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üne symêtrie distinctement rayonnée. Nous avons donc ici un exemple de simple polarité de premier ordre combinée avec une symétrie rayonnée de deuxième ordre. D’autre part, certaines parties de leur corps, telles que les boucliers et les boutons urticants, présentent une symétrie bilatérale.
Dans d’autres Siphonophores, au contraire, dans les Disco-
nanthes, par exemple, la symétrie de l'organisme est rayonnée
ainsi que la symétrie de ses parties.
Dans la plupart des Coelentérés, la symétrie rayonnée de premier ordre de leur corps est combinée avec la symétrie
bilatérale de deuxième ordre des loges ou des cloisons ou bien
encore des tentacules.
Dans les Vertébrés, la symétrie de premier ordre de leur corps est bilatérale; mais les parties de celui-ci possèdent à leur tour ou bien une symétrie bilatérale très distincte, ou bien encore une simple polarité. Le tube nerveux, par exemple, présente une symétrie bilatérale, qui se révèle bien distinctement pendant son développement. Au contraire, les segments primordiaux ne manifestent, dans leur développement
ultérieur, qu’une simple polarité.
Je cite ces exemples pour faire remarquer que la symétrie des organismes n’est pas aussi simple qu’on la considère généralement, et qu’elle peut résulter d’une combinaison parfois très complexe de symétries d'ordres différents. Or, toutes ces combinaisons peuvent être expliquées très facilement par l’interprétation de l’ontogénèse suivant le développement monodique. On trouve dans celui-ci toutes les conditions nécessaires pour l'explication de tous les cas possibles, même les plus complexes.
A mesure que le développement progresse, la constitution de l'embryon deviendra évidemment de plus en plus compliquée: car la formation de nouvelles lignées cellulaires provoquera une hétérogénéité toujours plus grande dans l’agrégat cellulaire représentant l'organisme. Tandis que, pendant la segmentation de l'ocuf, l’agrégat cellulaire ne résultera constitué que
d'un certain nombre de cellules dans une des phases de l’évolution de l'oeuf, ainsi que je l’ai démontré, à la deuxième phase de l’ontogénèse, cette constitution sera plus complexe à cause de la formation de la deuxième lignée cellulaire, et la complication s’accroitra avec la formation des autres lignées suivantes.
Il est vrai que, à mesure que de nouvelles lignées cellulaires se forment, les cellules de lignées précédentes disparaissent peu à peu, en partie au moins, ou totalement, parce qu'elles arrivent graduellement à la phase qui est le point de départ pour une nouvelle évolution; mais cette disparition, qui tendrait à simplifier la constitution de l'organisme, ne sera pas suflisante pour compenser la complication qui va toujours croissant. Ainsi que nous l’avons vu, d’une seule lignée cellulaire peuvent dériver non seulement une, mais deux ou plusieurs autres lignées; par conséquent, la disparition d’une seule de celles-ci peut être suivie par la formation de deux ou plusieurs lignées. |
Nous devons arriver à des conclusions analogues pour le milieu interne.
Le milieu interne de l'oeuf, formé par ses substances deutoplasmatiques, est relativement assez simple; mais le milieu interne de l’agrégat de segmentation, constitué par les produits de sécrétion des cellules aux différentes phases de l’évolution de l'oeuf, doit être inévitablement plus complexe. De même, le milieu interne de l’agrégat cellulaire, à la deuxième phase de l’ontogénèse, sera nécessairement encore plus compliqué: car il contiendra, en partie au moins, les produits de sécrétion des cellules de segmentation et des cellules de la deuxième lignée. De cette manière, le milieu interne de l'embryon, lorsque les lignées cellulaires qui le constituent seront nombreuses, atteindra une constitution d’une très grande complexité.
Il est vrai, ici encore, que la disparition de certaines substances chimiques absorbées par les cellules qui s’en nour-
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