‹ Les procédés d'exportation du commerce allemandChapitre 6 sur 28 · OH)SNPU, PUN [PUB AN] HUE · texte numérisé non relu

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On trouvera ci-contre un tableau de ces banques avec l'année de leur fondation, leur capital, le nombre de leurs suecursales et l'indication du ou des établissements de la métropole auxquels elles se rattachent.

Pour ce qui est de la marine marchande, sujet mieux connu, nous serons plus bref. L'importance des transports maritimes est, pour l'Allemagne, tout à fait primordiale. D'après le mémoire publié en 1905 par le Reichsamt der Lanern, sur l'évolution des intérêts maritimes de l’Allemagne pendant la dernière décade, la part du commerce maritime dans le commerce spécial, était en 1894 de 66 0/0, en 1904 de 70 0/0 ; l'exportation par mer, à ces deux dates, de 61,6 et 64,6 0/0. En 10 ans, ie commerce maritime à passé de 4,9 milliards à 8,5 milliards de marks, en augmentation de 75 0/0, tandis que le commerce extérieur par terre n’augmentait que de 48 0/0.

De 1893 à 1903, le pavillon allemand vit sa participation augmenter dans les transports nationaux de 52 à 59 0/0, dans les transports d'outre-mer de 69 à 79 0/0 (1).

L'on sait la puissance et les progrès incessants des grandes entreprises de navigation de Brême et. de Hambourg ; elles ont,grâce à léur puissance capitaliste, entouré le monde d'un réseau de lignes qui se complètent de jour en jour, donnant ainsi aux Allemands la possibilité de transports réguliers que facilite encore l'entente des lignes de navigation avec l’administration des chemins de fer.

Reste le troisième élément constitutif de l'outillage commercial : le commerce proprement dit.

(1) Cf. Die Entwicklung D. Seeinteressen im letzten lahrzent, pp. V. et VI.

Il s'appuie sur la marine et les banques qui lui prêtent une aide puissante et indispensable, mais il n’en reste pas moins la cheville ouvrière de l'exportation, car c’est lui qui assure la vente.

Quels sont les procédés qu'emploient les Allemands dans ces opérations de vente ? Qui est-ce qui vend et comment vend-on? telles sont les questions auxquelles nous voudrions répondre dans cette étude.

La première partie aura pour objet l’organisation commerciale. L'on montrera quelles institutions suppose la vente à l’étranger, et comment elles ont été réalisées en Allemagne. Le premier chapitre est consacré aux intermédiaires : maisons d'exportation et agents.

L'on y étudiera la manière dont ils assurent la connaissance de la clientèle mondiale et le contact avec elle. Pour la clarté de l'exposition, l’on indiquera d’une façon tout à fait objective la manière dont ils conçoivent eux-mêmes leur rôle et ce qu’ils ont fait pour le remplir

Ce premier chapitre est écrit avec des matériaux recueillis presque exclusivement à Hambourg, et se rapportant à cette ville. Nous croyons avoir légitimement agi en concentrant notre attention sur la grande place Hanséatique : son ancienneté et son importance justifient notre choix. Brême, par son commerce de tabac et de coton,est surtout spécialisée à l'Amérique du Nord, de plus elle est un lieu de passage géographiquement moins indiqué à la production allemande ; Berlin joue un rôle considérable dans l'exportation des textiles, etses relations à l'extérieur s'étendent chaque jour; mais Hambourg seule a de longues traditions commerciales et des relations universelles, tant comme clients que comme fournisseurs. Nous montrerons comment il y a dans cette ville, par l'office des intermédiaires, une sorte de

mise en présence de la production allemande et du consommateur étranger.

Ayant ainsi exposé l’unique point de vue des intermédiaires, nous entendrons les producteurs dans les critiques qu'ils leur adressent ; et l’on verra les mesures qu'ils ont prises pour assurer la vente directe. L'association joue ici un rôle considérable ; l’on fera l'exposé sommaire des principales institutions qu’elle a permis de réaliser : ce sera l'objet du second chapitre.

Nous tâcherons alors de dégager des faits observés quel est à notre sens, dans les conditions actuelles, le rôle respectif des intermédiaires et des producteurs dans l'organisation commerciale de l'exportation.

Dans une seconde partie nous étudierons la mise en œuvre. Nous exposerons principalement d'après l’opinion de ceux qui les voient à la besogne : les consuls allemands, français et anglais, quels moyens les Allemands emploient en vue d'agir directement sur la clientèle et de l'attirer à eux. Nous diviserons ces moyens en deux catégories : la première comportant les procédés qui s'adressent à des collectivités, et visent la conquête d'un marché pris dans son ensemble ; la deuxième comprenant les procédés qui s'adaptent aux individus et qui permettent la conquête du client. C'est dans ce domaine qu'on a relevé à l'actif des Allemands, des méthodes auxquelles ils doivent en partie leur succès, méthodes qui d'ailleurs n'auraient pu, croyonsnous, être établies sans la coexistence des organisations étudiées dans la première partie.

En appendice nous traiterons deux questions qui ont en Allemagne provoqué de nombreuses polémiques et sont actuellement encore discutées : la création de chambres de

commerce à l'étranger et l'établissement d’un Office impérial de commerce (Reichshandelsstelle).

Cette étude a été faite à un point de vue strictement objectif, avec le seul souci d'observer et d'exposer les faits d'après la méthode réaliste. Notre but a été de montrer comment les Allemands, nécessairement poussés à une exportation croissante, ont pris les mesures nécessaires à sa réalisation.

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