‹ Les procédés d'art de Tacite dans les "Histoires"Chapitre 82 sur 177 · I, 39. — 3. I, 34 et suiv. — l · texte numérisé non relu

I, 39. — 3. I, 34 et suiv. — l

LES TABLEAUX i^n

envahissent la salle du festin et réclament à grands cris la tète des convives.

On pourrait poursuivre. Qu'il nous suffise d'examiner les débuts des différents livres, débuts à sensation, ou romanesques ou dramatiques, ou l'un et l'autre à la fois. Nous connaissons déjà celui du premier. Au second livre, Titus est parti de Judée; il croyait aller rendre ses devoirs et ceux de son père à Galba, l'empereur alors régnant'. En route il apprend coup sur coup que Galba n'est plus, qu'Othon Ta remplacé, que Vitellius menace Othon lui-même; et il s'en retourne sans féliciter personne, ne voulant ni porter à un prince des hommages destinés à un autre,^ ni risquer d'être l'otage soit d'Othon soit de Vitellius. Étrange et réelle complication de ces temps,, où les événements se pressaient si vite que l'on n'était jamais sûr de ne pas être devancé par eux. Mais habile arrangement aussi de la part de Tacite. Quoique l'art y sente un peu l'artifice, cette intervention de Titus, et de Yespasien derrière Titus, est dramatique. Pendant qiie les deux compétiteurs se disposent à entrer en lutte, le troisième, qui les mettra d'accord, apparaît dans le fond de la scène. De la sorte, tous les acteurs sont présentés en même temps ; c'est comme une intrigue gui se noue.

Quant au livre III, il s'ouvre par le conseil de guerre les généraux flaviens réunis à Poetovio en Pannonie'. Moment de grande importance. Il s'agissait d'établir le Dlan général de toutes les opérations ultérieures. Antolius, l'homme de l'ofTensive immédiate, s'opposait aux )arlisans de la temporisation. S'il ne l'avait pas emporté, |e sort de la campagne n'en eût sans doute pas été nodifié ; mais elle aurait été autrement longue et pénible [u'elle ne fut. Cette conférence des chefs n'est pourtant

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