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. si, au lieu de 14, nous supposions 17 phases de l’évolution de
l'oeuf, nous obtiendrions 2584 blastomères de la phase limite.
Nous avons vu que le blastomère de la phase limite de l’évolution de l’oeuf devient le point de départ de la 2° lignée cellulaire, caractéristique de la 2° phase de l’ontogénèse. Or, si l'on suppose, pour plus de simplicité, que la phase limite de cette 2 lignée cellulaire soit y’ et, par suite, séparée de la phase » par 14 phases intermédiaires, on comprendra facilement, en y appliquant le même raisonnement que nous venons de faire pour l'oeuf, que chaque blastomère p pourra, par sa nouvelle évolution, produire 610 y’. Et si tous les blastomères p pouvant dériver de l'oeuf suivaient la méme évolution, on obtiendrait naturellement 610 x 610 y’ c'est-à-dire 372.100 y’; et par conséquent, si l’on pouvait enlever de l’agrégat cellulaire toutes les cellules y’ à mesure qu’elles apparaissent, on obtiendrait 372.100 fois la régénération de cette cellule.
Mais comme chaque cellule » peut devenir le point de départ d’une autre lignée cellulaire 7 ..... p", par exemple: comme, d'autre part, chaque cellule p’ peut, pour les raisons énoncées, donner origine à 610 p”,le nombre total de ces cellules pourra devenir 610 x 372.100 = 226.981.000.
Nous voyons donc qu’en faisant des suppositions assurément plus simples que les phénomènes réels, on arrive à des résultats vraiment extraordinaires par rapport au nombre des cellules capables de se régénérer.
Il est vrai que, dans le développement des organismes, les blastomères p ne suivent pas tous l’évolution de la deuxième lignée cellulaire; car une partie de ces blastomères suivront une autre évolution, caractéristique des lignées cellulaires bilatérales, dans le cas de la symétrie bilatérale, ou des autres lignées radiaires, dans le cas de la symétrie rayonnée; mais, même en supposant que le nombre en soit plus petit, il est néanmoins évident qu'après une certain nombre de lignées cellulaires, les cellules dérivées de p seront en nombre vraiment extraordinaire.
Or,si nous considérons que les organes de la plupart Fa. organismes qui ont achevé leur développement ontogénétique, | sont formés des cellules issues originairement de l'oeuf, mais en passant par une série plus ou moins longue de lignées cellulaires s'étant succédées l’une à l’autre, nous pouvons nous convaincre que le nombre des cellules de ces organes peut être énorme. 2 Si donc ces cellules arrivaient toutes, absolument toutes, à la … phase limite caractéristique de leur dernière évolution, cestà-dire à la différenciation histologique caractérisant l'organe s que nous considérons, il serait évident qu'à part les dimensions que l'organe acquerrait, la régénération de ces cellules È et, par suite, de l’organe, après l'exportation, ne serait plus possible. Nous venons de voir en effet que la régénération … n’est possible qu'en tant qu’il existe des cellules dans quel- % ques-unes des phases précédant la phase limite et, par suite, capables d'arriver à leur tour à cette phase. Mais si toutes … les cellules sont arrivées à la phase limite, évidemment il n'y: en a plus d’autres à des phases précédentes, et la régénération | devient nécessairement impossible. de Mais cette. transformation totale des cellules d’un organe | quelconque est-elle un phénomène réel? Je ne le crois pas, et je vais essayer de le démontrer. À Considérons donc un organe quelconque 0, et supposons que la différenciation histologique, que j'indiquerai pa Do, soit caractéristique de cet organe.
Pour les raisons que nous venons d’énoncer, les cellules provenant des nombreuses lignées précédentes et capables À d'arriver à la phase 7, en passant par des phases que nous supposerons bo, Co, do ..... , seront au nombre de plusieurs milliards et, parfois même, de plusieurs milliards de milliards. De toutes ces cellules, plusieurs millions ou plusieurs milliards arriveront successivement à la phase 2», et représen=" teront autant d'’élements histologiques caractéristiques de l'organe que nous considérons. Mais pendant que le nombre