‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitauxChapitre 24 sur 47 · PONS · texte numérisé non relu

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à la régénération intégrale de l'oeuf. Cependant il faut remarquer entre elles quelques différences qui ne sont pas sans importance. |

L’addition biomoléculaire que je pose comme base de mon interprétation est, sans aucune doute, un véritable phénomène chimique qui s’accomplit entre les biomolécules des deux sexes. Or, dans le cas de l’addition biomoléculaire interne, ce phénomène chimique s’accomplit dans chaque cellule génétique indépendamment l’une de l’autre, c’est-à-dire avant et sans que les cellules sexuelles s'unissent; tandis que dans le cas de l’addition biomoléculaire externe, le même phénomène chimique ne peut avoir lieu sans l’union préalable de deux cellules, ainsi que nous l’avons démontré.

Et comme le résultat de ce phénomène, dans l’addition biomoléculaire interne, est la formation de quatre biomolécules égales, toutes du même sexe, et, par conséquent, de quatre biomonades ou de quatre cellules mâles ou femelles, il s'ensuit que nous pouvons et devons distinguer nécessairement deux sortes de cellules génétiques, à savoir des cellules génétiques mâles, parce qu’elles donnent origine, après l’addition biomoléculaire, à des cellules mâles, à des spermatozoïdes par exemple, et des cellules génétiques que nous appelons femelles, parce qu’elles donnent lieu à la formation de cellules femelles, d'oeufs.

Mais cette distinction n’est pas toujours possible dans les cellules où l’addition biomoléculaire est externe, et nous pouvons facilement en comprendre la cause.

Il est vrai que la constitution chimique des biomolécules, dans les deux sortes de cellules qui doivent s’unir, est difrérente; mais cette différence peut bien ne pas se rendre manifeste à l'extérieur par des caractères accessibles à nos moyens d'observation.

Or, dans le cas de l’addition biomoléculaire interne, quand même il existe la difficulté ou l'impossibilité de reconnaître les deux sortes de cellules génétiques par des caractères ex-

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té rieurs avant le résultat de l'addition biomoléculaire, ces d ifficultés disparaissent dans la plupart des cas aussitôt qu’après l'addition nous voyons se former des cellules, toutes | d'une sorte, mâles et femelles généralement bien reconnais- Sables par leurs caractères morphologiques. Mais dans le cas de l'addition biomoléculaire externe, cela n'a pas lieu: car l'addition se faisant après l'union des deux sortes de cellules, les quatre cellules ou les quatre biomonades qui en résultent, sont, dès leur origine, des cellules et des biomonades complètes, c’est-à-dire constituées aussi bien de biomolécules mâles que de biomolécules femelles. Aussi n’est-il pas possible de les distinguer en biomonades ou en celluies de l’un ou de l’autre sexe, comme il était possible de le faire dans le cas de l’addition biomoléculaire interne. Or, comme nous appelons fécondation ou conjugaison l’union des cellules devant servir à la reproduction, nous pouvons résumer les différences entre les deux sortes d’addition biomoléculaire par le schéma suivant:

De, Addition biomoléculaire interne

cellules génétiques

. D'une sorte de l’autre sorte | (mâles) | (femelles) addition biomoléculaire addition biomoléculaire formation de quatre formation de quatre cellnles sexuelles mâles cellules sexuelles femelles ne # / e leur union

(fécondation ou conjugaison)

formation de quatre oeufs

Addition biomoléculaire externe Ne .

cellules génétiques

d’une sorte de l’autre sorte

leur union (fécondation ou conjugaison) addition biomoléculaire

formation de quatre oeufs

On conçoit facilement que les considérations que nous avons s faites et les conclusions que nous avons tirées dans ce chapitre même sur le moment et les phases sexuelles, dans le cas de l’addition biomoléculaire interne, peuvent être appliquées intégralement aux cellules PÉTER où l'addition biomoléculaire est externe.

Nous résumerons donc: 1 1°) L'aadilion biomoléculaire peut être interne ou externe. -

2°) Si l'addition biomoléculaire est interne, elle précède 4

La fécondation, et celle-ci est nécessaire pour la régénération 7 intégrale de l'oeuf. ; 3) Si l'addition biomoléculaire es! externe, elle se fait 3 après la fecondation, et le résultat en est la régénération intégrale de quatre oeufs. $ 4) Dans l’une aussi bien que dans l'autre de ces deux sortes d'addilion biomoléculaire, il faut distinguer dans l'étolution des cellules génétiques un moment et une phase sexuels mûles ou femelles, et, par suile, la formation de parties du 4 soma mélagénéliques et de cellules paragénéliques mâles ou À femelles. LE.

CHarirRe V.

L L'addition biomoléculaire externe.

Le

» SOMMAIRE: L'addition biomoléculaire externe dans les êtres unicellulaires — Interprétation des divisions asexuelles de ces êtres — Leur période de préparation biomoléonlaire — Nécessité et utilité de cette périvcde — La multiplication — Nécessité du fusionnement de deux individus — Différences morphologiques et différences bioplasmatiques — Conséquences morphologiques du fusionnement — Contraction de la masse totale — Fusionnement des noyaux ct des biomores — Las deux cytodiérèses successives — Nombre et valeur des chromosomes de ln première cytodiérèse — Formation des tétrades — Résumé.

Après l'exposition que nous venons de faire des phénomènes de la reproduction à un point de vue tout-à-fait théorique, passons maintenant à l'étude des manifestations réelles, telles que nous les pouvons apercevoir dans les cellules constituant les êtres et commençons par l'examen de l'addition biomolé- | culaire externe.

__ Deux cas sont possibles: l°) l'organisme est unicellulaire ; 2°) l'organisme est pluricellulaire.

Considérons-les séparément.

__ L'organisme est unicellulaire.

On sait que plusieurs organismes unicellulaires (et le nombre s'en acéroîtra encore à mesure que nos connaissances progresseront et que les moyens de recherche se perfectionneront) on sait done que plusieurs organismes unicellulaires ont le pouvoir de se diviser sans se conjuguer ou sans se féconder,

"et qu'après un certain uombre de divisions, ils doivent se con- juguer ou se féconder, sans quoi ils ne pourraient se diviser ultérieurement.

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