ET GRAVÉ PAR A. DURER
Fac-similé gravé sur bois.
dans toutes les parties non dessinées; on recouvre donc l’envers et les marges de vernis au pinceau et on attend qu’il soit bien sec
La planche ainsi préparée est déposée horizontalement dans une cuvette plate de porcelaine ou de guttapercha contenant une quantité d’acide suffisante pour la recouvrir complètement. Quelques bouillonnements se produisent : leur intensité est proportionnelle à l’intensité de l’action chimique, c’est-à-dire de la morsure.
On arrête cette action en retirant la planche (les doigts sont protégés au moyen de doigtiers en caoutchouc) et en l’immergeant dans l’eau : puis on l’éponge au moyen de feuilles de papier buvard superposées.
Si l’on veut faire remordre certaines parties de la planche on protège les autres au moyen de vernis au pinceau, et dès qu’elle est sèche, on la plonge de nouveau dans l’acide. On peut ainsi lui faire subir plusieurs morsures partielles et successives. En principe, la gravure est faite. Il suffit de laver la planche à l’essence de térébenthine pour dissoudre le vernis qui la recouvre, puis de la porter à l’imprimeur. Encrée au tampon, puis essuyée avec soin pour que l’encre reste seulement dans les sillons creusés par l’acide, elle fournit l’épreuve qu’on lui demande.
Mais ce n’est là, le plus souvent, qu’une épreuve d’essai destinée à renseigner le graveur sur ce qu’il a fait et sur ce qu’il lui reste à faire.
GRAVURE A L’EAU-FORTE
Reprise des travaux.
On peut reprendre complètement la planche en la recouvrant de vernis blanc, masquer les travaux déjà effectués; ce vernis, étalé au rouleau, ne pénètre pas dans les sillons creusés par la morsure; il est donc facile de revoir le travail accompli et de le compléter. Mais le temps des grandes morsures est passé; le vernis blanc s’écaille facilement, il ne garantirait pas suffisamment la planche contre les atteintes de l’acide. Si l’on juge qu’il y ait à ajouter des travaux très mordus, il est préférable de recouvrir la planche de vernis au tampon, comme au début. Le premier dessin sera complètement recouvert, mais restera assez visible pour qu’on puisse raccorder les travaux nouveaux aux anciens. La morsure ou les morsures successives qui suivront n’agiront, comme de juste, que sur ces travaux complémentaires.
Le vernissage au pinceau peut remplir le même office, dans le même cas de reprises portant sur toute la surface de la planche.
qui la protégera sans