‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 17 sur 87 · LA L · texte numérisé non relu

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ou d’autres parties de la cellule. La biomonade est un «système symbiotique » de particules vivantes, c’est-à-dire de biomores, quel que soit leur nombre. Le seul caractère vraiment distinctif des différents biomores du cytoplasma, du karyoplasma, de l’archoplasma et du corpuscule central, c’est leur nature chimique elle-même.

La symbiose mutuelle est ainsi la base essentielle de la constitution du bioplasma, de la biomonade et de la cellule. C’est sur cette symbiose que les Biologistes devront, je crois, faire converger leurs observations s'ils veulent résoudre plus facilement bon nombre de problèmes vitaux.

La lutte pour la vie et la sélection naturelle, principes excellents de la théorie darwinienne, ne sont et ne seront jamais que des agents de destructione d’élimination. Ils ne sont sûrement pas des agents créateurs. La symbiose, le phénomène le plus important de toute la Biologie, le phénomène sur lequel s’appuient tout le monde vivant, la vie et la perfectibilité de tous les organismes, voilà le véritable facteur de création!

La division de la substance, examinée dans ses moindres particularités, constitue la matière du chapitre VI.

Les interprétations de l’intéressant phénomène de la Kkaryokinèse que nous ont données plusieurs Biologistes distingués sont très nombreuses, Mais il n’en est pas une seule qui soit suffisante pour nous donner une parfaite explication de ce fait.

Frappés des figures caractéristiques de la Kkaryokinèse, les Biologistes se sont efforcés de provoquer dans les substances brutes, au moyen du magnétisme, de l’électricité ou de quelques autres agents, des figures plus ou moins semblables à celles de la Kkaryokinèse. Ainsi, ils négligèrent le point principal de la question, lequel ne consiste pas dans la reproduction plus ou moins exacte des figures karyokinétiques par des moyens artificiels, mais plutôt dans l’explication du mécanisme de la division de la cellule.

Il est, en effet, bien évident que des causes différentes peuvent provoquer une disposition rayonnant dans une masse de particules mobiles, De même, il n’est pas moins évident que, lorsque deux

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Corps à structure rayonnante sont juxtaposés, les rayons de l’un se joignant avec ceux de l’autre forment nécessairement un fuseau. . Mais ces faits sont encore bien loin de nous donner l'explication + de la division!

; Le phénomène qui provoque la division de la cellule est celui-là même qui produit la division d’un biomore et celle d’une biomolécule : c’est l’orientation des parties.

L’assimilation, qui conduit au dédoublement de la molécule,

” condition essentielle de la division. De même que l'orientation &

des atomes, parties constituantes de la biomolécule, provoque son dédoublement ; de même que l’orientation des biomolécules,

- parties constituantes du biomore, produit la division de celui-ci;

à de même aussi l'orientation des biomores, après que l’assimilation a doublé leur nombre, conduit inévitablement à la division de la D cellule.

ge. L’assimilation est donc la cause première et nécessaire de la ; division; l’orientation en est la cause efficiente.

Je ne fais intervenir dans la division aucune. force spéciale, si ce n’est celle-là même de la cohésion qui unit les particules

4 . de tous les corps. Mon interprétation de la cytodiérèse est donc -. d’une simplicité extrême, n'étant point basée sur des forces plus Ê 2 ou moins hypothétiques et mystérieuses.

24 La formation de la centrosphère, celle des filaments des asters 4 et du fuseau et leur accroissement, la constitution de la plaque — nucléaire, l'éloignement des corpuscules centraux et des anses chromatiques et enfin la séparation des deux cellules filles ne Es .t que des phénomènes dépendants d’une cause unique et très "4 simple : l'orientation biomorique.

Les filaments du fuseau ne tirent ni ne poussent, et les corvi | puscules centraux ne développent, pendant la division, aucune ù force spéciale attractive ou répulsive.

Mon interprétation me permet de déduire avec une précision ES mathématique plusieurs lois de la cytodiérèse; lois qui, il faut 4 le remarquer, ne sont pas empiriques, mais « rationnelles » et

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qui nous donnent une explication très exacte des phénomêënes réels. Elles seront exposées dans le chapitre VII.

La possibilité de résoudre avec une précision mathématique plusieurs problèmes de la cytodiérèse est, elle aussi, une autre conséquence de mon interprétation.

Ces solutions, de la plus haute importance pour les Biologistes, sont le sujet du chapitre VIII, où l’on trouvera aussi analysées les causes principales qui peuvent influencer la division et sa direction : telles sont, par exemple, la position des corpuscules centraux, la gravité, les obstacles extérieurs, la pression, la membrane, l’adhésion cellulaire, la présence de substances inertes dans la cellule, l’état physiologique des autres cellules de l’agrégat cellulaire.

Les solutions des problèmes analytiques de la cytodiérèse sont aussi d’une grande importance pour la solution même des problèmes très complexes qui nous sont présentés par la nature. Dans le chapitre IX, on trouvera précisement démontré, comment on peut, par l’application de ces solutions, déterminer avec une exactitude mathématique la direction des plans de segmentation des œufs d’une constitution variée, soit dans les conditions normales, soit dans les conditions artificielles.

CHapirre I

L’assimilation et la reproduction.

RS. SOMMAIRE : Les changements chimiques de la matière — L'assimilation et ses z interprétations — Analyse des phénomènes de l’assimilation et de la repro-

EC duction — Les phénomènes chimiques intimes de l’assimilation — L’assimi- — lation et la reproduction de la molécule de l'acide acétique — Les conditions LC ne nécessaires pour la vie — La réalisation de ces conditions dans la nature — … La complexité de la molécule vivante et son instabilité — La vie relative — + 5

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__ Résumé.

D: Les connaissances que nous possédons actuellement sur la composition de la substance vivante sont certainement très restreintes.

Nous connaissons assez bien la constitution chimique de plusieurs composés organiques qui appartiennent aux orga-

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iSS ou qui en proviennent: tels sont par exemple l’amidon, les sucres, la cellulose, etc. Mais ces composés ne sont pas, comme nous pouvons nous en assurer, une partie vraiment | constituante de la substance vivante. Ils en sont tout sim- | plement un produit de sécrétion ou d’élaboration.

"4 La science biologique a accepté certaines dénominations < 2 par lesquelles les biologistes ont voulu désigner quelques sub- ? stances vraiment vivantes: c’est ainsi que nous parlons de - chromatine, de linine, de pyrénine, etc. Mais ce sont là, évidemment, des mots qui n’indiquent pas une composition chimique bien définie. Ils n’ont, au contraire, qu’une simple gnification morphologique ou physique.

- Je ne nie pas absolument qu’ils n’aient aussi une signification chimique, mais cette Te. doit être en tous cas

ue substance définie, mais QUE une catégorie de sub-

lement par quelques-unes de leurs propriété physiques et, / / peut-être, chimiques. |

Quant à la composition chimique de la substance vivante, nos connaissances positives se réduisent malheureusement à peu de chose. Nous savons seulement qu’elle comprend les éléments: carbone (C), hydrogène (H), oxygène (0), azote (N), auxquels on doit ajouter le soufre (S), le phosphore (P), le fer (Fe) et quelques autres éléments encore, que je crois inutile de mentionner ici.

On doit pourtant constater qu’il n’y a pas un seul des éléments chimiques de la substance vivante qui lui soit exclusivement propre. Tous, au contraire, se retrouvent aussi dans la constitution chimique des corps qui ne sont pas vivants, c'est-à-dire des corps bruts organiques et inorganiques.

Si donc nous voulons trouver une cause scientifique des merveilleux phénomènes vitaux, nous ne devons pas la chercher dans les éléments qui composent la substance vivante. Quand les recherches chimiques auront démontré, dans la substance vivante, la présence d’un corps simple spécial, alors seulement nous serons autorisés à penser que ses manifestations sont dues à ce corps.

De même, aucune interprétation de ces phénomènes ne devra être fondée sur des changements chimiques fantastiques ou hypothétiques. Elle devra au contraire se baser sur les mutations chimiques connues de la matière. )

Or ces mutations peuvent être divisées selon les types suivants :

1° La molécule d’un composé peut se constituer directement par l’union d’atomes différents: C’est la synthèse pure. Exemples : C +0, = CO, H, + 0 — H,0 2° La molécule peut se décomposer directement en ses atomes :

Exemples : CO, =C+O, H,0 = H, + O

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Exemples : 5 Ca0 + H,0 — H, Ca 0, DE SO, + H,0 = H, SO, & 4 Une molécule s’adjoint de nouveaux atomes. & Exemples : CO + 0 = CO, S0, +0 = S0, ”

0 = HO% 0 1 Ba O, — BaO + O nc Dans la molécule il y a, à la fois, entrée et sortie

memyies. :

nts dont ils prennent la place. C’est ce qu’on appelle itulion.

xemples: Ca CO, +H, SO, — Ca SO, + H,0 + CO,

| Ca Fi, +H:S0,— CaS0, + 2H FI

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