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thèse d’une force spéciale répulsive pour expliquer cet éloi- . gnement.
15° loi. — Zes corpuscules centraux, ou les points centaux d'orientation (1), accomplissent une rotalion de 90° aulour du centre de la cellule mère.
Cette loi rationnelle correspond parfaitement, ainsi que . nous le savons, à la loi empirique déduite de l'observation directe des phénomènes. Cependant nous pouvons en avoir ici une explication mécanique d’une précision mathématique. Appelons « axe de la cellule » la ligne droite qui unit le . corpuscule central, ou le point central d'orientation, au centre de la cellule.
Tant que la division des biomores n’aura pas doublé leur nombre, il n’y aura, dans la cellule, qu’un seul corpuscule central, et par conséquent qu’ un seul axe, que nous appel- lerons l’axe de la cellule mère.
Au contraire, aussitôt que le corpuscule central se sera divisé en deux, la cellule mère n’aura plus un seul axe, mais deux, qui deviendront plus tard les axes des cellules filles. Or, si nous considérons qu’à l'instant même où le corpuscule central se divise, les deux corpuscules centraux qui en dérivent sont étroitement contigus, les deux axes de la cellule mère, vu la petitesse des corpuscules, seront en ce moment tellement rapprochés l’un de l’autre, qu'ils feront un angle d’une valeur presque nulle.
Mais lorsque, l'orientation progressant, les deux corpuscules centraux s’éloigneront, les deux axes divergeront de plus en plus et l’angle qu’ils font s’accroitra et tendra à prendre la valeur maximale.
(1: Comme, dans mon interprétation de la cytodiérèse, la présence du
central d'orientation » le point autour duquel se fait l’orientation des biomores cytoplasmiques. Ce point existera toujours, bien qu’il ne soit pas toujours occupé par un biomore.
corpuscule central n’est pas absolument indispensable, j'appelle « point
Or, comme nous supposons que la cellule se divise en deux autres, l’éloignement des corpuscules centraux ne sera plus possible lorsque ceux-ci auront pris une position diamétralement opposée. En ce moment, les deux axes se trouveront l’un sur le prolongement de l’autre, c'est-à-dire qu'ils ne formeront qu'une seule ligne droite unissant les deux corpuscules centraux. Le milieu de cette droite sera le centre de la cellule mère, et les deux axes feront alors un angle plat, c’est-à-dire un angle de 180° (1).
Si l'orientation n’a pas subi de perturbation et qu’elle se soit faite également autour des deux corpuscules centraux, chacun des axes aura donc accompli, autour du centre de la cellule, une rotation dont la valeur sera la moitié de cet angle, c'est-à-dire 90.
16° loi. — ZL'axre du fuseau coïncide avec les axes des deux cellules filles.
Cette loi n’est qu’un corollaire de la loi qui précède. En effet, l’axe du fuseau est la ligne droite qui unit les deux corpuscules centraux. Or nous venons de démontrer que cette droite est donnée par les axes des cellules filles.
17° loi. — La position diamnétralement opposée des deux corpuscules centraux peut élre prise sans allongement de la cellule.
Cette loi à une importance très grande pour la compréhension de certains phénomènes que nous examinerons dans
(1) La valeur de cet angle est étroitement dépendante du nombre des cellules qui résultent de la division. Ainsi, par exemple, si la cellule mère se
/ o divise en trois cellules filles, cette valeur sera de 120° Fe — 120°); si
elle se divise en quatre, elle sera de 90° ot
= 90). Elle est donc dé:
terminée par la somme des angles au centre, c’est-à-dire de 4 angles droits (360°), divisée par le nombre des cellules filles,
le chapitre suivant. Nous pouvons d’ailleurs la démontrer facilement.
En effet, quelle que soit la position du corpuscule central dans la cellule, au moment de sa naissance; quelle que soit la distance qui le sépare du centre de la cellule, cette distance ne pourra jamais être plus grande que le rayon même de la cellule. S'il en était autrement le corpuscule central se trouverait à l'extérieur de la cellule.
Supposons même cette distance aussi grande que possible. Dans ce cas, elle sera égale au rayon de la cellule, et le corpuscule central occupera par conséquent une position tout à fait périphérique.
Lorsque les deux corpuscules centraux auront, dans la cellule, une position diamétralement opposée, la distance de lun à l’autre sera naturellement double de la distance de l’un d’eux au centre de la cellule, c’est-à-dire qu’elle sera le double du rayon de la cellule au moment de sa naissance, et par conséquent égale au diamétre de celle-ci.
Or, la cellule, depuis le moment de sa naissance jusqu’au moment de sa division, a traversé la période assimilatrice. Elle a donc doublé son volume. Si nous indiquons par V le volume de la cellule au moment de sa naissance, son volume au moment de sa division sera donc égal à 2 V.
Indiquons maintenant par 7 le rayon de la cellule de volume V, et par R le rayon de la cellule de volume 2 V. Puisque les volumes des sphères (nous avons implicitement supposé, - jusqu'ici, que la cellule à la forme sphérique) sont entre eux comme les cubes des rayons, on obtiendra: