qui n’empêche pas qu’elle puisse la perdre et en acquérir une autre.
C’est dire qu’il n'existe pas une différenciation histologique dans le sens absolu, mais seulement dans le sens relatif, la nature de la différenciation étant toujours dépendante de la phase à laquelle on considère l’organisme.
Cela étant posé, on comprend parfaitement que la différence entre les diverses différenciations histologiques ne dépend que de la différence entre les substances sécrétées par les cellules et caractéristiques de leur différenciation. Ces substances peuvent différer entre elles par leurs propriétés physiques, ou même morphologiques ; cependant, on ne peut nier que ces propriétés sont, en dernière analyse, la conséquence d’une diversité dans leur constitution chimique. Il est à peine nécessaire de faire remarquer, par exemple, que la différence
dans la coloration entre les substances pigmentaires (propriété
physique) est due à leur nature chimique; que l’imperméabilité ou la perméabilité des membranes (caractère physique),
est étroitement liée à leur constitution chimique; que la stru-
cture même caractéristique des fibres musculaires (caractère morphologique) est une conséquence de la constitution chimique particuhère de la substance contractile.
Or, quelle est la cause de la diversité dans la constitution chimique de ces substances? Nous pouvons la connaître facilement pour peu que nous réfléchissions à leur mode d’origine,
Ahatal oz