‹ Les problèmes de la vieChapitre 26 sur 93 · RP TT RC M EN AT ET ST TP NT NES · texte numérisé non relu

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Quant à la localisation des différenciations, nous pouvons maintenant en trouver la cause efliciente d’après les considérations que nous venons de faire.

Pourquoi les différenciations histologiques et morphologiques se localisent-elles à des endroits déterminés et ne s’étendentelles pas à tout le corps de l'embryon ?

Pourquoi, chez certains animaux, la localisation de ces phénomènes se manifeste-t-elle dans des aires à symétrie rayonnée et, chez certains autres, dans des aires à symétrie bilatérale ?

Si, comme je viens de le démontrer, la prolifération cellulaire, et les différenciations histologique et morphologique ne sont, en dernière analyse, qu’une conséquence directe de la différenciation chimique, il est évident que la localisation de ces différenciations n’est que la localisation de la différenciation chimique. Si l’on voit donc que les phénomènes de prolifération cellulaire, et de différenciation histologique et morphologique se localisent à certains endroits de l'embryon, c’est parce que la différenciation chimique du bioplasma des cellules qui les produit est localisée à certaines cellules occupant, dans l’agrégat cellulaire qui constitue l'embryon, une position déterminée.

En résumé, nous pouvons done conclure:

1° Chaque cellule vivante possède toujours une différencialion histologique.

2 IH n y a pas de differencialion histologique dans le sens absolu du mot, mais seulement dans un sens relatif à la phase à laquelle on considère l'organisme.

3° La cause des difierenciatlions histologique el morphologique et de la prolifération cellulaire réside dans la differencialion chimique du bioplasmu.

4 La cause de la localisation des différencialions est la localisation de la différenciation chimique.

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54 se réduisent donc aux trois suivants : 1°) ta Ms cet= .

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L'oeuf.

SOMMAIRE: L'unité cellulaire de l’oeuf fécondé — Son apparente absurdité — La conception de la biomonade et son importance pour la compréhension de l’unité cellulaire de l’oeuf — La structure de l'oeuf et de ses parties — Le bioplasma - Le deutoplasma — Nécessité d’une exactitude la plus rigoureuse dans Ja distinction des parties ovulaires — Le vitellus formatif et le vitellus nutritif — L'action de la gravité et la disposition des parties de l'oeuf en raison de leur densité — L’isotropie de l’oeuf — Résumé.

Avant d'aborder toute interprétation de l’ontogénèse, il nous reste encore à connaître la constitution de l'oeuf, autant que le permettent nos connaissances actuelles. Nous verrons même que ces connaissances, quoique incomplètes, sont suffisantes pour obtenir une explication satisfaisante des principaux phénomènes ontogénétiques.

Faisons abstraction, pour le moment, des phénomènes très complexes de la maturation des cellules génétiques, ce que je traiterai longuement dans une autre partie de ce travail, et bornons-nous à considérer l’oeuf après la pénétration du spermatozoïide, c’est-à-dire après la fécondation.

C’est un fait incontestable que l'oeuf, après l’expulsion des

globules polaires, est encore une cellule.

Il est aussi incontestable que le spermatozoïde est une cellule autant que le spermatide, duquel il dérive.

En effet, ces deux éléments sexuels présentent toutes les parties qui caractérisent la cellule. Ils sont donc des cellules.

Or, comme la fécondation est la pénétration du spermato-

zoide dans l'oeuf, les deux cellules sexuelles s'unissent dans cet acte, et l'oeuf, après la fécondation, ne sera plus constitué d'une seule, mais de deux cellules.

Nous arrivons donc, par ce raisonnement, rigoureusement logique, à la conclusion inévitable de la duplicité cellulaire de l'oeuf. Et cependant, nous voyons que, même après la fécondation, l'oeuf nous apparait toujours comme une cellule unique. L'apparition d’un seul fuseau de segmentation est une preuve suffisante de cette unité cellulaire de l'oeuf fécondé.

C'est ici que nous pouvons, dès à présent, apprécier l’importance, je dirais même la nécessité de la conception de la biomonade, telle que je l’ai exposée dans la I° partie de ce travail.

La cellule est une conception purement et exclusivement morphologique. La biomonade, au contraire, est moins une conception morphologique qu’une conception physiologique et dynamique.

La biomonade est un système symbiotique de biomores. Elle renferme donc implicitement l’idée du nombre et de la nature bien déterminés de ces biomores et, en même temps, l’idée des échanges mutuels qui doivent entretenir leur vie.

L'oeuf, après l'expulsion des globules polaires et avant la fécondation, est une cellule et, en même temps, une biomonade; le spermatozoïide est, lui aussi, une cellule et une biomonade. Mais si nous supposons, Ce que personne ne pourra contester, que les biomores constituant ces deux biomonades sont différents entre eux, nous pouvons comprendre très facilement que leur union pourra bien ne donner lieu qu’à une seule biomonade, c’est-à-dire à un seul système symbiotique de biomores, résultant de la fusion des deux systèmes différents qui constituaient l’oeuf et le spermatozoiïde.

Si donc au mot de cellule nous ne donnons qu'une signification purement morphologique, ainsi qu’on le fait généralement aujourd’hui, nous sommes contraints d'arriver à la conclusion que l’oeuf fécondé est une cellule double, ce qui est

absclument contraire aux résultats de l'observation. Mais si nous attachons à la cellule la conception de la biomonade, nous comprenons parfaitement que l'oeuf fécondé peut bien n'être qu'une cellule unique, quoiqu'il résulte de l'union de deux cellules.

L'unité cellulaire de l'oeuf fécondé, est donc un fait réel et incontestable; mais nous ne la pouvons comprendre exactement que par la conception de la biomonade. Grâce à celle-ci, il nous est possible de concilier entre eux deux phénomènes qui nous paraissent au premier abord inconciliables: je veux dire l’unité cellulaire de l’oeuf fécondé résultant de la somme de deux cellules.

Je m'en tiens, ici, à ces simples considérations et je me réserve d'expliquer ultérieurement, dans une autre partie de ce travail, comment se forment les deux cellules sexuelles et en quoi consiste la fécondation.

Pour le moment, nous devons faire abstraction de ces phénomènes et examiner seulement, si, dans l’oeuf fécondé, se trouvent les conditions nécessaires pour le développement de l'organisme.

On sait que dans tout oeuf il faut distinguer toujours deux substances: le bioplasma et le deutoplasma.

Le bioplasma est la substance vivante. Il est constitué de biomores et ceux-ci de biomolécules, et comprend non seulement le noyau de l'oeuf, c’est-à-dire la vésicule germinative, mais aussi l’ensemble des biomores cytoplasmatiques qui sont groupés généralement autour du noyau. C’est donc dans le bioplasma que s’accomplissent les vrais phénomènes de la vie. Il est sans aucun doute la partie la plus importante de l'oeuf.

Le deutoplasma, au contraire, est une substance brute. Il est composé de matières spéciales sécrétées par le bioplasma de l’oeuf avant l’achèvement de sa maturation. Ces matières ne sont le siège d’aucun phénomène vital; cependant, elles fournissent, par leur présence, les conditions chimiques nécessaires à la vie du bioplasma.

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