‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 8 sur 177 · Cic, Brutus, LXXV · texte numérisé non relu

Cic, Brutus, LXXV

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ces dispositions d'esprit, très belle, 1res grande, teintée de niclancolie à la ])ensée que Home pourrait bien un jour fléchir sous le poids de sa puissance, est en même temps très habile ; elle est d'un auteur qui sait son métier. Il a créé autour de lui une atmosphère de sym- ] palhie : nous sommes prêts à écouter l'histoire du peu pie -roi.

Quant aux prologues de Salluste, ils paraissent à première vue assez déplacés. Hors-d'œuvre, dit-on ; lieux communs, et d'une longueur interminable. Exa- • minons d'un peu près. Ils ne tiennent guère, évidemment, au sujet : Quintilien le remarque ' ; on l'avait sans doute déjà remarqué avant lui. Est-ce une raison : pour qu'ils aient déplu aux lecteurs? Varron, Cicéron^dans leurs préambules, s'étaient résignés à l'inconvénient, et l'on ne voit pas qu'ils aient eu lieu de s'en repentir ; autrement ils n'auraient pas commis l'imprudence de récidiver. « Les prologues, dit Gaston Boissier-, étaient comme les ouvertures de certains de nos ; opéras, des morceaux de fantaisie brillante. » Soit. A l'époque de Salluste, ce pouvait être un mérite. La partie lettrée du public, venue tard à la littérature, s'éprenait naïvement de tout ce qui brille. Elle ne faisait pas encore les distinctions nécessaires, et l'ornement, qui n'est qu'ornement, gardait pour elle son prestige. — ^ Mais ce sont des lieux communs. — Peut-être n'en était-ce point alors. Le lieu commun a d'abord été une vérité nouvelle ; et comme, pour devenir une banalité, il faut quMl soit une vérité de bon sens, le Romain, plein de bon sens lui-môme et de jugement solide, -,. répugnant aux finesses, acceptait volontiers ces dévelop-

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