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ituant par leur ensemble le soma de ces Protozoaires. . Dans Voctiluca, le corps de l'adulte est très différent du corps e la spore. On y voit des parties qui n'existent pas dans
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elle-ci. On doit donc les retenir comme des formations constituant le soma.
Chez Colpoda, parmi les Infusoires, RHUMBLER (1) a démontré que la spore est très simple et qu'elle ne possède aucune des ies (cils vibratils, filaments contractiles, vacuoles, granuations, etc.) caractéristiques de l'adulte. Je crois qu'il en est de 1ème de la plupart au moins des autres Infusoires. Ne sommes- 1s pas dans ce cas en présence d'un vrai soma de ces Proozoaires ?
à pourrais multiplier ces exemples; mais je m'en tiens à ux-ci seulement, parce que je crois qu’ils sont suflisants pour montrer l'exactitude de ma conclusion.
Or, quels que soient ces caractères somatiques, ils sont toujurs une production, une sécrétion du germe, soit que ces p: oductions diflluent au dehors du corps, soit que par leur ature elles restent dans le corps, soit encore qu'elles jouissent e propriétés spéciales physiques, chimiques ou physiologiques. J'où nous "pouvons conclure d'une façon générale que les caactères somatiques sont des sécrétions du germe.
. Dans les organismes pluricellulaires, le soma est constitué
(1) Ravuwscer L, — Die verschiedenen Cystenbildung und die Entiwiokechichte der holotrichen Infusoriengattung CoLropa, in: Zeitschr. f, ISsCH, Zool., 46 Bd., 1888, p. 549,
breuses. Or, si nous considérons les cellules A - comme
formant par leur ensemble le germe, il est évident que les cellules somatiques, et, par suite, le soma, dans ce cas encore él tout comme dans les précédents, peuvent être envisagés comm 1e des vraies sécrétions de l’oeuf. “a
Mais si nous examinons de près ces organismes, nous constaterons facilement que le soma et les caractères somatique S ne sont pas la même chose. |
Chaque cellule somatique, nous le savons, est caractérisée | par une différenciation histologique spéciale, et toute diférenciation histologique, nous l’avons vu (1), est en dern ière analyse la sécrétion d’une substance spéciale de la part du bioplasma de la cellule.
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. Cette substance est donc par rapport à la cellule, considérée | comme organisme, ce qu'est le caractère somatique par rappo 5: à un être unicellulaire. Par conséquent, nous pouvons dire que chaque cellule somatique présente des caractères soma” tiques particuliers qui ne sont que les caractères mêmes de sa différenciation histologique. Or, c’est précisément l’ensembl de ceux-ci qui constitue les caractères somatiques de l’ê: pluricellulaire, de sorte que tout être pluricellulaire présente dans son organisation le soma formé par les cellules somatiques et les caractères somatiques, qui ne sont en réalité q les caractères somatiques de chaque cellule du soma.
La solution du problème de l’hérédité se réduit donc à démontrer comment à des phases et à des endroits déterminés SJ se reproduisent dans le fils les mêmes caractères somatiques des progéniteurs. 4
Considérons avant tout les caractères somatiques chimiques, à savoir ceux qui ont leur base sur des substances spéciales caractérisant la différenciation histologique des cellules SO-
matiques.
(1) V. 11° Partie, chap. I.
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Des substaggs, nous le savons, sont produites par l'élabo- “ation du bioplasma des cellules. Or, si nous considérons que | - ces cellules dérivent, par des cytodiérèses successives, de la
ce lule oeuf; que cet oeuf contient, dans le cas de la repro-
duction sexuelle, des biomolécules mâles et femelles; que ces Fa biomolécules, quoique transformées, se transmettent successi-
vement d'une cellule à l'autre, grâce au principe même qui régit la cytodiérèse, c'est-à-dire le dédoublement des biomolécules et des biomores et leur orientation, nous arrivons inévitablement à cette conclusion que chaque cellule du soma doit, dans son bioplasma, contenir des biomolécules mâles et des biomolécules femelles, tout comme l'oeuf les contenait, sauf, bien entendu, leur constitution qui naturellement sera plus ou moins transformée et changée.
Il s'ensuit nécessairement que la substance sécrétée par le bioplasma et formant le caractère somatique d'une cellule du soma, sera le produit de l'élaboration des biomolécules mâles et femelles à la fois.
Je ne veux pas exclure d’une manière absolue que cette élaboration puisse se faire parfois aux dépens des biomolécules d'une seule sorte, ce qui ne compliquerait nullement notre interprétation; mais je crois que, dans la plupart des cas, elle a lieu par le concours des biomolécules des deux sortes.
Et s’il en est ainsi, que s’ensuivra-t-il?
Puisque la constitution chimique de la substance sécrétée est en rapport très étroit avec la constitution du bioplasma qui la sécrète, il est clair qu'elle aura le même rapport très étroit avec les deux sortes de biomolécules. Par conséquent, si celles-ci, par exemple, ne sont pas parfaitement identiques dans deux cellules analogues, la substance sécrétée ne pourra être absolument la même.
Concrétons mieux nos idées.
Supposons une cellule a dans un individu, et comparons avec celle-ci une cellule analogue a' d'un autre individu de
la même espèce. Si les biomolécules mâles et femelles formant ces deux cellules sont parfaitement identiques, la substance sécrétée par elles sera, elle aussi, identique dans les deux cellules. Mais si, dans la cellule &, les biomolécules mâles, par exemple, ne sont pas parfaitement identiques aux biomolécules mâles de l’autre cellule &' les substances sécrétées dans les deux cellules différeront entre elles en raison de la difrérence existant entre ces biomolécules. Il en est de même si nous supposons qu’une différence existe entre les biomolécules femelles.
Nous pouvons, pour plus de simplicité, représenter par une formule ce que nous venons d’exposer.
Appelons n° les biomolécules mâles et 7° les biomolécules femelles de la cellule «4, et x la substance élaborée par ces biomolécules. Celle-ci pourra être considérée comme le produit des biomolécules, d’où l’on conclura:
MXN =
c'est-à-dire que la valeur de æ dépend de la valeur des deux facteurs #n', 31° et changera évidemment si ceux-ci changent. Cela veut dire, en d’autres termes, que les caractères somatiques chimiques ne sont pas dépendants de l’une seule des cellules sexuelles mais de toutes les deux, ce qui est très compréhensible d’après la démonstration que nous venons d'en donner.
Cependant il ne faut pas croire que toute petite modification des deux sortes de biomolécules doive toujours se reverbérer sur le produit de leur sécrétion. Cela ne se fera évidemment que lorsque ce sera possible, au point de vue chimique. Soit, par exemple, le produit #7 et n° une substance chimique æ dont le nombre des atomes est y. Supposons maintenant que dans une autre cellule analogue la valeur des biomolécules mâles soit 37". La substance chimique pourra bien n'être plus æ, mais une autre substance #' dont le nombre des atomes sera <y ou >, par exemple y F n. Or, pour que
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abs" " ' x ‘ * substance &’ puisse se former, il est nécessaire qu'elle avant tout chimiquement possible, c'est-à-dire qu'elle soit ipatible avec le nombre des atomes y + 7, sans quoi elle ne pourrait exister,
Nous reviendrons d'ailleurs plus tard sur ce sujet, lorsque nous traiterons de l'hybridisme et de ses manifestations. Quant aux caractères somatiques physiques, nous n'avons x'à ajouter peu de mots. Tout phénomène physique a sa base essentielle sur la substance chimique qui le produit. Il en est ainsi de la lumière, de la chaleur, de l'électricité, de la couleur, etc. Il est donc clair que les caractères somatiques physiques ne seront que des conséquences directes des caractères somatiques chimiques.
Il nous reste à considérer les caractères somatiques mor- phologiques.
__ Ceux-ci sont, en partie au moins, dépendants des caractères chimiques. Je veux dire, par exemple, que dans plusieurs cas, la forme d'un organe dépend de sa nature histologique. Mais le plus souvent elle dépend d'un autre facteur, c'est-à- dire du nombre et de la disposition des cellules. Du nombre des cellules dépend la grandeur des organes; de la disposition es cellules, la forme de ceux-ci.
D'où dépend, à son tour, le nombre des cellules? De la prolifération de celles-ci; et comme cette prolifération ne peut se aire sans préalable assimilation, il en résulte que le nombre des cellules dépend de l'assimilation et, par suite, de la con- stitution bioplasmatique d'une part, et du milieu organique de l'autre. D'où nous sommes amenés à conclure que la gran- 4 deur d'un organe tient, en dernière analyse, à Ja constitution … bioplasmatique de ses cellules, c'est-à-dire à une cause chimique, tout comme les autres caractères de la différenciation histologique. |
4 Quant à la disposition des cellules, elle est dépendante de la forme de celles-ci, de leur nombre et des conditions mécaniques dans lesquelles elles se trouvent. Mais la forme est à
leur constitution, comme nous venons de le Fe. les conditions mécaniques sont déterminées dans l'organisme par les autres cellules ; il est donc clair que la disposition des { cellules est, elle aussi, en dernière analyse, dépendante de leur > constitution bioplasmatique.
D'où l’on peut conclure en somme que les race soma-
tiques morphologiques, aussi bien que les caractères soma-
tiques chimiques et physiques, ont leur base et leur. origine | dans la constitution bioplasmatique des cellules et, par sure #
dans celle de l’oeuf.
En résumé, nous conclurons:
1° L'héredilée n'esl pas un phénomène cchs ce propre aux élres vivants. Elle est un phénomène que lous ls
corps présentent. Ge
20 La facullé vraünent propre des étres est la reproduction. a
Celle-ci est la base l'hérédité.
3° Tous les caractères somatiques, les chimiques, les phy- = siques, les morphologiques méme, dépendent en dernière # analyse de la constitution bioplasmalique des cellules, et, par
suîle, de l'oeuf.
4 La cause première de l'hérédilé réside done dans 54
formation, de la part de l'organisme, d'un oeuf égal par sa
conslitulion à celui méme dont l'organisme est issu. Celle
égalité porte non seulement sur le bioplasma, mais aussi sur É,
le deutloplasma de l'oeuf.
San = *