‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 125 sur 177 · I. Optimum quemque adoptio invenict (l, iG · texte numérisé non relu

I. Optimum quemque adoptio invenict (l, iG

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Notre conclusion sera la même, si nous passons à la seconde des questions dont traite le discours : quelle forme de gouvernement convient le mieux aux R^imains ? La réponse est celle-ci : « Les Romains sont un peuple qui ne peut supporter ni l'entière servitude ni Lcntière liberté' ». Qu'est-ce à dire? Pour l'entière liberté, tout le monde est d'accord. L'Empire ne s'établit avec la facilité que l'on sait que parce que le peuple fut trop beureux de se décharger entre les mains d'Auguste du soin de disposer de lui-même. Mais l'entière servitude.^ Est-il exact qu'ils ne l'aient point connue, ceux qui ont connu un Caligula, un Néron? On objecte que le gouvernement impérial n'était pas un despotisme, qu'il y avait un sénat, une opinion publique, qui en limitaient l'arbitraire, que la diflerence ainsi demeurait grande avec les despotismes orientaux oii se trouvait pour les Romains le type de la tyrannie véritable. Et Galba en effet, dans son discours, oppose Rome à l'Orient : « 11 n'en est pas chez nous, dit-il, comme chez ces nations soumises à des rois, où un seul commande en maître et tout le reste est esclave'. » Cependant, voit-on que le sénat ait jamais défendu ses droits ou protesté contre les abus de pouvoir? Au moindre signe du prince il tremblait et rentrait sous terre. Et l'opinion publique, qu'a-t-elle fait pour empêcher les folies de Caligula ou les scandales de Néron? Toute l'opposition, opposition d'un seul homme, fut de s'abstenir d'approuver; son énergie se borna au silence'*. En quoi Caligula enfin, avec ses atroces caprices, ses fantaisies sanguinaires, son mépris inouï de la dignité humaine, Caligula dont on nous raconte qu'il s'amusait à faire

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