‹ Les problèmes de la vie. Essai d'une interprétation scientifique des phénomènes vitauxChapitre 32 sur 47 · MIT M · texte numérisé non relu

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ar elle épend, comme nous l'avons vu dans la If° Partie de ce travail, de la constitution de l'oeuf. Le mode et le rythme * de segmentation, la constitution des blastomères, la disposition que ces blastomères prendront dans l’agrégat cellulaire qu'ils forment, disposition dépendant de leurs propriétés physiques ou mécaniques, seront done égaux. Il en sera de même de la phase limite de l'évolution de l'oeuf et du liquide de la cavité de segmentation. 11 s'ensuivra que la constitution des cellules 4 de la deuxième lignée, dérivant, comme nous l'avons vu, du . blastomère à la phase limite et du liquide de la cavité de # segmentation, sera la même. La gastrulation s'accomplira de Ja même facon, et toutes les phases successives seront, pour È. des ruisons analogues, toujours égales à celles qui, à des époques et à des endroits correspondants, se présentaient dans D le progéniteur.

4 Les diverses lignées cellulaires se succèderont pendant toute > Ja durée de l’ontogénèse de la même manière, et les cellules s'arrangeront d’après leurs propriétés physiques et d’après les couditions mécaniques de la mème facon, en donnant lieu à des caractères morphologiques tels que les présentait le pro- < géniteur.

Et comme la différenciation histologique est la conséquence de la constitution bioplasmatique des cellules, aussitôt que celles-ci arriveront à la constitution qui, dans le progéniteur, avait produit une différenciation déterminée, elles se différen- A cieront da la même manière. Mais comme cette constitution î € ne peut être atteinte qu'en passant par une série de cellules . et de lignées cellulaires bien déterminées, il s'ensuit que cette “: différenciation n'aura lieu qu'à la même époque et à la même place que dans le progéniteur.

On concoit en somme très facilement comment tous les caà ractères, même les plus petits et les plus insignifiants, même les caractères qui peuvent éventuellement se manifester après

la mort de l'individu, doivent se représenter dans les fils tels qu'ils étaient dans le père.

dans l'oeuf une force héréditaire énigmatique ou tout cet Échas 13

faudage si artificieux, si peu scientifique et, je crois, si fâcheux Si

pour la science, des particules représentatives ! =

L'oeuf est une cellule et rien de plus qu'une cellule. Il pos- à ;

sède sa constitution bioplasmatique à lui, et, par suite, sa dif

férenciation caractéristique. Il n’est pas plus compliqué que É les autres cellules de l’organisme. Je suis, au contraire, très

convaincu que sa constitution bioplasmatique est plus simple que celle de toutes les autres cellules qui dérivent de sa

segmentation. Cela d’ailleurs se concoit aisément si l’on con-

sidère que celles-ci dérivent de l'oeuf, par suite de l'assimi-

lation, et que ce phénomène chimique très important permet K

au bioplasma d'acquérir une constitution chimique toujours

plus complexe, à mesure que les périodes d’assimilation se

succèdent durant toute l’ontogénèse. Il s’ensuit que la com-

plication, au point de vue chimique, de la constitution du bioplasma est d'autant plus grande que la cellule que nous

considérons est plus éloignée de son point de départ, de l'oeuf: =

car s’il n’en était pas ainsi, on devrait supposer que l'effet …

x Ff w

de l'assimilation est de diminuer, au lieu d'accroître de plus

en plus Ja constitution des biomolécules, ce qui évidemment

n’est pas admissible.

Le développement ontogénétique ne consiste donc pas, comme le croient la plupart des Biologistes modernes, dans une espèce

de décomplication progressive de l’oeuf, mais dans un phéno- P =

mène opposé. Cela n’est pas vrai, o1 du moins n’est pas absolument démontré et on n’a pas, par suite, la moindre raison

de croire que l'oeuf possède un peu de tous les caractères

de l'individu, ou tous ces caractères en entier. Au contraire, il n’en possède aucun. Il ne possède qu'une constitution à lui, capable de donner lieu à deux blastomères déterminés. Ceux-ci

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à leur tour possèdent dans leur constitution la potentialité de donner lieu à quatre autres blastomères déterminés et ainsi

fs de suite, de sorte que la rigoureuse succession des phénomènes

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ues constituant e que nous DL TRENEU est T 4 châque. slant par la constitution qu'ont les s, et que chaque phase est la conséquence de celle qui édait. Mais comme ces phases sont dépendantes en der- 8 analyse de la constitution de l'oeuf, il s'ensuit que toutes hases sont contenues potentiellement dans l'oeuf même, ous avons jusqu'ici considéré l'hérédité dans le cas où la eproduction est asexuelle; et nous avons vu qu'elle est un hénomène dont l'explication est très simple et n’exige point hypothèse d'une structure très complexe de l'oeuf ou d'une orce héréditaire.

Passons maintenant à l'examen de l'hérédité dans les orranismes où la reproduction est sexuelle; car dans ce cas ’ex plication peut, de prime abord, paraître quelque peu plus >ompliquée. Nous serons amenés à des considérations sur la nature des caractères somatiques, qui ne seront pas sans imortance dans ce sujet et dans l’intéressante question de l'hypridisme.

- Il est clair que, dans les conditions actuelles de la science, ne pouvant absolument connaitre la vraie constitution chiun que intime de l'oeuf, nous soinmes contraints de juger de l'hérédité d'après les manifestations du développement de oc euf, c'est-à-dire d'après ces caractères que nous appelons | pmatiques.

Or en quoi consistent ces caractères?

Ils se réduisent, en dernière analyse, à trois catégories: n nphologiques, physiques et chimiques. Mais si ces trois caé gories de caractères peuvent, dans la plupart des cas, se na ifester toutes à la fois, il n'en est pas toujours ainsi. ’arfois nous ne connaissons que les caractères morphologiques s espèces; parfois, au contraire, ceux-ci ne sont pas sufisan ts et ne paraissent que des caractères physiques ou chiiiques.

Tous les êtres présentent des caractères somatiques, ceux mêmes qui ne possèdent pas un vrai soma dans le sens mor-

sont toutes les manifestations, eee que soit leur nature, qui sont indépendantes du germe et qui se manifestent pendant | la vie de l’organisme qui en dérive, la conclusion que nous venons de tirer est parfaitement exacte. | L

Voici une spore de Bacillus amylobacter. Elle ne conties point de substance amyloïde. Celle-ci se produit seulement pendant la germination et la vie du Bacillus qui en dérive. Voilà dans cette substance amyloïde un caractère somatique, | bien que le Bacillus ne présente pas un véritable soma. 2

Prenons la spore d’une bactériacée à chlorophylle. Elle ne à contient pas cette substance. La production de celle-ci de la part de l'individu qui en dérive est donc un caractère soma- T3 tique. À ni

Parfois les substances qui se forment, effets de l'activité : vi-. tale des êtres, ne restent pas dans le corps. Elles en sont ; éliminées à mesure qu’elles sont produites; mais elles n’en sont pas moins, pour cela, des caractères somatiques. Nous Savons, par exemple, que la connaissance de certaines Bactériacées | : des fermentations est basée sur les composés chimiques qui ne. 4 sont pas contenus dans leur spore et qui se produisent pendant leur vie. Ces composés, bien qu’existant en dehors du corps de. l'être, n’en sont pas moins leurs caractères somatiques. Fa

Ilen est de même des phénomènes physiques résultant de 14 vie de certains organismes. La phosphorescence, par exemple, produite par les Bactériacées photogènes est un caractère 4 somatique de ces êtres. 4

Je crois que ces exemples sont suflisants pour démontrer que les caractères somatiques sont indépendants du soma, et que chaque organisme, bien que dépourvu de vrai soma, en possède toujours, quelle que soit sa nature. .

Quoi de plus d’ailleurs? L'oeuf même et le spermatozoïde | à possèdent leurs caractères somatiques distinctifs: l'oeuf, dans … le deutoplasma et dans la membrane; le spermatozoïde, dans la queue, le filament et les bandelettes.

« 1 Leg , NA:

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eutr » part, il ne faut pas croire que le soma soit si inment lié à la constitution pluricellulaire des êtres qu'il ne isse exister sans celle-ci. Nous avons une foule d'exemples êtres lesquels, bien qu'unicellulaires, possèdent néanmoins in vrai soma. Je n'en citerai que quelques-uns.

ans les Grégarinides, l'epimérite et le protomérite, ainsi que la plus grande partie du deutomérite n'existent pas dans | spore. Ces parties sont donc des productions vraies con-

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