‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 155 sur 177 · I, I. — 3. I, 24. — 4. I, 3o; I, 39 Tll, 74. - 5. I · texte numérisé non relu

I, I. — 3. I, 24. — 4. I, 3o; I, 39 Tll, 74. - 5. I

206 M;S niOCKDKS d'ahT dans l.F.S HISTOIBES

Ihélique. El (/nanif; cioilihus bellis plus milillbiis fjnam ^ ducihus liccrc' ? Cesl Uml cnseiiihlc une maxime, une i anlilhèse et le trail qui termine le paragraphe. Même chose pour : fnciliore inter malos consensu ad hélium qiuiin in pace ad concordiam-. Puisqu'il y a ainsi pénétrnlion de l'anlilhèse dans la sententia, de l'anlilhèse et de la scntenlia dans la maxime, il ne saurait être question d'enl'ermer aucune d'elles dans un type déterminé de phrase avec interdiction d'en sortir. Laissons-les donc s'exprimer comme il leur plaît, dans l'une ou l'autre dos formes que j'ai indiquées plus haut; et sans être surpris qu'elles se soient adressées à toutes trois presque indilTéremment, considérons maintenant, non plus le moule, mais le contenu.

La sententia jette sa lueur, la plus éclatante possible, soit à la fin d'une phrase, soit à la fin d'un ensemble de phrases. J'ai déjà parlé de son rôle en ce dernier cas, lorsque, après une suite de toutes petites propositions juxtaposées (sans verbe s'il se peut), comme égrenées sur la route, elle prend une valeur de signal pour marquer la fin d'un développement qui n'en aurait pas nécessairement par lui-même. Donnons des exemples. — On se rappelle le début des ///i-/o/A'e.ç, rénumération des catastrophes de l'année 69, tous ces maux dépeints en phrases qui se succèdent pressées, haletantes. Tableau déjà singulièrement sombre. Pour finir cependant, un trait encore, le plus fort, celui qui rendra le mieux l'alTreuse misère des temps qu'on vivait : et qaibas deerat inimicus, per aniicos oppressi^. — Au moment où éclate la guerre civile entre Othon et Vitellius, l'état des esprits à Rome est lamentable. Sénateurs, nobles, chevaliers, c'est à qui luttera de faiblesse et de peur. Mais chez d'autres il y a

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