I. III. 73. — 2. m
3. Il, 78. Cf. encore I, 76 : eaclem formido provinciam Narboncnscm ad VilelUuin vertU, facili transita ad proximos et validiores. — IV, 38: viilyns... relineri commealus... credebat, augentibus famam VltelUnnis qui studlum parlium nonduni posaerant, ne victoribus quidrin inyralo riimore, ([uorum cupiditalos eiternis quoque bellls inexplebilcs nuUa unquam civilis vicloria satiavit, etc.
5. Le manuscrit donne pininuit iil , qu'il faut évidemment corriger; miàs principi doit ôtre gardé et ajferebanl maintenu dans la phrase.
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l'idée. — Hianles in nuKjna fortuna amicoriim cupiditah ipsa Galbae facilitas intendehalK Le participe hiani esl l'équivalent de qaae soient hiare. — A propos de Valens : inopi inventa, senex prod içj us ^. ^ous somnxcs tentés de traduire : « à jeunesse indigente, vieillesse prodigue». Ainsi à chaque instantetsans effort, presque inconsciemment, nous dégageons Tidée générale enveloppée sous le cas particulier. C'est que l'observation, lorsqu'elle creuse assez avant dans l'âme individuelle, atteint nécessairement le fond commun de sentiments et de passions qui est celui de la nature humaine tout entière. Les réflexions psychologiques de l'historien, appliquées à des personnages déterminés, acquièrent une portée universelle. Comme d'ailleurs ce fond qu'elles découvrent est presque toujours trouble, chargé de lie, elles y l)rennent aussi ce goût d'amertume qui s'attache aux pensées des moralistes pénétrants. De là ce qu'on appelle le mot à la Tacite, vérité triste, idée forte, condensée sous une forme très simple et présentée d'ordinaire en antithèse, raccourci vigoureux dont le relief se grave dans la mémoire, airain vibrant dont les résonances se prolongent dans l'esprit : « Isque habitas animoruni fuit at pessimum facinus auderent pauci, plures vellent, omnes paterentur^. — Otho prolendens manus adorare iniUjus, iacere oscula et omnia serviliter pro dominatione. — i\on tumaltiis, non quies, quale magni metus et magnae irae silentium est. — Centiiriones (Vitellius) occidi iiissit, damnatos fidei crimine, gravissimcTinter dcsciscentes*. » Ces mots que l'auteur jette à pleines mains dans son ouvrage, comme un habile tisseur, dit
'i. M. Fabia (Rev. de Phil., 1912, p. go) fait remarquer la doubir grndation : asroiidanlo (poi/cj, /)/urc5, omnes), descendante Coudèrent, relient, paterentur).
'i. I, 28 ; I, 36 ; I, /jo; I, 09.
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JiKte Lipse, sème l'or et la soie sur son étolTe, ce ne it pas tontes' les beautés du style des Histoires, mais 1 est une des beautés originales. C'est le grand slvic Tacite, qui est très grand.
Si, pour terminer, prenant les choses de haut, Ton >'nhrasse d'une seule vue ce style de Tacite, on s'aper-
ra qu'un principe commun explique les différents caractères que je viens d'analyser. Ce principe, c'est le (L'sirdinnover. 11 domine, d'ailleurs, toule la littérature
l'époque. Un courant général portait le siècle vers le iajcunissemenf, la nouveauté; et non seulement l'auleur •*les Histoires, mais Sénèque et Lucain, mais les orateurs, Aper et ses semblables, étaient entraînés à parler ou à écrire autrement que n'avaient écrit ou parlé les grands hommes de la République finissante. Un trait de cette transformation est surtout à retenir, l'abaissement des barrières qui séparaient jusque-là les deu\ langues de' la poésie et de la prose. Klles se rapprochent désormais, se mélangent, vocabulaire et syntaxe. On veut partout de la couleur poétique^ Mèmeceux qui réagissent, même un Quintilieji qui prêche le retour au purisme de Cicé- Ton, ne sont cicéroniens qu'avec bien des tempéraments, et par leurs concessions au goût contemporain ils aboutissent surtout à se donner une manière bâtarde. Tacite subit donc la pression de son milieu et de son époque ; mais comme il a une personnalité plus puissante, il s'empare avec plus de force de la tendance du siècle et la réalise avec plus d'éclat.