‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 164 sur 177 · Tac, tlist., Il, 45. — 3. I, 65. — 4- U, 76; IV · texte numérisé non relu

Tac, tlist., Il, 45. — 3. I, 65. — 4- U, 76; IV

voisines, c'est elle qui nous vaut ce qu'il y a de pittolesquo, d'imagé, d'éclatant dans le style des Histoires. Disons un dernier mot de ce pittoresque du style.

Tacite use peu de la comparaison, à l'inverse d'un Miclielet, chez qui les comparaisons abondent, variées et brillantes à souhait. Quand il y recourt, on a observé que c'était moins pour comparer sous un aspect semblable deux objets ou deux êtres, différents par ailleurs, que pour comparer un seul objet ou un seul être avec lui-même dans deux circonstances différentes'. Il montre bien Vitellius « sous les ombrages de ses jardins, couché ( omme ces animaux qui demeurent engourdis auprès de leur pâture » (iit iynava animalia, qiiibus si cihum siKjgeras, iacent torpentque-). Mais la comparaison prend plutôt avec lui le tour suivant : « Le peuple assistait aux combats qui se livraient dans les rues, comme s'il était aux jeux du cirque, encourageant de ses cris et de ses applaudissements les deux partis tour à tour » (aderat piKjnantibiis spectator populus, utcjue in ludicro certamine lias, rursiis illos clamore et plausu fovehaty.

A la comparaison Tacite préfère la métaphore, non pas tant celle du substantif (assez rare)*, ni même celle de l'adjectif^ que celle du verbe. Voici, par exemple, les cupidités qui s'agitent autour des puissants, convoitises à la bouche ouverte, au cou tendu (Jiiantes in mafjna fortuna amicorum ciipiditates^), la porte de

t. \ianeY, Quomodo dici possit Taciluin fuisse summum pingendi arlijicem, 1896, p. 24-25.

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