‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 18 sur 87 · SU · texte numérisé non relu

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« Si ces modes principaux de permutation chimique se produisent en même temps, les phénomènes seront plus ou moins compliqués; c’est généralement le cas. Les cas les plus simples sont loin d’être les plus fréquents; les deux premières formes, en particulier, ne se présentent que rarement à notre observation » (1). Les changements chimiques du type 6°, c’està-dire les substitutions, sont, au contraire, assez fréquents, et, parmi ceux du type 79, la scission en deux molécules inégales est très commune, tandis que la scission en deux ou plusieurs molécules égales est un phénomène assez rare.

Revenons maintenant à la substance vivante.

Puisque cette substance ne contient pas un seul élément qui ne se retrouve aussi chez les autres composés bruts; puisque, d'autre part, nous ne pouvons pas fonder l'explication des phénomènes chimiques vitaux sur des changements qui n’appartiennent pas aux types mentionnés des changements chimiques de la matière, nous devrons poser cette question: Les changements chimiques énumérés ci-dessus sont-ils suffisants pour nous permettre une interprétation des phénomènes vitaux fondamentaux ?

A cette question, presque tous les biologistes ont répondu et répondent encore aujourd’hui négativement.

En voici la raison.

Parmi tous les phénomènes vitaux, il y en a un qui est, sans aucun doute, le plus caractéristique et le plus fondamental: l’assimilation. Or c’est précisement cette assimilation qui semble échapper aux lois générales de la chimie, et par cela même aux types mentionnés des changements chimiques de la matière.

On sait, en effet, que l’assimilation est le phénomène par lequel l'être vivant puise, dans un milieu nutritif, des substances chimiquement différentes de celles qui le constituent

(1) MEYER L. — Les Théories modernes de la Chimie, vol. Il, 1889, Paris, p. 6.

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