I. Hist., I
ncslivis Jlatibus^); tantôt, quand la date est précise, il arrive que cette date, très utile, n'a pas été introduite pour elle-même, mais incidemment, et pour un tout autre motif qu'une raison de chronologie (ainsi nous savons que Vitellius est venu visiter la plaine de Bédriac quarante jours après la bataille; mais le intra quadraqesinmm piujnae dieni sert simplement à expliquer le foediim atque atrox spectaculiim , Finfecte pourriture des cadavres, qui ajoute à l'horreur de la scène'). — Et de même pour le lieu, pour les dislances et les itinéraires. Par quelle route Valens d'abord, Vitellius ensuite débouchèrent-ils de Gaule en Italie? Nous apprenons brusciuement la présence de l'un à Pavie'', celle de l'autre à Turin'; or nous avions laissé le premier dans le pays des Yoconces'' et le second à Lyon**. Où se fitja jonction de Valens avec Cécina ? Nous constatons seulement qu'à un certain moment elle est faite'. Où se tint le conseil de guerre qui décida Othon à livrer bataille^? Le lecteur le devine, sans en avoir été sûrement informé. A la première rencontre avec les Vitelliens, Suetonius Paulinus arrête ses soldats victorieux et sonne la retraite, alléguant la marche qu'il eût fallu soutenir encore pour atteindre les fuyards dans leur camp : tantum insuper laboris atqut itineris'^ ; mais nous ne connaissons au juste ni le chemin déjà parcouru ni celui qui restait à parcourir; et ainsi de suite.
Le récit des opérations de guerre laisse donc en général à désirer'". Aussi le IV* livre des Histoires, dont plus