‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 122 sur 177 · Imperatoria brevitate(l · texte numérisé non relu

Imperatoria brevitate(l

à l'idée que les derniers événements nous ont donnée du vieillard ; (ses paroles jurent avec ses actes^ ,l\ porte trop gauchement Thabit de son rôle, pour qu'on ne voie pas aussitôt .que c'est un rôle et un habit d'emprunt., A dire vrai, Tacite ne se soucie plus de son personnage, il ne s'occupe point de, maintenir l'unité de son caractère, il s'est substitué à lui.yLa formule d'introduction n'était pas menteuse : « in hune inoduni locutus ferlar ». C'était nous avertir que le discours contient peu de chose de Galba, si môme il n'est tout entier de l'invention de l'auteur V

Au début se trouvent quelques réflexions générales sur la destinée qui attend Pison, que les flatteurs vont assaillir après son changement de fortune et dont l'âme devra se défendre contre le poison de la prospérité ; réflexions dans le goût de celte époque très mondaine, qui se plaisait aux études morales comme nos salons du xvii'' siècle, et les accueillait avec un plaisir particulier, quand elles s'exprimaient comme ici sous forme de maximes et d'antithèses : secandae res acrioribus stimulis aniinos explorant, quia nûseriae tolerantiir, Jelicilale corrumpiniLir ou encore adiilatio, blandiliae et, pessimum veri affectas venenum, sua cuique utilitas. Mais l'intérêt du morceau, pour nous, n'est pas là. Chez Tite-Live, chez Salluste, chez Scnèque, nous avons lu de ces pensées, devenues banales. La partie la plus curieuse, parce qu'elle est la plus personnelle, est celle qui est consacrée aux deux grosses questions de la transmission du pouvoir impérial et de la forme du gouvernement.

Le malheur de l'Empire fut d'avoir manqué d'une loi de succession ; et il en manqua, pour avoir été vicié dans son principe par le mensonge de son fondateur. Auguste

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