‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitauxChapitre 26 sur 47 · OS RS · texte numérisé non relu

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Aussitôt que l'union des deux individus sera accomplie, les

biomolécules mâles de l’un s’additionneront aux biomolécules femelles de l’autre et réciproquement. Or cette addition est évidemment un phénomène chimique et exige le contact des biomolécules qui doivent s’additionner et, par suite, la fusion des biomores qu’elles forment.

Nous verrons donc, dans l’accomplissement de ce phénomène, non seulement une simple juxtaposition des deux noyaux, mais une véritable fusion de ceux-ci, et les biomores de la chromatine de l’un et de l’autre s’uniront, eux aussi, pour former un seul biomore.

Ce que nous pouvons apercevoir dans les noyaux doit aussi s’accomplir dans les autres biomores du cytoplasma; mais dans ce cas, le phénomène échappe à notre observation, à cause de l’insuflisance de nos moyens de recherche pour mettre en évidence les particules du cytoplasma. Cependant il faut remarquer que, dans la fécondation de plusieurs Algues, cette union a été constatée et on a parfois réussi à voir que les chloroleucites, par exemple, se fusionnent, eux aussi.

Un autre phénomène caractérisant cette addition biomoléculaire, c’est la contraction que doivent subir nécessairement les deux masses bioplasmatiques après leur union. Cette contraction est la conséquence nécessaire de l'addition même; car il est évident que lorsque deux biomores se fusionneront afin que leurs biomolécules puissent s’additionner, ils ne formeront qu’un seul biomore, et on comprend facilement que ce fusionnement, s’accomplissant entre tous les biomores, produira une diminution dans le volume de la masse totale et, par suite, une contraction plus où moins forte. C’est ce qui précisément a été constaté dans la fécondation de la plupart des Algues.

Une vraie fusion des noyaux, des biomores de chromatine et des autres biomores constituant les bioplasmas des individus qui s'unissent, et une contraction plus ou moins forte de la masse totale après leur union, tels sont donc les caractères di-

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stifs de ce mc de de fécondation, permettant de le distinzur de l'autre mode où l'addition biomoléculaire est interne. Nous verrons en effet que, dans ce cas, l'union des deux individus ou des deux gamêtes n'est pas suivie d'une vraie fusion (phénomène chimique) de leurs biomores, mais seule- ment d'une juxtaposition de ceux-ci (phénomène physique) et, par suite, que la contraction caractéristique, effet d'une réa- ction chimique, ne peut avoir lieu.

Le résultat de l'addition biomoléculaire sera évidemment, ainsi que nous l'avons démontré, la formation d’une biomolécule plus complexe capable de se diviser en deux biomolécules qui, par leur division, donneront origine à deux autres biomolécules égales à celles qui constituaient l'individu A au moment de sa naissance.

Le dédoublement de chaque biomolécule produira évidement, comme nous l'avons démontré dans la [° partie, la di- xision de chaque biomore, et le dédoublement successif des biomolécules, une seconde division des biomores, de manière que chaque biomore produira, par deux divisions successives, quatre biomores.

| Par conséquent, chaque biomore de chromatine donnera origine à quatre autres biomores de chromatine, sans que ces deux divisions successives soient séparées par la période assimilatrice, généralement dite la période de repos.

Quels seront donc les résultats apercevables de ce phénomène chimique ?

Le premier dédoublement des biomolécules en deux autres égales entre elles produira évidemment dans la masse totale des deuxsindividus fusionnés un double système symbiotique, et par conséquent, la division des biomores, constituant, eux ussi, un double système symbiotique, sera suivie de la diision de la cellule, de la cytodiérèse, d'après l'interprétation que nous en avons donnée dans la [° partie de ce travail. Nous verrons donc se former la plaque équatoriale constituée par un certain nombre de chromosomes. Quel sera ce nombre ?

Le 7 P

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Nous pouvons le déterminer en analysant les phénomènes -

qui se sont passés.

Supposons que le nombre caractéristique des chromosomes

de l'organisme A, considéré à l'instant de sa naissance, soit n.

Lors de la première division, après la première période d’as-

similation, ce nombre ne sera pas changé. Les deux individus qui naîtront auront donc le même nombre # de chromosomes, et celui-ci se maintiendra toujours le même jusqu’à la dernière division.

Lorsque deux individus, ayant le même nombre normal x de chromosomes, s’uniront, l'individu résultant de leur union en possèdera un nombre 2»; mais comme chaque chromosome de l’un se fusionnera avec un chromosome correspondant de l’autre, il s'ensuivra nécessairement qu'après ce fusionnement, le nombre des chromosomes sera encore », c’est-à-dire qu'il ne sera pas augmenté.

Par conséquent, lorsque apparaitra la plaque équatoriale …

caractérisant la première division après la fusion des deux individus, nous y verrons un nombre de chromosomes égal

au nombre normal #. Cependant ces chromosomes ne seront

pas équivalents aux chromosomes des autres cytodiérèses, et nous pouvons nous en- convaincre facilement.

En effet, dans les cytodiérèses usuelles, la division de la cellule est provoquée, ainsi que nous l’avons démontré, par la division des biomores, et celle-ci est, à son tour, provoquée par la division de chaque biomolécule en deux autres biomolécules. Par conséquent, chaque biomore et, par suite, chaque

chromosome est, à la phase de plaque équatoriale, double de.

ce qu'il était lors de la naissance de la cellule qui se divise. Nous avons alors démontré que l'effet de l’assimilation est précisément de doubler la substance bioplasmatique de la cellule.

Nous avons même démontré que, à la phase de plaque équatoriale, les chromosomes sont en réalité déjà doubles, quoiqu’ils soient parfois tellement rapprochés que leur duplicité

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| d Ki dent e Ki dé F de s'apercoit pa ; fucilement, et qu'un des résultats de l'orienit on biomorique, cause fondamentale de la cytodiérèse, c'est d éloigner peu à peu l'un de l'autre les chromosomes, de manière que leur duplicité primitive se révèle peu à peu à notre vbsecvation. Quoi qu'il en soit, il est sur que la quantité totale dé chromatine, à la phase de plaque équatoriale, est double le ce qu'elle était à la naissance de la cellule qui se divise. . Mais dans le cas que nous considérons, les choses se passent bien autrement.

En effet, pendant la période de maturation, c'est-à-dire pendant la dernière période d'assimilation précédant l’union des individus fécondables, la substance bioplasmatique a doublé sa quantité, à cause de l'assimilation même, tout comme dans les périodes assimilatrices ordinaires. Et puisque le même Thénomène s'est passé évidemment dans chacun des deux inividus, il est clair que lorsque ceux-ci se fusionneront, la somme totale de la substance bioplasmatique sera le qua- . - Hruple de la quantité primitive. Les chromosomes paraissant dans la plaque équatoriale de la première cytodiérèse ne serout donc pas bivalents comme dans les cytodiérèses ordihuires, mais quadrivalents, c'est-à-dire qu'ils seront équivalents en masse à quatre fois les chromosomes de l'individu A à l'instant de sa naissance.

Quant à la constitution morphologique de ces chromosomes ipercevable par nos moyens d'observation, nous pouvons conidérer ces deux cas possibles: ou bien les quatre chromosomes mivalents constituant chaque chromosome quadrivalent sont, ès la phase de la plaque équatoriale, visiblement séparés lun de Puutre, et alors nous constaterons la formation caractéristique de cette cytodiérese, c'est-à-dire les tétrades ; bu bien les chromosomes univalents sont si intimement aculés l'un à l’autre qu'ils n’en constituent morphologiquement wun seul, et alors nous ne verrons pas la formation réelle ss tétrades, quoique cette formation existe virtuellement dans un dés chromosomes quadrivalents.

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En tout cas, que les tétrades soient visibles, ou qu'elles

ne le soient pas, toujours est-il que deux cytodiérèses suc-

cessives auront lieu sans être séparées par la phase assimilatrice ordinaire (phase de repos), qui est nécessaire et indispensable pour les autres cytodiérèses normales.

Nous verrons plus tard, en parlant de l’addition biomoléculaire interne, qu’un phénomène analogue, avec ou sans tétrades, mais caractérisé par deux divisions successives, a lieu aussi dans la maturation des cellules sexuelles ; mais dans ce Cas, ce phénomène sera accompagné nécessairement d’une réduction à moitié du nombre normal des chromosomes, tandis que, dans le cas présent, cette réduction n’a pas lieu.

Le caractère distinctif de l’addition biomoléculaire externe, ce sont donc les deux cytodiérèses successives et, éventuellement, la formation des tétrades, sans que le nombre normal des chromosomes subisse une réduction quelconque.

Malheureusement, nos connaissances actuelles ne nous permettent pas de citer de nombreux exemples d'organismes où ce mode de fécondation a lieu, parce qu’on n’a pas toujours tenu un compte exact et rigoureux des phénomènes qui suivent le fusionnement des individus, et du nombre des chromosomes avant et après ce fusionnement. Mais si l’on juge d’après les connaissances, quoique insuflisantes, qu’on possède aujourd'hui, on a raison d’arguer que les choses se passent réellement comme nous venons de l’énoncer.

Dans quelques Champignons en effet, et plus particulière-

ment dans la plupart des Algues unicellulaires et dans cer-.

tains Protozoaires, on a constaté que le fusionnement des deux individus est suivi d’une division de la masse totale en quatre autres individus. Or, quelle signification peut avoir ce nombre de quatre, si ce n’est le résultat du phénomène que nous avons décrit ?

Nous possédons des connaissances plus exactes sur certains de ces organismes unicellulaires, et celles-ci coincident d’une manière frappante avec nos résultats théoriques. KLEBAHN à

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