I. llist.. II, Si
a. 1,-1.— 3. Ibiil.
(son propre suicide) ont valu à sa mémoire autant d'admiration que de blâme'.» Celle phrase unique n'est même pas une phrase juste. Le suicide d'Othon ne lut point si admirable. La bataille de Bcdriac n'ayant pas tourné tout de suite en sa faveur, il se tua, victime de son impatience et de ses nerfs, par Timpossibililé où il élail de souffrir rincerlilude, plutôt que par une décision sagement pesée. Selon le mot du vieux Balzac, « il quitta la partie, à cause qu'il ne ga^^na pas du premier coup" ». Tacite, pour mieux opposer la louange et le blâme, s'est laissé aller à grossir Toxpression, suivant un procédé de rhétorique. De plus, il a simplifié le contraste à l'excès. D'aulres actions, en dehors des deux seules qui sont mentionnées, furent, dans la vie d'Olhon, soit k sa honte, soit à son honneur. C'est de l'exposé même des faits^ tels qu'ils ressortent des Histoires, /que nous tirons les moyens de rectilierun jugement qui, sans tout ce qui le précède, resterait sommaire et inexact.]
(Vilellius enfin n'est pas davantage dépeint en une fois. Des deux vices principaux qui le caractérisent, une' gourmandise effrénée et une lâche inertie, le premier n'est même pas rappelé dans le demi-chapitre final qui lui est consacré*, où il ne faut donc voir qu'une nouvelle occasion pour l'historien' d'émettre quelques réilexions rétrospectives. En revanche, au cours de celte année 69 qu'il remplit presque entière'', le vicieux sous son doul3le aspect s'étale à plein. Le glouton d'abord ^^ Il est à table, quand les troupes révoltées de Germanie viennent lui otlrir l'empire, à table quand éclate une émeute parmi ses soldats, S'étant vendu jadis en esclave
I. II, 5o. — 2. Le Prince, cti. 2a. — 3. Tac, Ilist., III, SQ. l\. Du 2 janvier au 20 ou 21 décembre (cf. Goyau^ ChronoL de l'Einp. rom.. p. i^ô et n. 5).