‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitauxChapitre 27 sur 47 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

it Lan à Te - Mc

né and

re

* Le

sh — 0 aù, à. D ) +

HE à

constaté, par exemple, que dans Clostertum et Cosmarium le fuseau qui se forme après le fusionnement de deux individus se divise ensuite en deux demi-fuseaux qui ne reviennent pas au stade de repos nucléaire, mais qui se préparent immédiatement à une seconde division (1)

Certes, dans l'étude de ces phénomènes, la comparaison des résultats théoriques avec les faits réels doit être faite cum grano salis. On ne doit pas oublier que nous sommes forcés ici d'exposer ces résultats d'une manière schématique, en vi- sant surtout à l'explication des phénomènes fondamentaux et en négligeant parfois les phénomènes accessoires qui n'ont qu'une importance tout à fait secondaire et qui ue modifient nullement les résultats principaux.

Ainsi, par exemple, le fusionnement des deux individus peut bien se faire avant que leurs biomolécules soient additionnables. Nous verrons alors leurs deux corps se fusionner sans que les biomores ct, par suite, les noyaux et les chromosomes se fusionnent eux aussi. Mais dès que les biomolécules seront devenues additionnables, leur addition aura lieu et les deux cytodiérèses successives s'ensuivront nécessairement. Cela peut se vérifier dans certains organismes où le fusionnement des individus à lieu, par exemple, à l'automne, et où l'addition des biomolécules ne se fait qu'au printemps suivant. Mais dans ce Cas, nous pourrons constater que le fusionnement des individus n'est pas aussitôt suivi de l'addition de leur biomores, et qu'au printemps cette addition est aussitôt suivie des deux cytodiérèses caractéristiques.

Quant au mode d'accomplissement de ces deux cytodiérèses, cela peut dépendre des conditions spéciales qui peuvent va- __ rier d'une espèce à l’autre, sans que pour cela le phénomène fondamental en soit changé. Dans certains cas, par exemple,

(1) HerrwiG O. — La oellule et les tissus, trad, par C, Juliu. Paris, … vol. I, 1894, p. 262,

LA

LE

= RAS PET tn NE:

où dans le corps des organismes qui se fusionnent il n’y à pas une grande quantité des substances brutes deutoplasmatiques ou de réserve, la cytodiérèse pourra intéresser toute la masse < de fusionnement, qui se divisera en quatre parties égales. On obtiendra alors, après les deux divisions successives, quatre 4 individus égaux au primitif Dans d'autres cas au contraire, soit à cause de la grande quantité des suhstances de réserve, soit encore à cause de phénomènes spéciaux dépendant de la + nature chimique des substances de la cellule, le fuseau de.

ni

division ne pourra contracter de relations de position avec « toute la masse, et les deux cytodiérèses pourront done la di- < viser ou bien en deux masses grandes et deux autres petites, comme dans Closleriuin, où bien en trois masses petites et une 4 seule grande. Dans ce dernier cas, la formation de trois petites | cellules ne contenant point ou ne contenant guère de substances de réserve prendra toute l’apparence de l'émission de globules polaires, à cette différence près que le nombre des chromosomes dans ce cas sera normal et non réduit à moitié, comme dans les véritables globules polaires caractéristiques » de la maturation de l’ovule. Quoi qu’il en soit, on comprend aisément, que le phénomène fondamental et sa signification conservent toute leur valeur. | #

Il est évident que les quatre ou les deux ou l'individu unique qui résulteront de ces deux divisions pourront se diviser ul- térieurement. Ils sont en effet des cellules, des biomonades complètes; ils peuvent donc assimiler soit aux dépens des substances de réserve qu’ils contiennent, soit aux dépens des substances du milieu ambiant externe où ils vivent. Cette assimilation produira donc leur division, et celle-ci pourra se 4 répéter un nombre de fois plus ou moins grand, donnant lieu à la formation de plusieurs individus. Maïs ces divisions n’auront rien à faire avec les deux divisions successives, sans = période intermédiaire d’assimilation. Dans l'examen des pro- … duits résultant de la masse de fusionnement des deux individus, on ne devra donc pas tenir compte du nombre de ces

LA Le

car celui-ci pé ut varier d'une espèce à l'autre, mais s deux cytodiérèses sûccessives, qui sont les seuls et les v ais caractères du phénomène que nous étudions.

26 2) L'organisme est pluricellulaire.

-- Les considérations que nous venons de faire et les con- . clusions que nous en avons tirées pour l'addition biomolé- culaire externe dans les organismes unicellulaires, peuvent être facilement appliquées aux organismes pluricellulaires. - En effet, si nous faisons abstraction de la partie somatique de ces êtres, qui ne nous intéresse pas dans ce cas, nous pou-

vons comparer parfaitement l'oeuf de ceux-ci à l'organisme

er au!

. À, les divisions successives de cet oeuf et plus particulière- . ment les cytodiérèses des cellules génétiques qui en dérivent, - aux divisions de l'organisme A et de ses descendants, c’est-à- | dire aux cytodiérèses de la période de préparation, et les ga- mêtes, produits définitifs de cette période, aux individus qui doivent se fusionner.

Le fusionnement des deux gamêtes sera donc suivi de l’addition biomoléculaire. Le nombre des chromosomes des ga- | mêtes sera normal, et celui des chromosomes de la masse de fusionnement sera, lui aussi, normal. Chacun de ces chromo- somes sera quadrivalent, avec ou sans formation visible de tétrades. Deux cytodiérèses se suivront sans période intermédiaire assimilatrice, (période de repos), et le résultat final sera la formation de quatre oeufs égaux au primitif, ou bien de deux oeufs et de deux corpuscules, ou bien d'un oeuf seul et de trois 4 orpuscules, tous avec le nombre normal de chromosomes.

__ Les exemples de cette sorte de reproduction sont assez fréquents dans certains Champignons et dans plusieurs Algues pluricellulaires.

En concluant, nous pouvons donc résumer :

1° Les bipartlilions aseruelles des élres unicellulaires, interprélées généralement convune de véritables phénomènes | de‘reproduclion, ne sont pas telles.

| 2 Les individus naissant d'une bipartilion d'un indiviau préeistant ne sont pas parfaitement identiques à celui-ci. A chaque division, les individus qui en resullent sont quelque peu différents du premier dans leur constitution bioplasmatique. + 4 Chaque division marque une elape par laquelle la constitution bioplasmatique Se rapproche de celle constitution spéciale où les biomotécules sont addilionnables. ÿ 5 L'ensemble de ces divisions constitue donc la TES 2.

de préparalion nécessaire à l'addition biomoléculaire. B- 6° Chaque reproduction sexuelle des organismes unicelhulaires doit donc étre sépar éede l’autre par une série plus où « moins longue de divisions asexuelles, caractéristiques de celle | 3 période de préparation. ÿ 7° C’est pendant celle période de préparation que se fait 4

la mrulliplication de ces élres.

8° Bien que les individus ou les gaméltes qui se fusionnent e. soient morphologiquement égaux, leur constilution biomolé- À culaire doit néanmoins étre différente. Aussi une vérilable À conjugaison n'exisle pas. 2 9 Si l'addition biomoléculatre est externe, les phénomènes de la reproduction sexuelle doirent se presenter comme il SU:

a) Dans les deux individus ou les deux gamêles qui se . fusionnent, le nombre des chromosomes est normal. b) Le fusionnement est suivi plus ou moins tot de l'ad- ‘3 dition biomoléculaire et, par suile, d'un véritable fusionnement des biomores. Les noyaux ne se juxlaposent pas seulement, mais ls se fusionnent réellement.

c) Le fusionnement des individus ou des gaméles est

suivi dans ce cas d'une contraction de la masse lotale. d) L'addilion biomoleculaire est suivie de deux cylo-dié

rèses successives, sans période intermediaire d'assünilation (période de repos).

©) Le nombre des chromosomes dans ces divisions est | f) Les chromosomes de la plaque équatoriale de la

premiere cylodiérèse sont quadrivalents, avec ou sans fornation visible de létrades. {

di x nat é 2 €" re RS. ». 4 A Le = AT he + EL $ ; MS: > es" rs £- nt Ru RENE “ à =

Page 1