‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 59 sur 87 · PRET T · texte numérisé non relu

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à la division, comme nous l’avons vu par les fig. 7-12. De même la division ne s’en ferait pas moins, si nous supposions que la cellule possède plusieurs corpuscules centraux.

»° loi. — ZLa centrosphère el les rayons des asters sont des formations morphologiquement instahles, matériellement persistantes.

La formation de ces parties caractéristiques de la cytodiérèse n’est due qu’à la constitution chimique que les biomores de la cellule ont au moment de leur orientation. La division étant achevée et l’assimilation produisant des changements chimiques dans les biomores, ceux-ci changeront leur disposition et, par suite, la centrosphère et les rayons des asters disparaitront nécessairement. Cependant les biomores ne disparaissent pas naturellement; ils ne font que se disposer autrement. Les parties ci-dessus mentionnées ne sont donc éphémères qu’au point de vue morphologique, car la matière qui les constitue persiste toujours.

6° loi. — L'apparilion des cenlrosphères est l'indice du coiïnmenceinent de la division du cyloplasma.

Puisque nous venons de supposer que l’arrangement des biomores du cytoplasma, au moment de la naissance d’une cellule, forme dans celle-ci une centrosphère, ainsi qu’on le voit dans la fig. 13, il est bien évident que la réapparition de deux centrosphères nous indiquera que la cellule est arrivée, par la série de ses métamorphoses, à son point de départ et, en outre, qu'elle à doublé le nombre des biomores. Les centrosphères sont donc l'indice du commencement de l'orientation et par conséquent de la division du cytoplasma.

7° loi. — Les rayons des aslers résultent de la disSposilion en file de plusieurs biomores cyloplasmiques.

Ainsi qu'on peut le voir par les figures 13-21, les rayons des asters sont constitués par des biomores spéciaux cyto=

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plasmiques qui se disposent en files rayonnantes. C’est au

moins ce qui découle naturellement de mon interprétation, et … c'est ce que les cytologistes pourront vérifier par leurs obser- . vations. Cependant je ferai remarquer que les biologistes ne . sont pas rares qui accordent aux rayons des asters une con- # stitution semblable. Si celle-ci n’est pas facile à constater, cela - tient à la petitesse excessive des biomores constituants.

É. 8° loi. — Zes rayons des asters ne lirent ni ne poussent ; - ls s'allongent par accroissement.

4 C’est ce qu’on voit très clairement par les figures 14-21. . L'éloignement des corpuscules centraux n’est pas dû à une — force répulsive spéciale, ni à l’élasticité des rayons; c’est - tout simplement une conséquence naturelle de l'orientation . continue des biomores cytoplasmiques des rayons, qui, à cause de l'impénétrabilité de la matière, en prenant leur place, for- * cent les autres, déjà orientés, à s'éloigner de plus en plus. Il - n’y à donc ni traction, ni poussée de la part des rayons. Ceux-ci - subissent seulement un accroissement en longueur. C’est ce - que, d’ailleurs, KosraNECkI à récemment constaté (1). De même, l'éloignement des chromosomes n’est pas l'effet . d’une traction de la part des filaments des asters ou du fuseau, . mais de l’interposition des autres biomores du noyau qui vont s’orientant.

4 De même aussi, l’étranglement de la cellule qui précède . l'achèvement de la cytodiérèse n’est pas dû, ainsi qu’on le - croit généralement, à la traction des filaments des asters, mais L' à l’orientation progressive des biomores du cytoplasma et à la forme sphérique que nous avons accordée à la cellule au 4 moment de sa naissance et qui doit être reprise pendant la cytodiérèse.

k (1) KosTANECKI (K. von). — Ueber die Bedeutung der Pohlstrahlung …. während der Mitose und ihr Verhältniss zur Theilung der Zelleibes. Arch. .. Î. mikrosk. Anat. XLIX, 1897, p. 651-706.

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Îl en résulte naturellement que a longueur el l'insertion des rayons, la presence où l'absence de la membrane n'ont pas d'imporlance dans l'accorplissement de la cylodierèse.

On sait que toutes les interprétations de la cytodiérèse qui se basent sur la contractilité des rayons ont complétement échoué contre la constatation des faits suivants: que les rayons des asters n'arrivent pas toujours à s’insérer sur le corpuscule central; qu’on n’a pas toujours vu que les filaments du fuseau s’insèrent directement sur les chromosomes; enfin que la cytodiérèse ne s’accomplit pas moins et que l’étranelement de la cellule se fait également, alors même que la cellule ne possède aucune membrane où les rayons des asters puissent s’insérer.

Ces difficultés n'existent pas pour mon interprétation.

9° loi. — Ze fuseau de division n'est qu'une formation morphologiquerment éphémère, qui est due à la convergence reciproque des rayons des deux asters.

Ainsi que Je l’ai déjà fait observer dans le chapitre précédent, la formation du fuseau est une conséquence nécessaire de la structure rayonnante que nous avons supposée dans la cellule au moment de sa naissance. C’est ce que l’on peut voir par les figures 1-6, 13-21, tandis que dans les figures 7-12, qui représentent des biomonades dont la structure n’est pas rayonnante, nous ne voyons pas trace du fuseau.

Il est bien clair que, si nous supposons deux corps ,de structure rayonnante juxtaposés, les rayons de l’un, en se

joignant à ceux de l’autre, formeront un fuseau.

Il est d’ailleurs très évident que la disparition des rayons, comme je viens de le démontrer par la loi 5°, amènera nécessairement la disparition du fuseau.

10° loi. — Zes filumnents du fuseau peuvent étre indiffereminent d'origine cylopasmique où kRaryoplasmique. L'origine des filuments qui constituent le fuseau ne pourra

F être reconnue que par les observations directes. Bien qué, . dans plusieurs cas, le fuseau ne soit constitué que par des fila- | ments cytoplasmiques, ainsi que je viens de le représenter dans les figures 17-20, on ne peut cependant pas exclure absolument que les biomores karyoplasmiques aient leur part aussi dans cette formation. Rien n'empêche, en effet, que les biomores karyoplasmiques puissent prendre un arrangement rayonnant dans la cellule. Cela dépendra de leur constitution . chimique, qui n’est pas la même dans toutes les cellules.

On voit d’ailleurs que l’origine des filaments du fuseau n’a pas d'importance dans l’accomplissement de la cytodiérèse.

11° loi. — Ze spiréme est l'indice du commencement de | Ja division du noyau.

Bien- que cette loi rationnelle ne soit que la répétition - d’une loi empirique, on voit néanmoins que, d’après mon interprétation, nous pouvons avoir une explication de cette loi. La réapparition de la disposition en file des biomores chromatiques, disposition que nous avons attribuée à ceux-ci, - (fig. 13), est l'indice du commencement de l'orientation des » biomores karyoplasmiques, et par là même de la division du noyau.

12 loi. — La formation de la plaque équatoriale est 4 l'effet de l'orientation partielle des biomores du noyau.

* C'est ce qu'on voit dans la fig. 17. Les biomores indiqués k avec les nombres 1-15 s'étant orientés, les biomores chroma- … tiques, déjà disposés en file par leur orientation réciproque qui - a précédé, sont forcés de se ranger dans une zone équatoriale. » L'orientation des autres biomores, qui se fera peu à peu, produira la scission de la plaque équatoriale.

13° loi — Zes chromosomes sont doubles dès la forma- - lion de la plaque équatoriale. ; … La duplicité préexistante des chromosomes est une consé-

quence naturelle de mon interprétation. Puisque, d’après ma sup position, l'orientation ne commence qu'après la division des biomores, puisque, d'autre part, après leur division, les biomores chromatiques ont doublé leur nombre, ainsi que tous les autres, on comprend facilement que les chromosomes qu’ils constituent seront doubles, eux aussi. C’est ce qu’on peut voir dans la Ha Te

Si nous ne pouvons pas toujours constater cette duplicité avec l'observation microscopique, cela tient à la contiguité des chromosomes pendant la phase de plaque équatoriale ; contiguité qui est presque toujours tellement grande que nos moyens d'observation ne sont pas suflisants pour apercevoir l’espace très étroit qui sépare les chromosomes.

Cette duplicité, nous ne pourrons la voir que, lorsque, l’erientation des biomores du noyau continuant, l’espace entre les chromosomes augmentera, par l’interposition des autres biomores, et deviendra ainsi accessible à nos observations.

On sait d’ailleurs que la duplicité des chromosomes dès la phase de plaque équatoriale est un phénomène qui a été quelquefois observé par plusieurs cytologistes. C’est là une confirmation de ma loi rationnelle.

14 loi. — L'éloignement des deux corpuscules centraux el des deux centrosphères est du à l'orientalion progressive des biomores.

C'est là un phénomène mécanique bien naturel. Comme l'orientation progresse, comme d’ailleurs les biomores doivent prendre chacun leur place, les autres biomores qui sont déjà orientés devront s'éloigner pour laisser place aux biomores qui vont s’orientant. Cette orientation progressive produit l'accroissement en longueur des rayons des asters, ainsi que nous l'avons vu par la 8° loi et par les figures 14-16. Nous pouvons donc conclure que l’éloignement des corpuscules centraux est l’effet de l’allongement des filaments des asters.

Il n’est donc pas du tout nécessaire de recourir à l’hypo-

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