‹ Les procédés de la gravureChapitre 33 sur 53 · MONTRE LOUIS XVI · texte numérisé non relu

MONTRE LOUIS XVI

Gravure sur bois.

Procédé de M. Vial. — Les procédés imaginés par M. Vial, en 1 86 3 , reposent: x° sur les précipitations

de métaux, 2° sur l’affinité des acides pour certains métaux à l’exclusion des autres.

Si, par exemple, on dessine sur une plaque de zinc avec une encre chargée de sulfate de cuivre, il est facile de la transformer en cliché en relief, car cette mince couche de cuivre protégera suffisamment le dessin pour qu’il reste intact quand on fera mordre la plaque dans un bain d’acide nitrique faible. On peut employer de même une encre à base de mercure sur plaque de cuivre, à base d’or sur plaque d’argent, et faire mordre, en creux ou en relief, par des acides appropriés.

M. Vial, partant des deux principes énumérés plus haut, est parvenu à reproduire d’anciennes gravures. On trempe l’estampe que l’on veut transporter sur zinc dans une solution de sulfate de cuivre; le liquide ne pénètre que dans les parties blanches du papier. L’épreuve ainsi humectée est appliquée par son recto sur la planche de zinc, et soumise à une pression uniforme. La réaction se produit aussitôt : le cuivre métallique se dépose sur la plaque, ne laissant à nu sur le zinc que le tracé des lignes de l’image qui n’ont pas été imprégnées de la dissolution. Ce dépôt métallique effectué, on rentre dans les conditions ordinaires de la gravure au moyen des acides.

Ce procédé donne lieu à d’autres manières d’opérer sur lesquelles nous croyons inutile d’insister. Il présente un inconvénient assez grave, c’est que la gravure originale souffre beaucoup de ces manipultations.

Procédés Dulos. — Ces procédés, inventés en 1864, sont basés sur les phénomènes de capillarité. Si l’on

GRAVURE EN RELIEE.

couvre de mercure une planche de cuivre argenté sur laquelle on a fait déposer une couche de fer après y avoir tracé un dessin à l’encre ou au crayon gras, le mercure s’élève en saillie sur le tracé du dessin, qui, l’encre

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