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lule qui sera la plus avancée dans l’évolution caractéristiqué S de la lignée et d’autres qui se trouveront dans des phases intermédiaires. Dans chacune d'elles aussi, le rythme de segmentation pourra être ralenti ou accéléré et, par conséquent, il donnera origine à une simple polarité, ou bien à une symétrie rayonnée, ou bien encore à une symétrie bilatérale, pourvu, cela est bien entendu, que se vérifient les conditions nécessaires, telles que je viens de les énoncer aux chapitres pré cédents.
Dans chaque groupe cellulaire formé par ces lignées de cellules, et, par conséquent, dans chaque formation morphologique à laquelle ces groupes peuvent donner lieu, c’est-à-dire, en d’autres termes, dans chaque organe de l'embryon, nous pourrons constater une simple polarité, ou bien une symétrie rayonnée, ou bien encore une symétrie bilatérale, et cela, indépendamment de la symétrie de l'embryon, considéré dans son ensemble. Mais comme les parties de l'embryon peuvent, à leur tour, présenter des parties secondaires et celles-ci des parties tertiaires etc., il s'ensuit que chacune de ces parties présentera une symétrie spéciale. Par conséquent, on pourra distinguer dans les organismes des symétries d'ordre différent : une symétrie de premier ordre pour l'organisme considéré dans son ensemble; des symétries de deuxième, de troisième ordre etc. pour les parties secondaires, tertiaires, etc. de l’or-
ganisme même.
Dans l'immense variété que nous présente la nature, nous pouvons trouver des exemples de ces différentes sortes de symétries et de leurs combinaisons. J'en citerai seulement quelques-uns.
Dans plusieurs Siphonophores, la colonie, c'est-à-dire l'ensemble de l'organisme issu de l’oeuf, ne présente pas une véritable symétrie, mais seulement une polarité, dans ce sens que les parties ne sont pas disposées suivant une symétrie bilatérale ou rayonnée, mais originairement suivant une ligne unique le long du stolon. Cependant, ces parties présentent
üne symétrie distinctement rayonnée. Nous avons donc ici un exemple de simple polarité de premier ordre combinée avec une symétrie rayonnée de deuxième ordre. D'autre part, certaines parties de leur corps, telles que les boucliers et les boutons urticants, présentent une symétrie bilatérale.
Dans d’autres Siphonophores, au contraire, dans les Disco-
nanthes, par exemple, la symétrie de l’organisme est rayonnée
ainsi que la symétrie de ses parties.
Dans la plupart des Coelentérés, la symétrie rayonnée de premier ordre de leur corps est combinée avec la symétrie bilatérale de deuxième ordre des loges ou des cloisons ou bien encore des tentacules.
Dans les Vertébrés, la symétrie de premier ordre de leur corps est bilatérale; mais les parties de celui-ci possèdent à leur tour ou bien une symétrie bilatérale très distincte, ou bien encore une simple polarité. Le tube nerveux, par exemple, présente une symétrie bilatérale, qui se révèle bien distinctement pendant son développement. Au contraire, les
segments primordiaux ne manifestent, dans leur développement
ultérieur, qu’une simple polarité.
Je cite ces exemples pour faire remarquer que la symétrie des organismes n’est pas aussi simple qu’on la considère généralement, et qu’elle peut résulter d’une combinaison parfois très complexe de symétries d'ordres différents. Or, toutes ces combinaisons peuvent être expliquées très facilement par l’interprétation de l’ontogénèse suivant le développement monodique. On trouve dans celui-ci toutes les conditions nécessaires pour l'explication de tous les cas possibles, même les plus complexes.
A mesure que le développement progresse, la constitution de l'embryon deviendra évidemment de plus en plus compliquée: car la formation de nouvelles lignées cellulaires provoquera une hétérogénéité toujours plus grande dans l’agrégat cellulaire représentant l'organisme. Tandis que, pendant la segmentation de l'ocuf, l'agrégat cellulaire ne résultera constitué que
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