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nombre des cellules non seulement n’est pas inférieur au % nombre normal (62), mais il lui est même quelque peu supé- | rieur (63). |
44 Nous pouvons donc avant tout arguer dès à présent que ces deux blastomères auront moins de probabilité que les autres d'arriver à l'achèvement de leur segmentation: car, possédant seulement la moitié de toute la substance deutoplasmatique de l'oeuf, ils doivent néanmoins produire un nombre de cellules plus grand que l'oeuf complet. Mais ce qui mérite une considération tout à fait particulière, c’est la con-
stitution de cet agrégat cellulaire, parce qu’elle nous amène à des conclusions et à des résultats inattendus sur les conséquences possibles du développement ultérieur. En effet, si nous la comparons avec les constitutions des autres agrégats cellulaires, nous pouvons constater une différence sensible.
Tandis que, dans les autres agrégats, il n’y a que deux quadrants dans lesquels on puisse trouver des cellules homonymes contemporaines (ou, pour plus de précision, d'une difrérence de 5 minutes seulement dans leur âge), ici, au contraire, nous voyons que toutes les cellules, d’un côté et de l’autre du premier plan de segmentation, sont homonymes et contemporaines, de sorte que cet agrégat présente une symétrie bilatérale très accentuée par rapport au premier plan de segmentation. ,
Quelles seront donc les conséquences qui en dériveront?
Nous savons que les cellules de la 2° lignée dérivent de la prolifération des blastomères arrivés à la phase limite et que ces cellules forment, dans l’agrégat de segmentation, un groupe impair marquant le plan de la symétrie bilatérale du futur embryon. C’est donc aux dépens de ce groupe de cellules impair et médian qu'apparaitront plus tard les parties antérieures et postérieures de l'embryon.
Nous savons encore que, bien que la 2° lignée cellulaire soit, non pas simple comme la première, mais multiple, à cause des blastomères qui arrivent successivement à la phase limite, l’unité du groupe cellulaire est néanmoins conservée, parce que les blastomères arrivant à la phase limite, sont toujours, dans l'asynchronisme accéléré, contigus l’un à l’autre, et, par conséquent, les lignées cellulaires issues de leur prolifération sont,
elles aussi, contiguës et ne forment qu'un seul groupe de cel-
lules.
Or, dans le développement de l'oeuf complet, aussi bien que des blastomères isolés ou des autres groupes de blastomères que nous avons jusqu'ici considérés, il ne pouvait se former qu'un seul groupe de cellules de la ?° lignée. C’est ce que le
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