LES MÉTHODES A VISÉES NEURO-VÉGÉTATIVES
Les plus simples consistent en infiltrations splanchniques et en thérapeutiques parasympathicomimétiques ou sympathicolytiques : leur action porte sur la puissance des contractions : mais, si elle stimule le mécanisme compensateur de l'obstruction fonctionnelle, elle augmente en même temps la sténose contractile de la portion recto-sigmoïdienne. C'est pourquoi, si ces moyens permettent d'obtenir passagèrement l'exonération, ils n'auront pas sensiblement d'effet sur la dilatation colique.
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L'anesthésie spinale est souvent insuffisante à provoquer le péristaltisme et la défécation dans les cas de maladie de Hirschprung vraie ([Zuelzer et Wilson).
Les interventions sympathiques proposées en 1927 par les Australiens Wade et Royle ont conquis droit de cité en France grâce à Leriche qui en a fait ressortir le caractère pathogénique. Là, tout à été essayé : syÿmpathectomies ganqlionnaires à différents étages, étendues ou électives: résections nerveuses post-ganglionnaires, splanchnicectomies. Les avantages de ces méthodes sont leur simplicité et leur bénignité : entre les mains de chirurgiens expérimentés ces interventions sont rapides et peu choquantes. Les résultats sont en général spectaculaires : on assiste à la rétrocession complète et immédiate de tous les symptômes de la maladie. |
Mais les résultats éloignés font que ces opérations nous paraissent aujourd'hui beaucoup moins séduisantes : nous disposons actuellement d'un recul suffisant pour en juger : une statistique groupant 180 observations éparses dans la littérature fut établie par Rieder et Blum. On y trouve 70 opérés considérés comme quéris, mais la majorité de ces malades n'ont été suivis que peu de temps. Encore que P. Chalnot et R. Benichoux estiment les résultats post-opératoires appréciés de façon trop optimiste. La plupart des auteurs sont aujourd'hui d'accord pour admettre que ces interventions à visées neuro-végétatives ne peuvent amener qu'une amélioration temporaire, de quelques années au plus, par augmentation momentanée de la puissance musculaire du célon distendu et décompencé. ù
Enfin cette thérapeutique symptomatique ne s'appliquera pas à tous les cas, que le patient soit trop jeune, ou que la maladie soit trop ancienne.