‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 2)Chapitre 61 sur 87 · TRE · texte numérisé non relu

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Or, si nous supposons 7 = 1 on aura:

3 3 RE V2xr Le V2 — ],26

La cellule mère, au moment de sa division, aura done un rayon R = 1,26, et par conséquent un diamétre égal à 2R, c’est- « à-dire à 2,52, tandis que la même cellule, au moment de sa naissance, c’est-à-dire avant l'assimilation, avait un rayon.

r— 1] et, conséquemment, un diamètre égal à 2.

Mais, comme nous venons de démontrer que la distance des deux corpuscules centraux, lorqu’ils ont pris une position diamétralement opposée, est égale au diamètre qu'avait la cellule au moment de sa naissance, cette distance sera donc égale à 2. Et comme le diamètre de la cellule qui se divise est 2,52, on voit qu'il est plus grand que la distance entre les deux corpuscules centraux. La position diamétralement opposée des deux corpuscules pourra donc être prise sans que la cellule s’allonge. L’allongement de la cellule, ainsi que nous le verrons sous peu, est un phénomène postérieur à l’achèvement de la rotation des deux corpuscules centraux.

18° loi. — ZL'éloignemnent des chromosomes et la formalion des étoiles filles est l'effet de l'orientation ullérieure des biomores du noyau.

On croit généralement que l’éloignement des chromosomes est due à la traction des fibrilles du fuseau. Cependant, bien des objections peuvent être soulevées contre cette interprétation. D'abord les fibrilles n'arrivent pas toujours jusqu'aux chromosomes; en second lieu, on ne voit pas que les fibrilles se raccourcissent pendant la division; on ne voit pas non plus qu'elles s’accroissent en largeur, ainsi qu’il arriverait inévitablement si leur contraction était réelle.

Quoique l’idée d’une traction de la part des filaments du fuseau se présente tout naturellement, je dirais même, quoi-

21e w’elle s'impose à notre esprit, il est néammoins très évident … qu'on ne saurait la concilier avec les phénomènes réels. Aussi

- Dans mon interprétation de la cytodiérèse, l'hypothèse - l'une traction de la part des filaments du fuseau est tout à … fait inutile. Nous pouvons voir, par les fig. 10, 11, 12, que l’é- 4 loignement des biomores noirs, que nous supposons des chro- - mosomes, n'en à pas moins lieu, bien que les filaments fassent à complètement défaut.

Nous l’avons vu dans les fig. 10-12, IS et 19, cet éloigne- - ment n'est pas dù à une traction, quelle qu’elle soit, mais à 4 l’interposition des autres biomores du noyau, qui, en s’orien- . ant peu à peu, forcent les biomores chromatiques à s'éloigner.

| 19° loi. — L’éloignement des noyaux fs est l'effet de l'orientation progressive des biomores cyloplasmiques. Nous avons vu, dans le chapitre précédent, que la division . d’une partie quelconque de la cellule n’est que l'effet de l’orien- … tation complète de ses biomores. C’est ainsi, par exemple, que . l'orientation complète des biomores de la centrosphère produit la division de celle-ci (Fig. 15), que l’orientation complète … des biomores du noyau provoque la division de celui-ci (Fig. 19). | Cependant il est bien évident que les deux noyaux fiis, quoique divisés, se tiendraient toujours contigus l’un à l’autre, tant qu'une cause n’interviendrait pas pour les séparer. Cette cause … est précisément l'orientation progressive des biomores du cy- + toplasma. C’est ce que démontrent très bien les fig. 20, 21.

20° loi. — Ze fuseau est parfailement mobile dans la cellule.

. l'explication de certains phénomènes que nous étudierons dans le chapitre suivant, n’est d’ailleurs qu’une conséquence natu- relle de mon interprétation.

En effet, tout le processus de la cytodiérèse par l'orientation

Cette loi, d’une très grande importance, et qui servira à

des biomores consiste, en dernière analyse, dans la formation et dans l'accroissement graduel de deux masses biomoriques qui deviendront les deux cellules filles, lorsque l'orientation sera achevée.

Ces deux masses biomoriques sont toujours contigués, pendant toute la cytodiérèse, et leurs biomores ont une position corrélativement bien déterminée, ainsi qu’on peut le voir dans les figures 14-21. Les corpuscules centraux, par exemple, du moment où ils sont arrivés en position diamétralement opposée, conservent toujours cette position, parce qu’ils ne peuvent plus se déplacer, ainsi queje viens de le démontrer par la 15° loi. (Cependant, comme nous le verrons bientôt, ils peuvent encore s'éloigner l’un de l’autre, tout en conservant leur position opposée). Les corpuscules centraux ont donc une position fixe, et puisque les àäutres biomores de chaque masse orientée ont un arrangement déterminé par rapport au corpuscule central, ils ont aussi une position fixe par rapport aux biomores de l’autre masse. Nous pourrons donc dire que les deux masses biomoriques ont une position fixe corrélative.

Cependant cette position n’est pas fixe d’une manière absolue, c'est-à-dire que les biomores d’une masse peuvent être déplacés par une force quelconque. Mais comme leur position corrélative est fixe, le déplacement des biomores d’une masse entraînera le déplacement des autres biomores de la même masse, et en même temps aussi le déplacement des biomores de l’autre masse, mais en sens contraire.

Ainsi, le déplacement d’une des masses constituées de biomores déjà orientés pourra se faire librement dans la cellule, mais il sera accompagné d’un déplacement correspondant de l’autre masse en sens contraire. Les deux corpuscules centraux conserveront toujours leur position diamétralement opposée, mais l’axe du fuseau se déplacera.

En conséquence, le fuseau tout entier possédera une parfaite mobilité dans la cellule, mobilité qui sera due à la parfaite mobilité des deux masses biomoriques,

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‘à 5 dans la direction de l'axe du fuseau. Cet allongement, au moment de l'achèvement de la division, est quelque peu plus grand que le rayon de la cellule inère.

Cette loi, qui à une importance très grande pour les solutions des problèmes du chapitre suivant, peut être très facià ‘lement démontrée.

Eneffet: soit V le volume de la cellule au moment de sa naissance et 7 son rayon. Après la période assimilatrice, et par conséquent au commencement de la cytodiérèse, son voiume aura doublé, c'est-à-dire qu’il sera 2V, et son rayon

era R. Or, puisque: ,

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