L.- : 1 dans ceux dérivés des blastomères TE
; ré Bien que ces données, peut être, ne soient pas parfaitement et rigoureusement précises, à cause des difiicultés qu’on rencontre dans ces expériences, par exemple, dans la numération des . cellules et dans le choix d’une phase fixe et constante pour tous les embryons, elles sont néanmoins suflisantes pour nous démontrer que la coïncidence entre ces résultats expérimentaux et mes résultats théoriques est remarquable.
__ HERLITZKA, en opérant sur les oeufs des Amphibiens (1),
3 obtient des blastomères = de l'oeuf de Zrilon cristatus des % embryons absolument normaux. Plus tard, en répétant ses | expériences sur le même animal (2), il constate que de chacun des deux premiers blastomères isolés, on obtient des embryons entiers, symétriques et, sauf la taille, parfaitement normaux; que ces embryons sont de taille plus petite que les embryons | issus de l’oeuf complet, mais plus grande que la moitié de ceux-ci ; enfin que les cellules de ces embryons ont leur vo- lume normal.
SPEMANN (3), en opérant, lui aussi, sur les oeufs de 7rilon, arrive à des résultats analogues. ne
ie Bettr
(1) HERLITZKA A, — Contributo allo studio della capaoità evolutiva dei due primi blastomeri nell’uovo di tritone, in: Arch. f. Entwickelungsmech. Bd. II, 1896, p. 352.
(2) HerciTZKa A. — Sullo sriluppo di embrioni completi da blastomeri isolati di uova di tritone, in: Arch. f, Entwickelungsmech. Bd, IV, 1897, p. 624. + (3) SPEMANX H. — Entwickelungsphysiologische Studien am Triton-Ei, in:
Arch. f. Entwickelungsmech. Bd. XII, 1901, p. 224.
*, “ L'humt OO UTAIT LA
7 RARES à
Mais les echordhes de Driescx et de MorGAx sont les plus importantes, parce qu’elles portent sur des particularités de 4 développement qui nous intéressent d'un manière a spéciale. %
DRIESCH (1) constate que la blastula, la gastrula, le Pluteus
issus d’un blastomère au stade 4 des oeufs d'Oursins, n'ont
À Von : du volume normal: que le développement est ; S
plus lent à mesure que les blastomères sont isolés à une phases 1 plus avancée de la segmentation.
MorGAN, en expérimentant sur les oeufs de Fundulus @» obtient d'un seul des deux premiers blastomères isolés un embryon complet, plus grand que la moitié, mais plus rediei
que tout l'embryon normal, et, plus précisément, d’une aies à peu près égale aux 3 de l'embryon issu de l’oeuf complet.
Dans un autre travail (3), il constate que les larves d’Oursins 4 issues d’un blastomère du stade 2 ne renferment guère que la moitié du nombre des cellules de la larve normale; que celles Eau provenant d'un blastomère du stade 4 en contiennent un peu D". plus du quart, et que celles provenant d’un blastomère du stade a 8 en contiennent sensiblement plus du huitième. 3
Mais des recherches plus rigoureuses sur le développe “æ de l’'Amnphioæus (4) lui permettent de constater que le nombre total des cellules présentes dans les larves dérivant des bla- 1
L Ê 2 De stomères —- est environ les —- du nombre des cellules de la #
LA
(1) Driescn H, — Die isolirten Blastomeren des Echinidenkeimes, in : Arch. f. Eutwickelungsmech, Bd. X, 1900, p. 361.
(2) MORGAN T. H, — Experimental Studies on the Teleost Eggs, in: Anat, Anz. Bd. VIII, 1893, p. 803.
(3) MoRGaN T. H, — Studies of the « Partial » Larvae of Sphaeraohinus, n: Arch. f. Entwickelungsmech. Bd, 11, 1896, p. 81. (4) MORGAN T. H, — The number of cells in larvae from isolated blastomeres of Amphioxus, in: Arch f, Entwickelungsmech. Bd, IX, 1896, p. 269,
à En
$ ù larve normale, et que la longueur de ces larves est les 3 de
ladite larve normale; que les larves provenant des blasto-
\ l . . ., mères re montrent environ une moitié des cellules de la larve
normale et que leur longueur est moitié moindre. Enfin MORGAN, revenant tout récemment sur cette intéressante question, arrive, par des recherches plus rigoureuses,
à ces conclusions: que les embryons de 7oropneustes varie-
: 1 1 gatus, issus des blastomères —- et pÉ dont la gastrulation
s'accomplil dans le mnème temps que dans l'embryon complet, : : ’ Due L L L invaginent à peu près —- et y du nombre des cellules qu’in-
vagine l'embryon normal; que les embryons issus des blasto-
2 e dont La gaslrulation se fail plus lard que dans l'embryon complel, invaginent un nombre de cellules proportionnellement plus grand que le normal (1).
Je désire surtout fixer l'attention des Biologistes sur les résultats de ce dernier travail de MoRGAN, parce que, ayant été déterminés avec plus de précision et de rigueur que les précédents, ils concordent d’une manière merveilleuse avec mes résultats théoriques.
Je suis profondément convaincu que les expériences futures confirmeront l'exactitude de mon interprétation et des solutions des problèmes précédents; mais afin que les résultats expérimentaux soient parfaitement semblables aux résultats théoriques, il .est absolument nécessaire que les expériences soient faites avec la plus grande rigueur et précision. On devra tenir un compte exact, autant que possible, non seulement du développement d’un ou de quelques-uns, mais de tous les blasto-
ESS mères TRE et
(1) MorGax T. H. — The proportionate Development of partial embryos, in: Arch. f. Entwickelungsmech. Bd. XIII, 1902, p. 416.
dans les embryons issus des blastomères isolés, en les compa-
rant avec un embryon issu de l'oeuf complet dont la segmen-
tation ait commencé au même instant que dans les oeufs dont les blastomères ont été isolés; enfin la numération des cellules devra être faite avec la plus rigoureuse précision et, ce qui est le plus important et peut être le plus difficile, à la même
phase de développement dans tous les embryons.
$ IIL.
Sur le développement de groupes de blastomères.
Ve PROBLÈME. — Delerminer les résullats du développement de groupes de blastomères séparés au stade de quatre blastomères.
SOLUTION. — La solution de ce problème est aussi simple que celles des problèmes précédents.
Les quatre blastomères étant ce, 4, 4, e, les groupes de blastomères ne peuvent être que les suivants. 1°) cd; ?)de; 3) dd; 4)ce; 5)cde; 6)ded; T)cad
Considérons-les séparément.
1°) Les deux blastomères c né à 3 h. 55’ et 4 né à 3 h. 50° quoique séparés des autres blastomères, n’en poursuivront pas moins leur segmentation. A 11 h. 50, un des blastomères arrivera à la phase limite p. La segmentation est achevée et à ce moment, l’agrégat cellulaire est constitué de 57 cellules, comme il est représenté dans la fig. 30.
L'achèvement de la segmentation subit done un retard. Il a lieu en même temps que dans le développement du blasto-
| d se oct in mère isolé 7; Mais l'agrégat cellulaire présente un nombre de cellules bien supérieur à celui-ci, et quelque peu moindre
, é b que dans le développement du blastomère isolé —. Le nombre
(NES des cellules est donc moindre que le normal, mais bien su- périeur à la moitié de celui-ci.
Si, au lieu de considérer le blastomère 4 né à 3 h. 50’, on considère l’autre blastomère 4 né à 3 h. 55,on comprend aisément que l’agrégat cellulaire résultant sera égal à celui
FR
Fig. 30,
de la fig. 30, et que l’achèvément de la segmentation aura lieu D à 11 h. 55’.
2 Le développement ultérieur se fera, ici encore, comme dans | l'oeuf complet, et on obtiendra la formation d’un embryon complet, quoique un peu plus petit que le normal, mais plus grand que la moitié de celui-ci.
3 2%) La segmentation régulière du groupe des deux blasto- mères 4 né à 3 h. 55’et e né à 3 h. 50’ sera achevée à 10 h. 30, c’est-à-dire à la même heure que dans le développement de l'oeuf complet et, par suite, sans subir de retard. A ce mo-
ment, l’agrégat cellulaire (fig. 31) possèdera 33 Spa £ à-dire à peu près la moitié du nombre normal, et, précisément, : # le même nombre que dans le développement des blastomères "
" ê Les Ke
isolés e
l'achèvement de la segmentation ne subit pas de retard, le rapport entre les nombres des cellules de l'agrégat de seg-
mentation de 2 et de l'oeuf complet est à peu près le même
que le rapport entre les volumes du groupe des blastomères et
de l'oeuf, c'est-à-dire Ex
LA
3) Les deux blastomères homonymes 4 né à 3 h.50’et 4 né à 3 h. 55, donneront lieu, par leur segmentation, à un agrégat cellulaire tel que nous le voyons représenté dans la
mm © NT PA CE. de F. Ut AS a Dow nt .
{ hi | + + se '"
tr ons MANS CETTE A , = pr. +
ue
oo — 251 —
ar En PL Dar | ra a "1 ES . £ « . . . * fi . 32, Où la phase limite p est atteinte à 11 h. 50’, lorsque les cellules sont au nombre de 63. L'achèvement de la seg-
mentation est donc retardé, comme dans le développement du
Ds À
CA “ d ‘ ; __ blastomère isolé a et du groupe des blastomères ££; mais le