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bello. Conséquence : celle lutte entre les légions et les Gaules semblait être une guerre étrangère : qaod inter legiones Galliasqae vclnt externum Juit. Voilà bien net ce que j'entends par Tordre successif: au groupe prin- . ipal succède un groupe secondaire, appendice plus ou moins long, dont les parties, se succédant elles-mêmes au nombre de trois, quatre, parfois davantage, sortent les unes des autres, amenées, entraînées les unes par les autres, et de circonstance en circonstance acheminent la phrase, non point à sa fin logique, mais souIom.MU à la fin qu'a voulue l'auteur'.
Revenons maintenant aux participes (ou adjectifs) se rapportant soit au sujet soit au complément de la proposition principale. Il y a un troisième type de phrase, la phrase dense ou condensée, qui consiste, au moyen de ces participes (ou adjectifs), à ramasser dans une seule proposition, autour d'un seul verbe principal, des circonstances qu'un autre auteur n'eût exprimées qu'à l'aide de plusieurs propositions subordonnées ^
Exemples. — Participes se rapportant au complé-
1. Une variante de ce deuxième type do phrase est le cas où le groupe principal est réduit au sujet et au verbe. Alors le verbe est hardiment jeté en tête de la phrase, laquelle se déroule ensuite, selon l'usage que nous connaissons, avec son cortège secondaire d'ablatifs absolus ou de participes se rapportant au sujet : I, /|0 Agebalur hac illuc Galba, vario turhae fucUianlis impulsii, complelL^ undique basilicis ac Icmplis. liujubri prospecta. — I, 54 aschcilur auxitiorum miles, primo suspectas lampiam..., mox eadem volcens...
2. Ou que Tacite lui-même, voulant employer un autre tour, eût exprimées par une suite de propoilions principales juxtaposées. Voir l'exemple ci-après : consalutatiim et sellae impositu/n rapiunt pouvait devenir consalutant, imponunt, rapiunl. Nous serions alors retombés dans le premier type de phrase, la phrase courte.
aôo LES ruocÉui'S d'aut dans les niSToinES
ment : 76/ très et viginti speculatores consalutatum imperatorem ac paucitate salutanliiim trepidum et sellae festlnanter imposilum strictis mucronihus rapiiint\ — Participes se rapportant au sujet : Doniilianus prima îrriiptione apiid aedituum occullatus, sollerlia liberti lineo amictii lurbae sacricolarum immixlus ig-noralusque, apud Corneliuin Priinum paternum clientem iuxta Velabrum délitait^-.
De telles phrases sont proprement intraduisibles. Le français est obligé de desserrer l'étroit faisceau, de faire circuler un peu d'air dans la masse compacte; il remplace les participes, au moins un certain nombre d'entre eux, par des modes personnels; il a recours à des équivalents. c( Là, vingt-trois soldats de la garde le saluent empereur et, tout tremblant qu'il était à la vue de leur petit nombre, le jettent dans une litière, mettent l'épée à la main et l'enlèvent. — Domitien, retiré dès la première attaque chez le sacristain (d'un petit temple d'Isis au Capitole), dut à l'adresse d'un affranchi de pouvoir échapper sons le déguisement d'une robe de lin, mêlé à une troupe de sacrificateurs, et il alla se cacher près du Vélabre dans la maison d'un client de son père. » jSous avons beau nous évertuer, nous demeurons assez loin du latin. Le caractère exact du texte n'a pu être pleinement conservé.
Mais ce caractère n'est-il pas en contradiction avec cehii de la phrase étudiée précédemment et que j'appelais la phrase allongée .-^ Et n'est-il pas étonnant qu'un même esprit ait conçu deux procédés si divers, presque opposés? L'opposition est plus apparente que réelle. Car ni la phrase dense ni la phrase allongée ne traduisent i par leur forme extérieure la hiérarchie des idées, comme