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cycle évolutif constitué de trois développements, on obtiendra d’une seule biomolécule: deux biomolécules à la fin du premier développement; quatre biomolécules à la fin du second; et, à la fin du troisième, c’est-à-dire à la reproduction, huit biomolécules égales à la première: 2 X 2 X 2 — 25 — 8.
On voit par là que la multiplication des biomolécules est en étroite dépendance du nombre des développements qui constituent tout le cycle évolutif. Le dernier développement, qui aboutit à la reproduction, ne fait que doubler le nombre des biomolécules obtenues par les développements précédents. Les biomolécules, qui, à la fin du cycle évolutif, représenteront par leur constitution la biomolécule primitive, seront donc d'autant plus nombreuses que les développements du cycle auront été eux-mêmes plus nombreux; ou, pour plus de précision, le nombre N de ces biomolécules sera déterminé par 2 élevé à une puissance d’un degré indiqué par le nombre » des développements homogénétiques constituant tout le cycle évo- In EN R 7
Nous devons donc en conclure, que, dans le développement biomoléculaire homogénétique, il y a lieu de distinguer deux périodes : 1° une période de multiplication, qui va du premier développement au dernier; 2° une période de reproduction, qui n'appartient qu'au dernier développement.
La multiplication et la reproduction sont donc deux phénomènes qu'il faut bien distinguer et qui ne sont pas toujours concomitants.
C’est là une distinction que les Biologistes devront nécessairement faire s’ils veulent bien comprendre les phénomènes de la Biologie. Tous les organismes, à peu d’exceptions près, nous présentent, dans leur cycle vital, des exemples très évidents de cette distinction, ainsi que nous le verrons plus tard. Je dirai même, dès à présent, que, dans la reproduction par fécondation, il y a au contraire un véritable phénomène de réduction numérique des individus, ainsi que chacun pourra le comprendre très aisément par l’analyse des faits.
Le développement biomoléculaire homogénétique n’est représenté dans la nature que par certains organismes inférieurs, qui vivent dans des conditions spéciales et bien déterminées. J'ai déjà dit, et je le répète, que la division d’une molécule en deux autres égales entre elles est un phénomène qui présente bien des difficultés, et qui exige la présence de certaines substances nutritives, aptes à fournir aux biomolécules les groupes atomiques nécessaires à leurs réactions assimilatrices.
Au contraire, le « développement biomoléculaire hétérogénétique >», par lequel une biomolécule se divise en deux autres biomolécules inégales entre elles et différentes de la biomolécule primitive, est un phénomène chimique très simple, et par là méme très commun et très fréquent dans la nature.
Si nous indiquons par &” la biomolécule primitive et par £”, c”, d”, M" ses constitutions successives jusqu’au dédoublement,
le schéma de ce troisième mode de développement est le suivant: III 714 D” c’ C 114 M [4 = 4 HE j”
Dans ce mode de développement aussi, nous devons sup-
- poser que, des deux molécules e” Z”, une au moins puisse ré-
générer la biomolécule 4”. Sans cela, celle-ci ne pourrait pas être considérée comme une molécule vivante.
Mais, comme les deux molécules e” ?” sont différentes entre elles, il est bien évident que, si nous accordons cette faculté à l’une, les conditions de vie étant les mêmes pour toutes les
- deux, nous devrons la refuser à l’autre.
Je supposerai donc que la biomolécule e” puisse régénérer la biomolécule 4” d’où elle dérive, tandis que la biomolécule
à est impuissante à le faire, et que la régénération de la | 2
biomolécule primitive ait lieu après un second développement
biomoléculaire, par le schéma suivant:
Ils :
Les lettres /”,",n", P” représentent les phases successives de transformations subies par la biomolécule ?” à cause de son
ee UT) ar TE