DÉPOUILLEMENT DU PAPIER
réparation du Mélange. — Posons ces deux principes, dont la pratique comme aussi le raisonnement prouvent la justesse.
Pour que la matière de l’épreuve soit belle, il est nécessaire :
i° Que la proportion de gomme soit forte, car la gomme joue dans le mélange le rôle d’un vernis incorporé. C’est à elle qu’est dû le gras du ton; c’est elle qui empêche les noirs de présenter un aspect enterré;
2° Que la couche, après étalage sur le papier, soit homogène et fine : homogène, cela est évident; fine, car elle doit être entièrement traversée par la lumière.
Ces deux conditions, sont antagonistes. En effet, un mélange trop gommeux sera impossible à étaler de façon homogène et fine. Nous arrivons donc à cette règle empirique :
La couche devra contenir la plus forte proportion de gomme compatible avec un couchage aisé et régulier.
Comment l’opérateur s’assurera-t-il que ces conditions sont remplies?
Nous touchons ici du doigt ce qui fait l’originalité du procédé à la gomme, ce qui le sépare des procédés ordinaires de la photographie et le fait rentrer dans les procédés d’art : l’impossibilité de le faire passer sous la toise commune et de le rendre tributaire de la balance de précision.
Comment affirmerions-nous, en effet, que pour un certain poids de mélange il faut introduire un poids déterminé de la solution dégommé. Celle-ci n’est pas une solution ordinaire à un titre précis; c’est une matière organique qui évolue, n’est jamais semblable à elle-même; l’énergie qu’elle détient dans ses réseaux et qu’elle mettra en œuvre lors du dépouillement, pour régenter le départ ou assurer l’emprisonnement des grains du pigment, est chose physique, non mesurable; et alors qu’il faudra dans la composition d’un mélange introduire deux parties d’une certaine solution, il en faudra quatre d’une autre, pour obtenir le même résultat.
Pareillement de la couleur : une couleur très couvrante comme le noir de bougie donnera la même intensité de noir qu’un mélange de rouge et de bleu pour un poids presque moitié moindre.
Et arriverait-on à peser sur les plateaux de la balance la gomme et la couleur, quel dynamomètre réglerait l’action de la main, lourde ou légère, l’action du pinceau, souple ou rigide, qui va, en un effort de violence mesurée, étaler le mélange sur un papier dont la surface ellemême, lisse ou grenue, va opposer au pinceau et à la main des résistances variables et arbitraires.
Pour établir, entre toutes les variables du problème quasi nouveau qui se pose chaque jour, un compromis chaque jour heureux, il nous faudra donc faire appel au double contrôle de l’œil et de la main, instruits et affinés par l’expérience.
Le gommiste doit être, suivant une expression consacrée, un autodidacte. Un traité n’enseigne pas plus le secret de faire une gomme parfaite, qu’une grammaire n’enseigne l’art d’écrire. Il peut simplement indiquer des règles élémentaires et énumérer des faits.
Pour composer et coucher un bon mélange il faut réaliser un
PAR R. DEMACHY
Pl. XIX. Gomme.
PAR C. PUYO
Pl. XX. Gomme.
équilibre entre les divers éléments. On reconnaîtra que cet équilibre est rompu aux signes suivants :
i° Un excès de gomme donnera une mixture très résistante au couchage et faisant prise très rapidement, en moins de 40 secondes; la couche étalée ne sera pas homogène, elle présentera des stries, des marbrures, et sa transparence ne sera pas uniforme. Elle sera longue à insoler. En supposant que l’exposition sous châssis ait été calculée juste, l’opérateur trouvera néanmoins des difficultés à conserver les demiteintes de la gamme moyenne et de la gamme claire. N’oublions pas, en effet, que la théorie du procédé suppose la couche mince.
20 Un manque de gomme, ou, ce qui est la même chose, un excès de bichromate, donnera une mixture trop aisée à étendre, qui mettra plus d’une minute à faire prise et se laissera longuement travailler. La couche obtenue sera régulière mais exagérément fine; d’aspect mat; très rapide à insoler. Au dépouillement, si l’exposition a été régulière, les blancs demeureront teintés, les noirs enterrés, gris sale et sans profondeur. Un excès d’exposition rendra le dépouillement par simple dissolution à peu près impossible.
3° L’excès de couleur aura pour résultat de produire une couche se dépouillant par écailles. On évitera difficilement les arrachements ; les blancs seront teintés et les noirs vigoureux mais sans transparence. Un manque de couleur donnera des images régulières mais manquant d’intensité. L’expérience montre que si l’on introduit dans un mélange des quantités croissantes de couleurs, dans les images successives obtenues l’intensité croîtra d’abord d’une image à la suivante, puis cette intensité demeurera stationnaire. A introduire un excès de couleur, on ne gagnera donc rien en intensité et l’on perdra au point de vue des autres qualités.
Pour se rendre compte de tout cela, le débutant devra donc travailler, tout d’abord, le procédé au seul point de vue expérimental et, avant de songer à l’interprétation, s’être assuré d’abord qu'il est en état de reproduire un cliché avec tous ses détails et toutes ses demiteintes.
Méthode d’Essai. — Pour faire des expériences dignes de ce nom, il convient d’opérer avec méthode. Donc étudier séparément toutes les variables; gomme, couleur, temps de pose. Pour cela prendre un bon cliché, transparent et complet et ne plus le lâcher; utiliser une seule couleur : le noir de bougie et une meme solution de gomme; exposer une série de papiers où l’on aura fait varier la proportion de gomme, puis d’autres où l’on aura fait varier la quantité de couleur, puis d’autres où l’on fera varier le temps d’exposition. En un mot faire des erreurs systématiques et assez fortes pour qu’il n’y ait pas de doute sur les causes des phénomènes que l’on observera.
Ne pas se contenter d’un à peu près; être difficile pour soi-même; chercher toujours un résultat meilleur, une matière pius souple et plus riche. Le royaume de la gomme, comme celui des cieux, n’est pas aux orgueilleux satisfaits.
Et, cette expérience acquise, que l’opérateur ne se flatte pas d’arriver du premier coup à mettre dans son bol un mélange parfait. Il se verra forcé, à chaque fabrication, de sacrifier une feuille d’essai peut-être deux. Seulement grâce à cette expérience acquise, sa main, après ce tâtonnement préliminaire, aura enregistré et comme mesuré le degré de résistance au couchage, son œil se sera rendu compte de ce qui manque à la vigueur du ton; il en conclura immédiatement avec assurance les quantités de gomme ou de bichromate ou de pigment à introduire en supplément dans le mélange; la seconde feuille couchée aura de grandes chances d’être bonne; à coup sûr la troisième le sera.
Indiquons comment le débutant gommiste pourrait exécuter sa première expérience :
Étant donnée une solution de gomme faite à 40 0/0, on introduit, d’ordinaire, dans le mélange une proportion qui peut varier entre gomme 2, bichromate 1, et gomme 4, bichromate 1.
D’autre part, pour couvrir une feuille 18/24, ^ faut compter 3 centimètres cubes de mélange. Par suite, pour préparer, je suppose, six feuilles 18/24, il faudra 6X3= 18 centimètres cubes de mélange; mettons 20 centimètres cubes. Si a priori l’opérateur compte employer
une proportion trop faible de gomme, il prendra : gomme i ,5, bichromate i; le bichromate représentera les 2/5 de 20 centimètres cubes, soit 8 centimètres cubes.
Il versera donc dans le bol, où le mélange va être fait, 8 centimètres cubes de la solution concentrée de bichromate. Puis, prenant un tube de noir de bougie, il écrasera la couleur sur la paroi du bol et la tera, au moyen du pinceau n° 1, dissoudre dans le bichromate. Quelle quantité de couleur mettra-t-il ? L’expérience le lui dira plus tard; en attendant il mettra une quantité de couleur trop faible.
Cela fait, il versera d’un coup 12 centimètres cubes de la solution de gomme et mélangera minutieusement.
Pour se rendre compte du ton, déposer alors sur un papier blanc une goutte du mélange; tâter, puis étaler cette goutte doucement avec le doigt. Le doigt enregistrera d’abord une sensation visqueuse qu’on analysera pour s’en souvenir; puis la goutte étalée sans brutalité donnera une tache; si le mélange est normal, cette tache ne doit pas être d’un noir absolu, mais d’une nuance au-dessous, gris très foncé.
Ceci ayant donné une première indication, il faut maintenant procéder au couchage d’une première feuille d’essai.
Couchage de la Feuille. — Sur la planchette à dessin, poser un bristol. Fixer sur ce bristol, au moyen de quatre punaises, le papier blanc que l’on va couvrir.
Plonger dans le bol la brosse plate n° 2, la tourner, la retourner pour bien brasser le mélange et la faire dégorger sur la paroi du bol, de façon que ce pinceau contienne juste la quantité de mélange nécessaire pour couvrir la feuille. Donner un premier coup de pinceau sur la ligne médiane de la feuille et étaler avec rapidité et vigueur sans laisser d’endroit non couvert. Pour un mélange normal, cette première opération doit durer environ 10 secondes. Prendre alors le pinceau plat n° 3, dit de décharge; le passer, en appuyant fortement, dans le sens largeur, puis dans le sens longueur de la feuille. A ce moment, l’ensemble de la couche doit être uniformément réparti sur la surface. Par
cette opération de premier égalisage, on a enlevé l’excès de mélange, le pinceau s’est chargé, il convient d’en prendre un autre, également plat, dit pinceau de finissage. Avec ce dernier pinceau on continue, sans perdre de temps, le travail ébauché, en ayant soin de faire tourner le bristol portant la feuille de façon à rompre la couche dans tous les sens et à assurer une épaisseur de couche régulière. Au début, broyer franchement la couche, le pinceau incliné, en appuyant fortement sans brutalité; puis, à mesure que la couche résiste davantage en faisant prise, diminuer progressivement l’action à la demande de la main et terminer par un travail à fleur de poil, le pinceau vertical. Cette troisième période, si la 'couche est normale, peut durer de 3o à 40 secondes.
Soit un total de 45 à 55 secondes.
Si, par suite de la prise rapide de la couche, la durée de l’opération descend au-dessous de 45 secondes, c’est qu’il y a excès de gomme. On s’en apercevra du reste à l’aspect de la couche qui sera irrégulière, traversée de stries et de marbrures. On ajoutera alors un peu de bichromate.
Si (comme il est plus probable, étant donné que, par système, nous avons mis peu de gomme dans le mélange), l’opération peut se prolonger plus de 5o ou 55 secondes, c’est que la gomme est en proportion trop faible; l’image produite par une telle couche pourra être assez bonne, mais elle sera moins belle d’aspect qu’une autre provenant d’une couche plus riche en gomme; nous ajouterons donc un peu de gomme.
La main une fois exercée sera dans tout cela un guide très sûr.
Regardez alors la couche, elle devra apparaître fine et non pas noir cirage, mais gris très foncé, presque noir. Présenté à une fenêtre, le papier devra offrir une certaine transparence, analogue à celle des papiers Artigue ou Fresson. Si la couche n’est pas assez foncée de ton, on introduira un peu de noir de bougie.
Le mélange ayant été ainsi modifié, l’opérateur couchera une seconde feuille qu’il étudiera de même; puis une troisième, en ajou-
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tant chaque fois de la gomme, et, parallèlement, de la couleur de façon à donner au ton une même intensité, gris foncé.
A un certain moment, la couche dont la résistance aura cru progressivement se montrera tout à fait rebelle; la main en aura la sensation très nette. La bonne proportion de gomme est dépassée. Arrêtonslà notre fabrication.
Séchage. — Les feuilles préparées ont été mises à sécher dans le cabinet noir; au bout de i5 à 3o minutes, elles sont prêtes à l’usage. Les passer rapidement, si le temps est humide, au-dessus d’une lampe pour rendre le papier presque craquant. Nous allons maintenant les mettre sous châssis.
Exposition sous Châssis. — Avant de mettre sous châssis, prendre le cliché et le regarder attentivement par transparence; plus tard on le comparera aux trois ou quatre clichés types pour lesquels on connaît la durée d’exposition. Cet examen doit être attentif, car un léger voile a une très grande influence.
Cette durée d’exposition sera traduite en degrés photométriques. Le degré Artigue a des durées très variables suivant les saisons; de 3 minutes à midi fin juin à l’ombre, il monte en décembre à 40 et 60 minutes. Un cliché très transparent, qui demande 2 degrés, devra donc être exposé 6 minutes en juin, une heure et demie à deux heures en décembre.
Tout ceci, le débutant le constatera plus tard; en attendant, le voilà en face d’une demi-douzaine de feuilles, dans lesquelles il a fait varier la proportion de gomme ; par suite, couvertes de couches d’épaisseur croissante et de sensibilité décroissante. Que va-t-il faire? Essayer la première feuille et la tâter.
Sous un cliché transparent, une feuille couverte d’une couche mince et peu chargée en pigment, exige 'pour l’impression de 1 à 2 degrés Artigue. Prenons 1 degré et demi. Impressionnons et dépouillons ensuite la feuille dans l’eau à température normale. L’opérateur
va se trouver en face d’une série de phénomènes qu’il devra observer et noter attentivement.
Mise à l’eau du Papier impressionné. — Le papier impressionné est mis face en dessus dans une cuvette d’eau qu’on balance pour faire partir les bulles. Au bout de quelques minutes on enlève le papier et on le met à flotter, face colorée en dessous , dans une cuvette d’eau propre. Appuyer à plusieurs reprises sur le dos du papier, et balancer légèrement la cuvette deux ou trois fois pour chasser les bulles.
Dans cette position, l’image se dépouillera automatiquement en un temps variable suivant la durée d’exposition et suivant la date de fabrication du papier.
Ici, notre papier étant frais, nous constaterons les phénomènes suivants : dès que le papier est mouillé, l’image, négative, se montre très visible par réflexion et aussi par transparence. Puis elle s’efface en quelques instants, le coulage commence à se manifester et l’image, positive cette fois, se dessine.
La durée du dépouillement va dépendre de la température de l’eau et de la durée de l’impression.
Nous n’utiliserons dans notre essai que l’eau froide. Dans ces conditions, l’épreuve, mise à flotter, se dépouillera :
En une demi-heure, ou moins, s’il y a sous-exposition marquée; dans ce cas l’image pourra être grise;
En une heure, s’il y a sous-exposition légère; l’image sera généralement très bonne;
En une heure et demie ou deux heures, si l’exposition est correcte.
Si l’image n’est pas faite en deux heures, il y a surexposition marquée.
Donc, au bout d’une heure au plus, l’opérateur va acquérir une première notion assez précise sur la durée exacte d’exposition qui eût convenu à la première feuille.
Supposons que l’exposition donnée : i degré et demi, soit jugée un peu forte. Elle pourra convenir à la seconde feuille, plus chargée,
par suite moins sensible. Nous donnerons à cette seconde feuille la même durée d’impression; puis nous observerons la façon dont elle se dépouille automatiquement.
Nous impressionnerons ainsi toute notre série de feuilles en augmentant un peu pour chacune d’elle la durée d’exposition, exposant la dernière qui est la plus chargée, pendant 3 degrés par exemple.
Cette suite d’opérations nous aura permis de faire de nombreuses observations; nous aurons constaté la régularité et la rapidité, plus ou moins grandes, du dépouillement dans l’eau froide, l’action de l’eau chaude, etc.
Après séchage, nous noterons les changements survenus ; telle épreuve sera un peu enterrée, telle autre 'moins...
Nous saurons donc, approximativement, quelle couche était la meilleure et le temps d’exposition qu’elle exige sous notre cliché d’essai.
Le lendemain, fort de ces acquisitions, nous nous efforcerons d’obtenir, après une ou deux feuilles d’essai, un mélange normal quant à la proportion de gomme et de couleur. Nous coucherons avec ce mélange plusieurs feuilles que nous exposerons sous le cliché étudié pendant des durées variables, choisies en deçà et au delà de la durée estimée juste. Nous constaterons ainsi l’influence de la durée d’impression sur le dépouillement, sur l’aspect de la matière pigmentaire séchée...
Est-il besoin de dire que', pendant toutes ces expériences, on devra utiliser le même papier, par exemple le Canson B Crayon?
Ces quelques jours, sacrifiés à de tels essais systématiques et judicieusement conduits, en apprendront plus à l’opérateur que des mois de manipulations arbitraires. Et surtout, comme nous le disions plus haut, que le néophyte ne se contente pas d’un à peu près, d’une première image approximative. S’il agit ainsi, il est perdu ; il ne se perfectionnera plus, tel un enfant arrêté dans sa croissance, et inondera désormais le marché photographique de 'gommes ratées et sans mérite. Le procédé à la gomme ne supporte pas la médiocrité; si les images qu’il donne ne sont pas belles, elles sont affreuses.
Observations pratiques. — Voici, pour terminer, quelques directives et quelques faits d’expérience : comme nous l’avons vu, le problème consiste ;
A faire un mélange suffisamment gommeux sans l’être trop, suffisamment chargé en couleur sans l’être trop;
A l’appliquer sur le support de façon à avoir une couche régulière, suffisamment fine sans l’être trop;
A donner à l’exposition du papier sous châssis une durée juste, c’est-à-dire une durée qui produise sur la couche l’effet cherché, la laisse molle si on veut des coulés, plus dure et plus résistante, si l’on ne veut pas de coulés, très dure et très résistante si on veut faire intervenir dans le dépouillement une action de friction. En thèse générale, — c’est notre avis, — cette durée doit être telle que le dépouillement d’ensemble puisse toujours se faire par simple dissolution, l’intervention de l’agent de frottement étant réservé à des actions localisées.
La solution de gomme étant faite à 40 ou 5o 0/0, entrera d’ordinaire dans le mélange dans une proportion variant entre : gomme 2, bichromate 1, et gomme 4, bichromate 1, suivant l’ancienneté de la solution. C’est le contrôle de la main qui réglera cela ; la main devra nettement sentir une résistance au couchage, mais devra aisément en triompher.
L’œil, pour les tons noirs, indiquera la proportion de couleur; la couche après séchage devant être gris foncé, un ton au-dessous du noir. Il est beaucoup plus difficile de régler la couleur dans le cas des bistres ou des rouges.
C’est la main qui réglera l’épaisseur de la couche. Avec un même mélange elle peut, en effet, suivant l’énergie de son action, créer une couche plus ou moins fine; celle-ci sera rendue plus fine également si on change deux ou trois fois les pinceaux plats servant de pinceaux de décharge et de finissage. L’action de la main devra être, au début du couchage, ferme sans brutalité, puis diminuer à mesure que la couche fait prise. Il ne faut pas violenter la couche.
La durée d’exposition dépend de l'effet qu’on désire obtenir et est