CHAPITRE VI
La maturation des cellules sexuelles
et l'addition biomoléculaire interne.
SOMMAIRE: Les cellules sexuelles — Les périodes de préparation et de maturation génétiques — L’addition biomoléculaire interne et la phase de synapsis — Les phénomènes caractéristiques de la maturation — La formation des tétrades et la réduction du nombre des chromosomes — La disparition des biomores d’un sexe — Les deux divisions successives des spermatocytes, des . ovocytes, de la cellule-mère du pollen, et du noyau micropylaire du sac embryonal — Absence de division qualitativement réductrice — Egalité de constitution bioplasmatique entre les produits de ces divisions — La réduction de la quantité de chromatine - Le chromosome accessoire — Les corpuscules centraux, le spermatocentre et l’ovocentre — Les phénomènes de maturation sexuelle chez les êtres unicellulaires — Résumé.
Passons maintenant à l'étude de l’addition biomoléculaire interne. ÿ =
Ici encore, nous devons considérer les deux cas analogues aux précédents: 1°) ou l'organisme est unicellulaire; 2°) ou l'organisme est pluricellulaire. Mais comme ce dernier est de beaucoup le plus commun et le plus intéressant, nous commencerons par l’étude de celui-ci. | ;
Supposons donc qu’un oeuf fécondé d’une espèce quelconque d'êtres pluricellulaires commence son développement. Comme, dans mon interprétation, la cause de la cytodiérèse réside dans le dédoublement des biomolécules et dans leur orientation, il s'ensuit qu'à chaque cytodiérèse, les biomores des chromosomes et, par suite, les chromosomes mêmes se dédoublant, les deux cellules filles posséderont chacune un nombre normal de chromosomes, dont la moitié d’origine paternelle et l’autre moitié d’origine maternelle.
’ dés doérin me phénomène s'er uivra cie trenent à chaque res Mise et, si nous négligeons pour le moment Es. des cellules somatiques, et ne tenons compte que des cellules génétiques, il est aisé de se convaincre que chacune » celles-ci contiendra, à l'instant où elle nait, par division, l'ue cellule-mère précédente, le même nombre normal de mmosomes et la mème quantité normale de chromatine. Mais la constitution chimique des biomores de chromatine re par suite, des chromosomes, ainsi que la constitution des r iutres biomores ne sera plus la mème qu'elle était dans l'oeuf. Elle aura changé successivement à cause de l'assimilation, t arrivées à la phase génétique, les biomolécules auront commencé leur transformation graduelle dans le sens qui doit “les amener peu à peu à régénérer un des deux produits sexuels, de même que, arrivant à la phase sexuelle, elles suivront deux sortes de transformations chimiques spéciales les amenant à - ]a régénération, ou bien du produit mäle, ou bien du produit femelle.
… Considérons donc ces deux cas séparément.
Nous supposerons que les cellules génétiques en question doivent aboutir à la formation des produits sexuels mâles, - c'est-à-dire que la période génétique se fasse dans le sens mâle. . Cela veut dire, ainsi que nous l'avons démontré, que les bio- . molécules d'origine mâle et d’origine femelle arrivent peu à peu à une constitution telle qu'elles soient additionnables et - que le résultat de leur addition soit la régénération des biomolécules égales à celles d'origine mâle qui étaient contenues dans l'oeuf.
© Pendant toute la période de préparation nous n’aurons à remarquer rien de spécial, si ce n'est l'important phénomène J : de la multiplication; car il est évident qu'à chaque cytodié- ; rèse des cellules génétiques, le nombre de celles-ci s'accroîtra “graduellement; et si ces cytodiérèses sont très nombreuses, on arrivera à la formation d'un nombre extraordinaire de cellules génétiques mäles, de spermatogonies.
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Supposons donc qu’une de ces cellules soit arrivée à la der- nière phase de son cycle évolutif, à la phase de maturation,
et considérons-la au commencement de cette phase.
Evidemment le nombre des chromosomes et la quantité de chromatine seront normaux, et si aucun autre phénomène spécial n’intervenait, l'assimilation de la part des biomolécules, pendant ce dernier développement biomoléculaire, aurait pour effet final le dédoublement de ces biomolécules, et par suite, des biomores et des chromosomes, comme dans les cytodiérèses normales.
Mais comme, dans le cas que nous considérons, à la fin de ce dernier développement biomoléculaire, c’est-à-dire à la fin de la période ou phase de maturation, les biomolécules ont acquis une constitution telle que leur addition devient possible, il s’ensuivra nécessairement qu'arrivées à ce moment de leur développement, les biomolécules mâles s’additionneront aux biomolécules femelles contenues dans la même cellule, c’est-à-dire, qu'aura lieu l’addition biomoléculaire interne.
Or, ce que j'appelle période de préparation est celle même qu’on dit la phase de multiplication des spermatogonies; et la période de maturation est généralement connue sous la dénomination de phase d’accroissement. Arrivée au bout de cette phase, la spermatogonie s’est transformée en spermatocyte de I‘ ordre, et le phénomène caractéristique de cette transformation serait, d’après mon interprétation, l'addition biomoléculaire interne.
Quels seront alors les phénomènes morphologiques saisissables à nos moyens d'observation ?
L’addition biomoléculaire est un véritable phénomène chimique qui s’accomplit entre les biomolécules d'une même cellule. Elle doit donc être accompagnée d'une contraction de toute la masse bioplasmatique, contraction qui est la conséquence même de l’addition: car, par elle, le nombre des biomolécules se réduit réellement à la moitié de ce qu'elles étaient auparavant, quoique les biomolécules résultantes soient de volume plus grand.
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