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DES DEPENSES ADMINISTRATIVES

En matière budgétaire, plus qu’en tout autre domaine, les chiffres ont une grande éloquence.

Dans la plupart des pays d'Europe, depuis le début du vingtième siècle et surtout après la grande guerre, les budgets d'Etat ont considérablement grossi. Aux facteurs politiques, monétaires et sociaux qui ont joué dans la Métropole, se sont ajoutées, en Tunisie, des considérations purement locales qui sont le corollaire du développement économique d’un pays jeune et avide de grands travaux.

Il n’en est pas moins vrai que l’examen comparé des différents budgets de la Régence, qui se sont succédé au cours de ces dernières années, ne laisse pas de surprendre quelque peu,

102 LES FINANCES DU PROTECTORAT TUNISIEN Section I. — LEs BupcErs

En 1895, les dépenses ordinaires de l'Etat s’élevaient à 24 millions de francs; en 1900 elles passaient à 26 millions et à la veille de la guerre, en 1914, elles atteignaient 60 millions.

Depuis, la progression s’est accélérée dans des proportions telles qu’il paraît utile de la traduire par des chiffres, dans un tableau détaillé (voir tableau B).

, TABLEAU B BUDGETS 1923-1939 (Chiffres arrondis)

Années Crédits inscrits | Années Crédits inscrits au Titre I au Titre I en frs. en frs. :

TO eee -.. 278.000.000 TOSLERE EURE 596.000.000 1924 ..:.....,:.4: 236.000.000 JOSDEN EPS 670.000.000 SH Re ren Sn A 266.000.000 ISERE …... 651.000.000 LOG SN EEE 291.000.000 JOSÉ RENE 622.000.000 (OZ T REA 370.000.000 LOS RP ARR 592.000.000 TOP PER RER PR te 464.000.000 LOBGERNIERE RERRS 541.000.000 1020 AE Tee 550.000.000 TOBT ES ent 611.000.000 1080 ER PPS 548.000.000 OS SANS EE A 704.000.000

Prévisions pour l'exercice 1939 : 809.000.000.

Ainsi, en moins de 40 ans, (de 1900 à 1939) ), les dépenses prévues au titre Î du budget, c’est-à-dire celles qui ont pour objet la gestion normale du Bien Public, sont passées de 26 millions à 809 millions, ce qui signifie qu’elles sont devenues trente et une fois supérieures.

Si maintenant nous dressons un bilan complet et définitif de chaque exercice, en ajoutant aux dépenses ordinaires effectivement liquidées, le montant des dépenses sur ressources exceptionnelles ou spéciales ainsi que celui des dépenses d'exercices clos et périmés, de nouveaux résultats sont obtenus (voir tableau C).

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