‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitaux (volume 3)Chapitre 81 sur 97 · RP NUS RE REERSS · texte numérisé non relu

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et les résultats de la segmentation par ce schéma:

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où l’on voit que les deux premiers blastomères, aussi bien que les quatre premiers, ont la même potentialité évolutive que l'oeuf, et que des 8 premiers blastomères, un seul, g, n'a qu'une potentialité partielle. |

Il est évident que je pourrais continuer de la même manière l'examen des autres développements dimonodiques possibles; mais je crois pouvoir m'arrêter ici, vu que les exemples cités sont suflisants pour faire comprendre au lecteur les conséquences de ce mode de développement. Il me semble au contraire plus opportun d'y ajouter des considérations d'une certaine importance.

Dans les pages précédentes de ce chapitre, je n'ai considéré

la potentialité évolutive de l'oeuf et des blastomères que par rapport à la nature des blastomères qu’ils sont capables de . produire, indépendamment du nombre de ces blastomères et

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è :$ de leur disposition dans l’agrégat de segmentation. Mais si $ Ke. nous tenons compte de ces conditions aussi, nous en ver- 3 e __rons ressortir des conséquences qui ne seront pas sans jim- À Fe portance dans l'explication de certains phénomènes ontogéné- $ À tiques. à E. L'apparition dans l’agrégat cellulaire de segmentation d’un 2 __ blastomère de la série #,c’....p est naturellement la cause É # de la formation plus ou moins tardive d’une différenciation 5 __ histologique ou morphologique dérivant de cette série. En effet, > ee. dans notre cas, le blastomère y’, en présence d’un milieu in- dé terne favorable, pourra donner lieu à une autre lignée de cel- 4 lules, dont la nature sera déterminée par la constitution du | bioplasma de y’ et du milieu interne dans lequel celui-ci à puisera ses substances nourrissantes, tout comme nous l'avons 4 démontré au chapitre XII. É Ç Or, nous pouvons facilement constater que, dans le dévelop- À # pement dimonodique de I° ordre, aussi bien que dans celui de +4 IIe ordre, il ne peut se former qu'une seule lignée cellulaire : | de la série que nous considérons ; tandis que, dans le déve- a S loppement dimonodique de IIE ordre, il s’en forme deux, dans | à celui de IV* ordre, trois; dans celui de V® ordre, cinq; et huit Ÿ dans celui de VI° ordre. #3

Or si, dans l’agrégat cellulaire, les lignées étaient absolument contiguës, de manière que le blastomère de la phase limite d’une lignée ne fût pas séparé du blastomère y’ d'une autre lignée, les différenciations morphologiques dérivées de ces lignées n'en formeraient qu'une seule, parce qu’elles se fusionneraient en une différenciation unique. Mais si, ce qui est plus probable, chacune de ces lignées est separée de l'autre par des cellules interposées, il en résultera évidemment que les différenciations morphologiques dérivant d'elles resteront,

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elles aussi, nettement séparées, et que leur nombre correspondra nécessairement au nombre même des lignées cellulaires caractéristiques des divers ordres du développement dimonodique.

Par conséquent, le développement des blastomères isolés, alors même qu’ils possèdent la même potentialité évolutive que l'oeuf au point de vue qualitatif, ne pourra donner lieu, au point de vue quantitatif, à des résultats identiques à ceux du développement de l'oeuf entier.

Supposons, pour mieux concréter nos idées, que le blastomère y’ soit le point de départ de la formation, plus ou moins tardive, d’une bande ciliée sur l'embryon. Evidemment, nous verrons apparaître sur l'embryon dérivé de l’oeuf entier une, deux, trois, cinq ou huit bandes ciliées, suivant l’ordre du développement dimonodique que nous supposons. Mais si, dans le développement dimonodique de III: ordre, nous isolons les deux premiers blastomères, chacun de ceux-ci, tout en étant capable de produire la différenciation histologique et morphologique caractérisée par la bande ciliée, n’en produira pas deux, comme dans l’embryon normal, mais une seule.

De même, dans le développement dimonodique de IV: ordre, où le nombre normal des bandes ciliées serait de trois, un des deux premiers blastomères, le blastomère b, isolé, ne donnerait lieu qu'à deux bandes ciliées, et l’autre, €, qu'à un seule bande. De même, des quatre premiers blastomères isolés, trois donneront origine chacun à une bande ciliée, et un n’en proluira pas du tout.

Dans le développement dimonodique de V® ordre, où le nombre normal des bandes serait de cinq, le blastomère b en produirait trois, et le blastomère c deux seulement. Des quatre premiers blastomères isolés, trois en produiraient une seule, et un seul en produirait deux.

De même, dans le développement de VI: ordre, où les bandes normales seraient huit, les deux premiers blastomères isolés en produiraient, l'un cinq, et l'autre trois; et les quatre pre-

miers blastomères isolés produiraient l’un, trois bandes ; deux,

deux bandes chacun, et un, une bande seule.

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