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seule couche périphérique de cellules et, par conséquent, on arrivera à la formation d’une 70714.
Mais ce n’est pas seulement de la membrane qu’il faut tenir compte dans l’étude de ces premières formations morphologiques de l'ontogénèse. La grandeur relative des blastomères dans la segmentation inégale, et l’asynchronisme de division de ces blastomères, jouent aussi un rôle de quelque importance. C’est ainsi, par exemple, que si certains blastomères sont plus petits et se divisent plus tôt que les autres, comme d’une part, leur nombre s’accroit plus rapidement et que d'autre part ils adhèrent aux autres blastomères plus grands, ils tendront à couvrir ces derniers en simulant une gastrulation épibolique, ainsi qu’on le voit dans la segmentation des oeufs des Cténophores.
Ces exemples, je le répète, n’ont pour but que de rappeler l'attention des biologistes sur les causes mécaniques pouvant provoquer des formations morphologiques différentes; causes que, malheureusement, nous ne pouvons connaitre toujours parfaitement, ce qui peut nous amener à des conclusions erronées sur l'interprétation des phénomènes ontogénétiques et sur la signification morphologique des premières phases du développement.
La supposition que je viens de faire, que les substances sécrétées par les blastomères ne soient pas diffusibles, bien qu’elle soit possible, est néanmoins très rare. L'étude de la segmentation de la plupart des oeufs que nous connaissons nous révèle au contraire que, plus ou moins tard, un liquide de sécrétion s’accumule à l’intérieur de l’agrégat cellulaire, et que ce liquide détermine la formation d'une cavité qu'il remplit, c’est-à-dire d’une cavité de segmentation (1). Je dirai
(1) On ne peut pas douter, même au point de vue théorique, que ces substauces s’accumulant à l’intérieur de l’agrégat de segmentation ne soient produites par les cellules mêmes de l’agrégat. Ce phénomène a été constaté directement par LoeB (Arch. f. Entwickelungsmech., 1895, vol. I, p. 461) dans les blastomères de Arbacia.
th 2e :
même que la production de substances diffusibles de: la part des blastomères, ne fait jamais défaut, quoiqu’elle puisse être très tardive. Nous en avons un exemple dans la segmentation des oeufs des Mammifères, où la formation d’un liquide à l’intérieur de l’agrégat cellulaire n’a lieu qu’à segmentation très avancée.
En tout cas, l'accumulation d’un liquide à l’intérieur de l’agrégat cellulaire déterminera la formation d’une Wastula de cette première phase de l’ontogénèse, si commune et si caractéristique dans le développement de la plupart des organismes animaux, et dont l’origine, ainsi qu’on le voit, ne réside que dans des phénomènes exclusivement mécaniques, chimiques et physiques, à savoir l’entrecroisement des plans de segmentation, la production de substances de sécrétion, et la diffusibilité de ces substances à l'extérieur des cellules qui les ont sécrétées.
Or ces substances, dès qu’elles apparaissent dans la cavité de la blastula, jouent un rôle mécanique qui n’est pas sans importance dans la seomentation ultérieure des blastomères : role dont on ne doit pas cependant exagérer la portée, et que nous pourrons apprécier dans sa juste valeur en analysant attentivement les conditions qui accompagnent la formation de ces substances.
Il faut, avant tout, remarquer que l'oeuf, du commencement de sa segmentation jusqu’à la gastrulation, jouit d'une indépendance presque absolue du milieu extérieur. Je veux dire que, si l’on excepte l'oxygène, qui est, en partie du moins, puisé à l’extérieur, toutes les autres substances chimiques servant à la nutrition du bioplasma de l'oeuf et des blastomères sont fournies par le deutoplasma, par le vitellus formatif particulièrement.
Par là, je ne prétends pas nier que le milieu extérieur puisse influencer de quelque manière le développement de l'oeuf. J’admets parfaitement que les substances chimiques
externes, et surtout les substances salines dissoutes-dans l’eau